Au piano est un roman de Jean Echenoz paru le aux éditions de Minuit.

Résumé Max Delmarc est un pianiste célèbre mais angoissé, qui souffre d’une extrême timidité et d'une peur panique de la scène. Malgré son talent reconnu, il vit dans une solitude marquée par un amour inavoué pour une femme qu'il n'a jamais osé aborder. L'histoire prend une tournure inattendue lorsque Max meurt accidentellement et découvre une forme d'au-delà qui ressemble étrangement à une continuation terne et bureaucratique de la vie terrestre.

Analyse du titre Roger Godard, Itinéraires du roman contemporain, éditions Armand Colin, 2006.

Utilisation des noms propres Max Max est un grand homme, un grand pianiste virtuose. Cependant il est seul, victime d’alcoolisme, célibataire, angoissé. Ceci montre sa petite vie minable. Max est le surnom de Maxime ; or Maxime vient du superlatif latin maximus signifiant « le plus grand ».

Lors de sa mort, à la deuxième partie du roman, il change de personne, d’identité : il ne s’appelle plus Max mais Paul. Et Paul, en latin, vient du mot paulus qui veut dire « faible ». On peut alors en conclure que c’est un homme faible, misérable.

Néanmoins, il était déjà faible dans sa vie antérieure : Max était petit dans sa vie quotidienne. Paul est donc l’image de son ombre, Max ; Paul est le fantôme de Max. On peut donc en retenir que Jean Echenoz joue avec les noms : Max (grand) est en opposition avec Paul (petit).

Christian Béliard Dans ce nom, réside aussi une opposition. « Béliar » est un nom donné au diable dans des textes au début de l’ère chrétienne. De plus, Béliard a aussi une origine germanique qui si exprime « l’homme brutal ».

Toutefois, Christian est un nom d’origine grecque : krystos qui qualifie « le Messie » Ce personnage est donc double ; parfois il peut être sympathique, parfois il peut être diabolique. On constate encore une dissonance entre Christian (Christ) et Béliard (diable).

À la fin du roman, on sait qu’il recherche Rose, tout comme Max ; là, apparaît un point commun entre Christian Béliard et Max. Quoiqu'il soit vu comme le diable qui a volé l'amour de Max.

Rose Rose est un nom latin qui signifie, évidemment, la rose. Elle est un symbole de la femme aimée, l'amour idéal et non l'amour charnel. Et justement, Max aime cette femme ; c'est pourquoi Jean Echenoz a décidé de la nommer Rose.

Éditions Les Éditions de Minuit, 2002, .

Notes et références

Lien externe Au piano sur le site des éditions de Minuit.

Catégorie:Roman français paru en 2003 Catégorie:Roman de Jean Echenoz