Le candaulisme est une paraphilie dans laquelle une personne a une excitation sexuelle en exposant sexuellement ou partageant son conjoint avec une ou avec plusieurs personnes, sans participer directement à la relation sexuelle. Le candaulisme n'implique pas la réciprocité, qui caractérise la pratique de l'échangisme.
La pratique se décline de plusieurs manières, comme le cocufiage (cuckolding), où le rapport sexuel se déroule avec une ou avec plusieurs personnes sous le regard consentant du partenaire.
Étymologie vignette|Louis d'Orléans dévoilant sa maîtresse (Mariette d'Enghien) devant le mari de celle-ci par Eugène Delacroix. Le terme vient du nom de Candaule, un roi semi-légendaire de Lydie, ayant régné vers le Il existe au moins quatre versions antiques racontant la perte de son royaume au profit de Gygès. Celle qui est à l'origine du candaulisme, en raison de son fort pouvoir érotique, est celle d'Hérodote, qui la raconte, I, 7, 14. d'après une poésie perdue d'Archiloque de Paros. Le roi Candaule trouvait sa femme plus belle que toutes les autres. Sans cesse, il vantait à Gygès, officier de sa garde du corps, les charmes de son épouse. Un jour, il l'invita à se convaincre, de visu, de la beauté de celle-ci. Gygès refusa l'offre sacrilège et le roi insista. Dissimulé derrière la porte de la chambre nuptiale, Gygès assista au coucher de la reine. Au moment où il s'esquivait, la souveraine l'aperçut. Feignant de n'avoir rien remarqué et persuadée que son mari avait voulu l'humilier, elle jura de se venger. Le lendemain matin, elle convoqua Gygès et lui offrit l'alternative d'être soit exécuté, soit de tuer le roi Candaule, de s'emparer du trône et de l'épouser. Gygès refusa d'abord l'offre de la reine, puis, devant son insistance, il se résolut à tuer Candaule. La reine le cacha à l'endroit où il s'était dissimulé la veille ; Candaule mourut, poignardé par Gygès durant son sommeil. Quand il fut installé sur le trône, Gygès vit sa légitimité contestée par certains adversaires. Ceux-ci acceptèrent de soumettre le cas à l'oracle de Delphes, qui confirma Gygès dans sa royauté.
Le terme dérive du mot , qui signifie « cocu » et qui provient lui-même de , le coucou, en référence au comportement de la femelle de cet oiseau qui pond ses œufs dans les nids des autres oiseaux.
Pratique Contrairement aux adultères si souvent mis en scène dans les vaudevilles et le théâtre de boulevard où le cocu ignore tout de son infortune, le cocu est ici souvent volontaire, parfaitement renseigné et joue un rôle actif dans son propre cocufiage. C'est une pratique mise en avant régulièrement dans la pornographie.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie Daniel Welzer-Lang, Les Nouvelles Hétérosexualités, Érès. 2018, 143-145 Elise Sutton, Female Domination: An Exploration of the Male Desire For Loving Female Authority, Lulu press, 2003
Filmographie Ma femme est un violon, film italien réalisé par Pasquale Festa Campanile, sorti en 1971
Articles connexes Sigisbée Louis d'Orléans montrant sa maîtresse Échangisme Polyandrie Voyeurisme
Catégorie:Paraphilie Catégorie:Pratique sexuelle en groupe