Casus Belli est un magazine francophone créé en 1980 traitant du jeu de rôle, du wargame (à ses débuts), du jeu de rôle grandeur nature, du jeu sur internet et de la « culture de l'imaginaire ».

Selon les époques, il fut bimestriel ou mensuel.

Le nom du magazine est tiré de la locution latine « casus belli » et fait référence aux jeux de guerre (wargames) qui étaient prépondérants dans la sphère ludique à ses débuts.

Historique +Éditeurs de Casus Belli à travers les époques Époque Années Éditeur 1 1980–1982 FFJSST, puis François Marcela-Froideval 1bis 1982–1999 Excelsior Publications 2 2000–2006 Arkana Press 3 2010–2011 Casus Belli Presse 4 2011–2026 Black Book Éditions

Première époque (1980-1999) 330px|left|vignette|Logo de Casus Belli, première époque, avec l'accroche telle qu'elle apparaît à partir du et ce jusqu'au ; la police du logo subit une modification à partir du . Casus Belli est créé par François Marcela-Froideval (qui sera notamment plus tard le scénariste de la bande dessinée Chroniques de la lune noire), qui venait d'être embauché comme « ludologue » chez Jeux Descartes. Froideval avait fondé quelque temps auparavant la Fédération française des jeux de simulation stratégique et tactique (FFJSST), le magazine Casus Belli devant être l'outil de communication de cette association loi de 1901. Il recrute pour la circonstance un jeune illustrateur et maquettiste, Didier Guiserix, avec qui il réalise ensuite des jeux en encart dans le magazine Jeux & Stratégie (appartenant également au groupe Excelsior Publications).

Le premier numéro de Casus Belli paraît en France en . Les premiers numéros sont tous sous-titrés Pour les 30 premiers numéros puis sous-titre remplacé par le suivant à partir du 31 de février-mars 1986. avec la mention sur la couverture des jeux (ou types de jeux) mis en avant (Pour les six premiers numéros, à l’exception du deuxième où c’était juste écrit .). À partir du numéro (mars-), cette mention est remplacée par , puis à partir du numéro (octobre-) par Site web « Magazines :\>Abandonware, le site des anciennes revues informatiques ». Liste de couvertures de Casus Belli..

Le deuxième numéro parait sept mois après le premier, la parution est ensuite trimestrielleAnnoncé comme trimestriel sur la couverture du premier numéro, il n’adoptera toutefois le rythme de parution d’un numéro tous les trois mois qu’à partir du deuxième numéro. puis bimestrielle à partir du septième numéro. Le magazine a une pagination de 32 pages en noir et blanc avec une couverture en papier glacé et est vendu à l'unité au prix de (environ ). Tiré à seulement exemplaires, il n'est disponible que dans certaines boutiques de jeu (parmi lesquelles, notamment, Jeux Descartes et L'Œuf cube) mais n'apparaît pas en kiosque.

Deux ans plus tard, le magazine finit par trouver son créneau, plus d'ailleurs parmi les rôlistes que parmi les belliludistes (wargameurs) auxquels il était pourtant plus particulièrement destiné au départ. Froideval .

Le magazine prend son envol, les premiers numéros devant finalement être réédités. Alors que Jeux & Stratégie prospère, le groupe qui l'éditait commença à regarder avec intérêt du côté de Casus Belli. Il était d'autant plus fondé à le faire, que Casus était entièrement conçu dans ses locaux par au moins deux de ses employés.

L'affaire se conclut par la revente du magazine pour à Excelsior Publications. Casus Belli () sort sous ce nouvel éditeur. Par la suite, Froideval part pour les États-Unis collaborer avec l'auteur Gary Gygax à des suppléments du jeu Advanced Donjons & Dragons ; Didier Guiserix est alors promu rédacteur en chef à sa place . Le journal est enfin distribué en kiosque.

Casus Belli connaît sa période la plus faste entre 1985 et 1992, période qui voit « l'âge d'or » du jeu de rôle en France. En effet, au début des années 1990, une étude indépendante sur les habitudes des Jeunes Instruits (secondaire et premier cycle) mentionnait Casus Belli en le créditant de lecteurs.

Mais, à la fin des années 1990, la mauvaise santé du marché du jeu de rôle fait que le magazine devient déficitaire. En 1999, le propriétaire Excelsior Publications met fin à l'aventure Casus Belli avec le .

Cadres de campagne Au cours de son histoire durant sa première époque, le magazine Casus Belli publie plusieurs cadres de campagne pour les jeux de rôle, et suiv. :

Alarian est republié en 1991 dans le . Il deviendra le cadre de campagne du jeu Héros et Dragons (Black Book Éditions, 2018)..

Une version consolidée de Laelith est publiée dans le (1990). Une évolution, Laelith 20 ans après, est publiée dans un numéro hors série de la époque (2000). Une nouvelle version est publiée sous la forme de deux livrets (Laelith, la Cité mystique, 400 p. ; Guide pratique de Laelith, +100 p.) et forme un cadre de campagne pour Héros et Dragons et Chroniques oubliées fantasy (Black Book Éditions).

Dans le SangDragon (1994), plusieurs cadres de campagne sont rassemblés sur une même carte.. Ils sont également intégrés dans le monde des Terres d'Osgild (cadre de campagne pour Héros et Dragons, Black Book Éditions, 2018)..

Numéros hors-série

Deuxième époque (2000-2006) 250px|left|vignette|Logo de la deuxième époque. Le titre Casus Belli est alors repris par Arkana Press, société de presse dont le directeur de publication est Frédéric Weil, par ailleurs dirigeant de Multisim.

Le de la nouvelle série est publié en . La nouvelle accroche du magazine est , dénotant ainsi une approche pluri-sectorielle destinée à ouvrir les rôlistes à d'autres horizons et marquer la place du jeu de rôle au carrefour de plusieurs cultures.

Après la liquidation judiciaire de Multisim, prononcée le et annoncée dans le du magazine, celui-ci voit le départ d'une grande partie de ses contributeurs. La rédaction de Casus Belli devint alors collégiale, et seule la rédactrice en chef demeure salariée d'Arkana Press, les autres collaborateurs du magazine étant tous sous le statut de pigistes. Ce poste est ensuite supprimé en , et la pagination du magazine diminuée de 84 à 68 pages.

En , Arkana Press publie le dernier numéro, Casus Belli et annonce son désir de revendre le titre.

Numéros hors-série

Troisième époque (2010-2011) 250px|left|vignette|Logo de la troisième époque. Le , une nouvelle société, Casus Belli Presse, est créée par Tristan Blind et Stéphane Gallot dans le but de relancer le magazine Casus BelliCasus Belli, prise 3, Guide du rôliste galactique, 17 juin 2010, lire en ligne (consulté en ligne le 18 juin 2010)...

Le de cette troisième série paraît en . Le magazine était (théoriquement) mensuel, sa couverture portant un dessin couleur sur un cadre noir et blanc, avec une pagination de 76 pages en couleurs.

À ses débuts, cette nouvelle version de Casus Belli connaît plutôt une bonne période. Le deuxième numéro sort en et le troisième en . Mais, par la suite, le magazine doit faire face à des difficultés financières. Le quatrième numéro ne paraît qu'en et le dernier (le ) en mars. En , la mort du magazine est annoncée, mais il ressuscite sous la forme d'un mook (magazine-book).

En , la société Casus Belli Presse est placée en liquidation judiciaire..

Quatrième époque (depuis 2011) 250px|left|vignette|Logo de la quatrième époque. Le du nouveau Casus Belli quatrième série est daté de novembre/ et Didier Guiserix« 11 juillet 2011 - Casus Belli : mort et résurrection », legrog.org (consulté le 18 mars 2019). et Stéphane Gallot sont les co-rédacteurs en chef. Le magazine, édité par Black Book Éditions (société basée à Lyon), est disponible sous forme papier ou fichier pdf dans les boutiques de jeu et les librairies.

Le magazine publie la deuxième édition des Chroniques oubliées, une version simplifiée du d20 system en tant que « système de jeu simple générique et complet »..

À la fin de l'année 2012, Stéphane Gallot quitte l'équipe rédactionnelle, remplacé à partir du par Raphaël Bombayl. (ancien rédacteur en chef de l'éphémère Black Box.). Le rédacteur en chef actuel est Marc Sautriot..

Le , la rédaction de Casus Belli annonce via un communiqué sur le site de Black Book Éditions que le numéro 50 sera le dernier de la quatrième époque....

Numéros hors-série

Accueil critique En 1996, Le magazine polonais dédié aux jeux de rôle trouve la conception graphique de Casus Belli remarquable, avec une grande utilisation de la couleur et des illustrations, et apprécie la portée internationale de sa couverture de l'actualité.. En 2001, Dans son ouvrage Jeux de rôles, jeux vidéo, multimédia Laurent Tremel décrit les débuts du magazine comme étant amateurs, rappelant les fanzines, avant son passage à un format plus grand, qu'il considère comme plus professionnel.. En 2012, Slate décrit Casus Belli comme un vénérable magazine français de jeux de rôle.. En 2018-2019, Di6dent qualifie le magazine de magnifique et apprécie la variété des modules d'aventure qu'il publie., tout en notant que son calendrier de publication implique que la section des actualités contienne parfois des nouvelles obsolètes..

Collaborateurs associés à Casus Belli

Notes et références

Voir aussi Sources externes

(Tristan Lhomme, Arnaud Cuidet, Vincent Kaufmann et Didier Guiserix)

Articles connexes Les Aventures de Kroc le Bô, une série humoristique parue dans le magazine. Laelith, ville imaginaire.

Liens externes Sommaires des Casus Belli première époque [archivé sur archive.org], sur le site de la Fédération Française de Jeu de Rôle Casus Belli quatrième époque, sur le site de l'éditeur, black-book-editions.fr Notice bibliographique Casus belli : magazine de simulation stratégique / Fédération des jeux de simulations stratégiques et tactiques | BnF Catalogue général - Bibliothèque nationale de France », catalogue.bnf.fr Galeries de couvertures première, deuxième, troisième et quatrième époque

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