(que l'on pourrait traduire librement par « L'Homme de la rue » ou « L'Homme ordinaire ») était un hebdomadaire italien de sensibilité de droite libérale, fondé en 1944 par Guglielmo Giannini. Le courant, puis un parti politique Fronte dell'Uomo Qualunque (UQ) a pris vie autour de cet hebdomadaire. L'hebdomadaire a cessé sa publication fin 1960, après la mort de son fondateur advenue le .

Histoire vignette|Guglielmo Giannini "Questo è il giornale dell'uomo qualunque, stufo di tutti, il cui solo, ardente desiderio, è che nessuno gli rompa le scatole". (Ceci est le journal de l'homme quelconque, qui en a assez de tous, dont le seul désir est que personne ne lui casse les pieds.)Guglielmo GianniniL'Uomo Qualunque, 1944.

Création Ce journal, qui a été fondé le par Guglielmo Giannini qui en assure la direction est un hebdomadaire baptisé . Son prix est de à Rome et ailleurs.

Présentation Cet hebdomadaire a néanmoins le format d'un quotidien, imprimé sur du papier de mauvaise qualité de couleur gris jaune. Son logo est un « U » majuscule dans lequel est logé un pressoir écrasant l'image d'un homme chétif : Le symbole de la classe politique qui opprime le petit bourgeois, l'travet, c'est-à-dire un homme quelconque. Sous le titre se trouve un dessin fait grossièrement où un malheureux écrit sur un mur :. En bas de page se trouve une autographie du directeur Giannini, titrée : .

Accueil Le succès de cette publication se mesure à la progression de ses tirages : Des du premier numéro le tirage passe à en .

Contenu L'une des rubrique, la plus lue, titrée (« les guêpes ») est nourrie par les ragots concernant les hommes politiques et les intellectuels. Les noms de adversaires sont estropiés : Calamandrei est appelé « Caccamandrei » ; Salvatorelli : « Servitorelli » ; Vinciguerra : « Perdiguerra » . les personnages les plus visés apparaissent dans un dessin qui a comme titre PDF, c'est-à-dire (« espèce d'idiot »).

Cette forme d'humour lourd ou plutôt de satire parvient à transformer l'expression (« vent du nord »), c'est-à-dire la poussée d'un renouveau moral plutôt que politique, issu de la victoire de la Résistance italienne en (« rot du nord »). Cette forme de dérision a une forte emprise sur le mécontents qui dans le climat difficile de l'après-guerre, sont légion.

Finalité Le but de Guglielmo Giannini était probablement de donner une forte résonance aux voix et opinion de la rue, contraire au régime des partis et à toute forme d'étatisation. Depuis son premier numéro, la position de l'hebdomadaire semble claire : contraire au fascisme, duquel il condamne le centralisme décisionnel, mais aussi du communisme et des (« antifascistes par profession ») ressemblant aux premières années du fascisme pour leur zèle épurationniste des premières années de l'après-guerre.

Paradoxalement, le journal est accusé d'être profasciste et pour cette raison sa suppression a été maintes fois demandée.

Le Giannini est dénoncé par le haut commissaire à l'épuration, Grieco, mais celle-ci est restée sans effet.

Avec les élections générales du le mouvement se dissout et ses composants rejoignent divers partis de droite.

Guglielmo Giannini est mort le , au cours de la même année l'hebdomadaire interrompt sa publication.L’Uomo Qualunque a donné à la longue italienne le mot « qualunquismo », en français on trouve un terme similaire : Poujadisme

Articles connexes Fronte dell'Uomo QualunqueQualunquismo'' Guglielmo Giannini

Bibliographie

Liens externes

Notes et références

Catégorie:Titre de presse créé en 1944 Catégorie:Presse hebdomadaire en Italie Catégorie:Presse hebdomadaire en italien Catégorie:Titre de presse disparu en 1960 Catégorie:Presse libérale