La Peugeot 505 est une automobile de la marque Peugeot produite entre et à . Son design extérieur est l’œuvre de Pininfarina et le design intérieur est signé Paul Bracq. Elle a été présentée officiellement en .
Histoire Grande berline de la gamme Peugeot, la 505 est la remplaçante de la 504, qui avait obtenu un grand succès commercial et dont elle reprend la plate-forme. En substance, la 505 est une 504 modernisée et partiellement remotorisée, deux ans après la 305 en 1977.
Dernière berline à propulsion de la marque, elle a existé avec des moteurs essence et Diesel, en berline ou en break (finition Break ou Familiale ), ce dernier ayant servi de base pour des transformations en ambulance, en 4x4 (versions Dangel à partir de 1986) ou en Pick-up double cabine (Gruau). Des versions coupé et cabriolet furent étudiées, mais en restèrent à l'état de prototype en raison de la crise économique et du retrait de Peugeot des États-Unis.
La 505 est connue pour sa fiabilité et sa robustesse, certains exemplaires ayant dépassé les , et même en Afrique! Au début de sa carrière, en 1980, Peugeot vend 505 Diesel aux villes de New YorkEn 1981, 505 circulent à New York selon L'argus du 4 juin 1981. et de Los Angeles, avant qu'il ne devienne quasiment impossible d'exporter des véhicules Diesel aux États-Unis. Sur le marché nord-américain, la 505 connaîtra un certain succès de niche, atteignant un pic de ventes de en 1984 ; cependant, les chiffres ne firent que s'éroder par la suite, écartant l'espoir d'une réelle percée commerciale. Le modèle ne fut pas aidé en cela par son classement en dernière position à une série de crash-tests, en 1989. Peugeot se retirera finalement d'Amérique du Nord en 1991. gauche|vignette|Planche de bord des premières versions. En 1983, Peugeot fait appel à Porsche afin de préparer, pour la 505, une version turbo-essence du bloc Simca-Chrysler monté sur les Talbot Tagora et Talbot-Matra Murena (moteur N9T). La 505 Turbo Injection était reconnaissable à sa peinture spécifique bi-ton et à ses jantes de même style que celles des 604 STI et coupé 504 V6. D'abord commercialisée en version (qui était très gourmande en carburant), elle fut suivie par une version plus économique car munie d'un échangeur. Pour cette version, fut également proposé un kit PTS (Peugeot-Talbot Sport) : il permettait au de développer . Ce kit était préparé par Danielson et nécessitait une mention complémentaire des Mines. Il était installé par les concessionnaires locaux, d'où un réglage parfois difficile à trouver, en fonction de la compétence locale des mécaniciens.
En , les 505 reçoivent une nouvelle planche de bord de style plus massif et plus moderne (toujours signée Paul Bracq), une calandre avant redessinée, des pare-chocs intégrés et des feux arrière façon 309 sur les berlines.
En 1986, le moteur de la 505 Turbo Injection passe à . Les versions V6 et V6 S (à l'équipement simplifié) équipées du V6 PRV à manetons décalés préparent la venue de la 605 V6, en servant de test pour l'implantation de ce moteur.
Cette même année, la 505 V6 bénéficie de l'ABS, la condamnation centralisée des portes à distance, quatre lève-vitres électriques et le toit ouvrant coulissant électrique, les rétroviseurs électriques et dégivrants et un régulateur de vitesse (si boîte automatique).
La 505 continue ensuite son chemin sans grandes modifications jusqu'à la fin de sa production. En France, la production s'arrête le après produits. La dernière 505 sortie des chaînes de Sochaux fut une 505 Break Familiale que le constructeur offrit au Musée de l'Aventure PeugeotPeugeot Magazine n°100 de 04/1992..
Après avoir été longtemps appréciées sur le marché africain, où elles sont maintenant supplantées par les Japonaises des années 1980 et 90, les commencent doucement à trouver leur place auprès des jeunes amateurs de voitures anciennes (catégorie des Youngtimer), notamment les versions Turbo Injection et, dans une moindre mesure, la déclinaison V6.
Motorisations La Peugeot 505 utilise la plateforme de sa devancière, la 504, dont elle reprend les motorisations sur les premières versions à carburateur (GR, SR) et Diesel (GRD, SRD). En revanche, sur les versions à injection (TI, STI et GTI), le bloc (puis ) en alliage (« moteur Douvrin ») produit par la société Française de Mécanique (coentreprise PSA/Renault), qui est aussi monté sur la Renault 20, est nouveau. La 505 Turbo Injection utilise enfin un autre 2,2 l, le moteur Simca-Chrysler à arbre à cames en tête, avec un bloc en fonte plus rigide pour supporter l'accroissement de pression interne due à la suralimentation.
Essence Finition/Version1.82.02.2Moteur4 cylindres en ligneCode moteurXM7XM7AXN1XN1AXN1AXN6XN6ZEJK 829BZDJKZDJL 851BZDJL 851YZDJL 851XCylindrée (cm3)1796197119952165Taux de compression8.8:18.35:19.2:19.2:19.8:19.8:18.8:1Puissance80 ch (59 kW) à 5500 tr/min90 ch (66 kW) à 5000 tr/min82 ch (60 kW) à 5000 tr/min96 ch (71 kW) à 5200 tr/min 100 ch (74 kW)108 ch (79 kW) à 5250 tr/min113 ch (83 kW) à 5000 tr/min98 ch (72 kW) à 5000 tr/min110 ch (81 kW) à 5250 tr/min117 ch (86 kW) à 5750 tr/min130 ch (96 kW) à 5500 tr/min130 ch (96 kW) à 5750 tr/min122 ch (90 kW) à 5000 tr/min 115 ch (85 kW)Couple en Nm142 N m à 2500 tr/min147 N m à 2750 tr/min158 N m à 2500 tr/min161 N m à 3000 tr/min169 N m à 3000 tr/min172 N m à 2750 tr/min157 N m à 3500 tr/min171 N m à 4000 tr/min186 N m à 3500 tr/min188 N m à 4250 tr/min188 N m à 4250 tr/min178 N m à 3500 tr/min0-100 km/hVitesse maximale156 km/h165 km/h152 km/h166 km/h175 km/h176 km/h178 km/h185 km/h178 km/hBoite de vitesseBV4 BV5 BVABV4 BV5 BVABV5 BVABV5 BVABV5 BVABV5 BVAAnnée1982-19831986-19911979-19811982-1983ModèlesBreak GLBerlines GL, GR, SX restyléesberlines GR, SR break GR, SRberlines GR, SR break GR, SRberlines TI, STIberline STIGTIGTI
XM7 1,8 l 82 ch : Break GL (Année Modèle 1982-83) XM7A 1,8 l 90 ch : berlines GL, GR et SX, à partir du restylage de 1985 (A.M. 1986-91) XN1 2,0 l 96 ch : berlines GL, GR, SR (A.M. 1979-83), Break GL (A.M. 1984-85), Familial GL (A.M. 1985), Break GR, Fam./Fam. GR (A.M. 1982-85), Break SR (A.M. 1982-85) et Fam. SR (A.M. 1984-85) - Option boîte 5 vitesses (BV5) ou automatique (BVA) - XN1A 2,0 l 100 ch : berlines GL, GR, SR (A.M. 1984-85) et SX (A.M. 1985) - Option BV5 ou BVA - XN1A 2,0 l 108 ch : berlines GR, SR (A.M. 1986-88), ST (A.M. 1989), Break GL, Fam. GL (A.M. 1986-90), Break SX, Fam. SX (A.M. 1991-92), Break GR et Fam. GR (A.M. 1986-90) - Option BVA - ZEJ 2,0 l 110 ch injection : berlines TI et STI (A.M. 1979-81) - Option BVA - ZDJ 2,2 l 117 ch injection : berline STI (A.M. 1982-83) - Option BVA - ZDJ-L 2,2 l 130 ch injection : berlines GTI (A.M. 1984-89), GTX (série spéciale), Break GTI et Fam. GTI (A.M. 1986-89) - Option BVA - ZN3J 2,8 l V6 170 ch injection : berlines V6 (A.M. 1987-89) et V6 S (A.M. 1988-89) - Option BVA - N9T 2,2 l turbo 150 ch : berline Turbo Injection (A.M. 1983-84) N9TE 2,2 l turbo 160 ch : berline Turbo Injection (A.M. 1984-85) N9TEA 2,2 l turbo PTS 200 ch : berline Turbo Injection (A.M. 1984-85) N9TEA 2,2 l turbo 180 ch : berline Turbo Injection, à partir du restylage de 1985 (A.M. 1986-88). N9TEA 2,2 l turbo 200 ch (1989) : berline sedan version US, quelques rares exemplaires.
Finition/VersionTurbo InjectionV6Moteur4 cylindres en ligne turbocompressé4 cylindres en ligne turbocompressé et échangeur air/air6 cylindres en VCode moteurN9TN9TEN9TEAZN3J 154FZN3J 154XCylindrée (cm3)21552849Alimentation en carburantBosch LH-JetronicBosch LH-Jetronic avec catalyseurTaux de compression7.5:18:110:19.5:1Puissance150 ch (110 kW) à 5200 tr/min160 ch (118 kW) à 5200 tr/min180 ch (132 kW) à 5200 tr/min200 ch200 ch170 ch (125 kW) à 5600 tr/min147 ch (108 kW) à 5000 tr/minCouple en Nm235 N m à 3000 tr/min245 N m à 3000 tr/min275 N m à 3000 tr/min235 N m à 4250 tr/min234 N m à 3750 tr/min0-100 km/h8,4Vitesse maximale200 km/h205 km/h210 km/h205 km/hBoite de vitesseBVM5BVM5 BVAMasse à vide (kg)1345Consommation (L/100km)12Année1983-19841984-19851985-19881984-198519891987-1989Modèlesberline Turbo Injectionberline Turbo Injectionberline Turbo Injection restyléeberline Turbo Injection kit PTSberline USberline V6 berline V6 S
Diesel Tous les moteurs sont à injection indirecte.
XD2 2,3 l 70 ch : berlines GRD, SRD (A.M. 1980-81) et Break GLD (A.M. 1982-83) - Option BVA - XD3 2,5 l 76 ch : berlines GLD (A.M. 1983-89), SXD (A.M. 1985-91), GRD (A.M. 1982-88), SRD (A.M. 1982-83), Break GLD (A.M. 1984-90), Fam. GLD (A.M. 1985-90), Break SXD (A.M. 1991-92), Fam. SXD (A.M. 1991-92), Break GRD, Fam. D/Fam. GRD (A.M. 1982-1990), Break SRD (A.M. 1982-85) et Fam. SRD (A.M. 1984-85) - Option BV5 ou BVA - XD2S 2,3 l turbo 80 ch : berline SRD Turbo (A.M. 1981-85) - Option BVA - XD3T 2,5 l turbo 95 ch : berlines SRD Turbo (A.M. 1986-1988), STD Turbo (A.M. 1989), GTD Turbo (A.M. 1984-1986), Break GTD Turbo et Fam. GTD Turbo (A.M. 1986) - Option BVA (en série sur Break et Fam.) - XD3TE 2,5 l turbo 110 ch : berline GTD turbo (A.M. 1987-1989), Break GTD turbo et Fam. GTD Turbo (A.M. 1987-1989) - Option BVA (en série sur Break et Fam.) -
Finition/Version2.3D2.3D2.5D2.3TD2.5TD2.5TDMoteur4 cylindres en ligne4 cylindres en ligne turbocompressé (Garret)4 cylindres en ligne turbocompressé avec échangeur air/airCode moteurXD2XD2CXD3XD2SXD3TXD3TECylindrée (cm3)230423042498230424982498Puissance70 ch (51 kW) à 4500 tr/min70 ch (51 kW)76 ch (59 kW) à 4500 tr/min80 ch (59 kW) à 4150 tr/min95 ch (70 kW) à 4150 tr/min110 ch (81 kW)Couple131 N m à 2000 tr/min150 N m à 2000 tr/min184 N m à 2000 tr/min206 N m à 2000 tr/min235 N m à 2000 tr/minTaux de compression22,2:123:121:121:1Vitesse maximale141 km/h150 km/h160 km/h170 km/h178 km/hBoite de vitesseBV4 BVA en optionBVA en optionBV4 BV5 BVA en optionBV5 BVA en optionBV5 BVA en optionBV5 BVA en option La 505 produite à l'étranger
Argentine Peugeot avait acquis une bonne réputation sur le marché argentin. Quelques Peugeot sont importées au compte-goutte dès 1904 jusqu'au milieu des années 1950. La commercialisation de la Peugeot 403 démarre en 1956 par sa filiale locale DAPASA. En 1958, le gouvernement argentin cherche à développer l’industrie automobile dans son pays et Peugeot conclut un accord avec la société IAFA pour lancer l'assemblage local de la 403 qui débute au milieu de l’année 1960. exemplaires sont assemblés avec des éléments venant directement de France. En 1962, la 404 s’ajoute à la gamme et la production totale s'élève à automobiles Peugeot.
Malheureusement, Peugeot ayant utilisé la société IAFA comme un simple assembleur et non pas comme constructeur-assembleur intégrant le minimum de composants locaux prévus pour l'obtention des subventions, commet plusieurs infractions à la législation argentine réglementant la production automobile, en particulier celle relative à l’importation de composants. L’usine de Beratazegui doit cesser son activité en avant d’être reprise, en 1965, par une nouvelle société, la SAFRAR - Société Automobile Franco Argentine, une J-V 50/50 avec Citroën, créée pour l'occasion, qui va produire les dernières 403 avec les éléments disponibles. En 1966, SAFRAR produit voitures en Argentine, représentant un peu moins de 10 % du marché.