Jean-Simon Voruz (né le à Nantes et mort le au château de Briord à Port-Saint-Père) est un industriel et homme politique français.

Biographie Jean-Simon Voruz est le fils de Jean-Samuel Voruz, fondeur (frère de Louis Voruz), et de Jeanne-Magdelaine Collet (fille d'André-Toussaint Collet et de Julienne Ordronneau).

Ingénieur civil et maître de forges à Nantes, il accomplit un tour de France à la fin de la Restauration, à la manière des Compagnons. Il en profite pour rendre visite à sa famille en Suisse. Jean-Simon Voruz rentre à Nantes au début de l'été et reprend, avec son frère aîné Pierre Samuel (1806-1830), la direction de l'entreprise de son père, décédé.

Lors des Journées révolutionnaires de juillet, Jean Simon est légèrement blessé lors d'une manifestation « place Louis XVI » (devenue depuis place Maréchal-Foch) à Nantes le , mais son frère Pierre Samuel, atteint plus gravement, meurt quelques jours plus tard le à l’hôtel-Dieu de la villeCimetière Miséricorde - Le monument de 1830. Ce dernier sera l'une des dix victimes tuées lors de cette tragédie qui seront inhumées au cimetière Miséricorde dans lequel un monument sera érigé en leur mémoire.

Un an avant cet événement, les Voruz avaient réuni en un seul lieu les divers ateliers qu'ils exploitaient auparavant. C'est dans le quartier de l'actuelle place Mellinet qu'une véritable usine, capable de fondre le cuivre et le bronze, a été édifiée sur de terrain. Elle comporte 12 fourneaux et des ateliers annexes, à l'image de la menuiserie où l'on fabrique les modèles en bois.

À la création du Conseil des Prud'hommes de Nantes, il en devient le premier président, de 1841 à 1849. vignette|gauche Élu membre de la Chambre de commerce de Nantes de 1845 à 1856 puis de 1861 à 1867, il en est membre du bureau en 1852 et en devient président de 1865 à 1867

Naturalisé français en 1848, il est élu conseiller municipal de Nantes la même année. Il siégera au conseil municipal jusqu'en 1865, devenant l'adjoint des maires Colombel et Favre.

En 1854, il rajoute une fonderie de fer à ses activités et l'installe dans un nouveau site sur une des îles de la Loire. L'usine se développe et atteint plus de ouvriers.

Le , il est élu, comme candidat officiel, député de la de la Loire-Inférieure par voix sur votants, face à Alphonse Cézard.

Voruz prend place dans la majorité dynastique et vote avec elle jusqu'aux élections générales de 1863.

En 1876, il est nommé consul de la Confédération suisse par le gouvernement.

Il était chevalier de la Légion d'honneur (1861), de l'ordre de Dannebrog (1866) et de l'ordre du Christ (1868).

Une rue de Nantes fut nommée en son honneur sur l'île de Nantes en 2008. Une précédente « rue Jean-Voruz » avait existé sur le site des anciens chantiers Dubigeon (actuel parc des Chantiers) avant de disparaitre lors d'aménagements successifs.

Distinctions 50px|Ordre du Christ Chevalier de l'ordre du Christ

Notes et références

Sources

Yves Rochcongar, Capitaines d'industrie à Nantes au , éditions MeMo, Nantes, 2003. Émilien Maillard, Nantes et le département au : littérateurs, savants, musiciens, & hommes distingués, 1891. Jean-Pierre Sauvage, Jean Simon Voruz, industriel et homme politique, Revue Histoire Mémoires locales, départementales, régionales, publiée par la mémoire et la recherche historique locale de Saint-Herblain, cinquième année n°9, premier semestre 1998, pages 33 à 42.

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