Pamphile est une sorcière, l'un des personnages du roman d'Apulée, Métamorphoses.

Étymologie

Son nom est composé du grec ancien pan qui signifie tout et de philos qui signifie ami. Il s'agit peut-être en l'occurrence d'annoncer la nymphomanie du personnage.

Apparition dans le roman

Elle apparaît à la fin du livre I. Lucius, le personnage principal dont le roman relate les aventures, se rend pour affaire en Thessalie, au nord de la Grèce. Il doit loger chez Milon, un usurier avare d'Hypata. Pamphile est la femme de ce dernier. C'est elle qui fabrique l'onguent avec lequel il se transformera par erreur en âne.

Portrait

Portrait social

Elle est la femme d'un homme riche mais avare, Milon. Elle est thessalienne. Elle n'a qu'une domestique, Photis. Elle habite la ville d'Hypata, présentée ailleurs comme la capitale de la Thessalie. Elle n'a pas d'enfants. (Livre I, 21, 1 et sq., traduction Désiré Nisard, 1860.)

On dit du mal d'elle et de son mari, mais pas pour les mêmes raisons. Lui est mal considéré par une aubergiste car il est usurier et avarelivre I,21,5, elle, par un barbier en raison de ses pratiques magiqueslivre III,16,4. Une parente de Lucius, Byrrhène, que ce dernier a rencontrée à Hypata, l'avertit en ces termes : (Livre II, 5, 2, traduction Désiré Nisard, 1860.)

Portrait physique

Il n'y a aucune description physique du personnage chez Apulée mais on peut supposer qu'elle a des attraits puisque la possibilité d'une liaison amoureuse est envisagée pour être aussitôt déconseillée par Byrrhènelivre II,5 puis par Luciuslivre II,6 lui-même plus loin dans le texte.

Portrait moral

Elle apparaît comme obéissante, réservée et courtoise au débutlivre I,22 et sq. du récit : sur l'ordre de son mari, elle laisse sa place près de Milon à Lucius qui vient d'arriver et demande l'hospitalité.

Elle fait peur à Photis, sa domestique, et elle la bat : (Livre III, 16, 7, traduction Désiré Nisard, 1860.)

Byrrhènelivre II,5,2 et Photislivre III,15,8 mentionnent ses penchants pour les jeunes hommes.

Pouvoirs

Lucius se méfie de son regard : (Livre II, 11, 5, traduction Désiré Nisard, 1860.)

Elle prévoit le temps : (Livre II, 11, 6, traduction Désiré Nisard, 1860.)

Elle connaît les principes de magie sympathiqueFrazer, Le Rameau d'or, t. 1 : Le roi magicien dans la société primitive (1890), chap. 3, trad., Robert Laffont, "Bouquins"., décrits par Frazer, ethnologue anglais, ou magie de contact, qui permettent d'agir à distance sur autrui : (Livre III, 16, 3, traduction Désiré Nisard, 1860.)

Elle a le pouvoir d'animer : (Livre III, 17 et sq. traduction Désiré Nisard, 1860.)

Lucius l'observe se métamorphoser en hibou à l'aide d'un baume et d'une incantation : (Livre III, 21,4, traduction Désiré Nisard, 1860.)

Les personnages qui parlent d'elle lui attribuent de nombreux autres pouvoirs : (Livre III, 15, 7, traduction Désiré Nisard, 1860.)

Références

Voir aussi Liens externes Texte intégral en traduction française Le texte intégral en latin Traduction italienne et illustrations du XVIe Illustrations du XVIIIe

Articles connexes Sorcellerie Sorcier Magie (surnaturel)

Catégorie:Magicien de l'Antiquité