Le Front pour l'unité (FPU) est une ancienne alliance politique de plusieurs partis de la droite anti-indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, formée en sous le nom d’Engagement pour une Calédonie dans la France (ECF). Elle est constituée du Rassemblement (ancien principal parti historique défendant le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France jusqu'en 2004, associé à l'UMP nationale sous le nom de Rassemblement-UMP jusqu'en ) du sénateur Pierre Frogier, de l'Avenir ensemble (au pouvoir de 2004 à 2008, fortement réduit depuis lors à la suite de la dissidence de Calédonie ensemble, le mouvement comporte des membres de l'UMP et du Nouveau Centre) du président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie Harold Martin, du Mouvement de la diversité (LMD) de l'ancien sénateur UMP Simon Loueckhote, de l'Union pour un destin calédonien (UDC) de Nathalie Brizard et du représentant local du Mouvement démocrate (MoDem), Didier Leroux.

Elle vise à former une union capable de faire front tout en négociant d'une seule voix face aux indépendantistes pour aboutir à une « solution consensuelle », mais elle s'oppose au sein du camp anti-indépendantiste à Calédonie ensemble (dissidence de 2008 de l'Avenir ensemble) du député UDI Philippe Gomès et à l'« Union pour la Calédonie dans la France » (UCF) portée par le Mouvement populaire calédonien (MPC, dissidence de 2013 du Rassemblement-UMP) de l'ancien député UMP Gaël Yanno, par le Mouvement républicain calédonien (MRC) de Philippe Blaise (dissident en 2010 du Rassemblement-UMP) et par le Rassemblement pour la Calédonie (RPC, fondé en 2006 par les derniers fidèles de Jacques Lafleur au sein du Rassemblement-UMP) d'Isabelle Lafleur. Elle prend la forme de groupes politiques constitués au Congrès de la Nouvelle-Calédonie, à l'Assemblée de la Province Sud et au conseil municipal de Nouméa.

Ses candidatures pour les échéances électorales de 2014 (municipales et provinciales) prennent le nom de « Front pour l'unité » à partir du congrès du Rassemblement-UMP réuni à l'Arène du Sud de Païta le Ph. FRÉDIÈRE, « Offensive et front uni », Les Nouvelles Calédoniennes, 02/12/2013. Le , la permanence du Rassemblement-UMP, située de longue date sur la rue de Sébastopol au centre-ville de Nouméa, est transformée en siège et quartier-général de campagne pour ce « Front pour l'unité »Ph. FRÉDIÈRE, « Cynthia Ligeard a son QG de campagne », Les Nouvelles calédoniennes, 05/12/2013.

Le , les huit élus au Congrès du groupe FPU-EPN déposent, avec deux des six membres du groupe de l'UCF (Sonia Backès du MPC, qui a démissionné le jour même du gouvernement pour siéger à nouveau au sein de l'assemblée néo-calédonienne, et Isabelle Lafleur du RPC), une déclaration de constitution d'un nouveau groupe politique auprès du bureau de l'institution. Ce groupe, qui prend le nom de « Les Républicains », renvoie à la nouvelle appellation du principal parti de la droite métropolitaine présidé par Nicolas Sarkozy et se constitue à l'occasion du renouvellement du bureau et des commissions du Congrès le Jean-Claude « Gaby » Briault, « DONNE POLITIQUE NOUVELLE EN CALÉDONIE-CRÉATION DES RÉPUBLICAINS », blog personnel gabybriault.com, 10/07/2015. La formation de ce groupe est complétée par la constitution d'une coordination politique entre ces partis, baptisée Les Républicains de Nouvelle-Calédonie.

Les groupes ECF fondés en 2013

Au Congrès

Le , un groupe « Engagement pour une Calédonie dans la France » est constitué au Congrès de la Nouvelle-Calédonie par le regroupement de 11 élus du groupe du Rassemblement-UMP jusque-là présidé par Pierre Bretegnier et par 6 non-inscrits à savoir : 2 de l'Avenir ensemble (Isabelle Ohlen et Pascal Vittori), 2 du LMD (Simon Loueckhote et Pascale Doniguian-Panchou), 1 UDC (Nathalie Brizard) et 1 MoDem affilié à l'Avenir ensemble (Didier Leroux). Ils présentent la candidature de Simon Loueckhote à l'élection du président du Congrès le : il obtient à chaque tour de scrutin 17 voix sur 54, contre 23 à l'indépendantiste Rock Wamytan (sauf au premier tour, où deux bulletins comptabilisés nuls réduisent son score à 21) qui est donc élu au à la majorité relative, 13 au président sortant et candidat de Calédonie ensemble Gérard Poadja et 1 bulletin blanc (celui de l'unique élue du MPC, Alexandra Malaval-Cheval).

Le même jour, l'ECF présente une liste commune pour la désignation des vice-présidents du Congrès qui obtient 18 voix (les 17 du groupe plus celle du MPC) et 3 postes sur 8 (la revenant à Isabelle Ohlen de l'Avenir ensemble, la à Rusmaeni Sanmohamat du Rassemblement-UMP et la à Pascale Doniguian-Panchou du LMD). Le groupe présente également seul des listes, qui ne recueillent cette fois que les 17 voix de la formation, pour la désignation des secrétaires et des questeurs, obtenant dans les deux cas un poste sur deux, respectivement pour Nathalie Brizard (UDC) et Dominique Daly (Rassemblement-UMP). Pour la commission permanente, la liste ECF obtient 3 élus sur 11 (Pierre Bretegnier et Dominique Daly du Rassemblement-UMP, le premier quittant ce parti et l'ECF le , ainsi que Didier Leroux), à égalité avec Calédonie ensemble mais détendant deux sièges de moins que les indépendantistes. Enfin, l'ECF gagne 5 présidences de commissions intérieures permanentes sur 13 (contre 4, une coprésidence et trois présidences de commissions spéciales aux indépendantistes et 3 présidences de commissions intérieures permanentes, une coprésidence et une présidence de commission spéciale à Calédonie ensemble), à savoir de celles : des Finances et du Budget (Ghislaine Arlie du Rassemblement-UMP), de la Législation et de la Réglementation économiques et fiscales (Pierre Bretegnier du Rassemblement-UMP, qui quitte le parti et l'ECF pour le MPC le ), des Infrastructures publiques, de l'Aménagement du Territoire, du Développement durable, de l'Énergie, des Transports et de la Communication (Georges Naturel du Rassemblement-UMP), des Sports (Alain Lazare du Rassemblement-UMP) et de l'Enseignement et de la Culture (Isabelle Ohlen de l'Avenir ensemble).

Le groupe ECF au Congrès de la Nouvelle-Calédonie est composé de 17 membres jusqu'au , puis de 16 membres : 11 puis 10 élus du Rassemblement dont : 1 des 15 élus issus de l'Assemblée de la Province Nord : Léontine Ponga (élue en 2009, vice-présidente du Rassemblement-UMP de 2006 à 2012, fut la du Congrès en 2011, conseillère municipale d'opposition de Kouaoua depuis 1995, ancienne conseillère économique et sociale de Nouvelle-Calédonie de 2000 à 2009). 10 puis 9 des 32 élus issus de l'Assemblée de la Province Sud : Ghislaine Arlie (élue en 2009, vice-présidente du Rassemblement-UMP depuis 2013, maire de Farino et présidente de l'Association française des maires de Nouvelle-Calédonie depuis 2001, présidente de la commission des Finances et du Budget du Congrès depuis 2011, présidente de la commission de l'Environnement de l'Assemblée de la Province Sud depuis 2009). Dominique Daly (élue en 2009, questeur du Congrès depuis 2012 et présidente de la commission de l'Emploi et de la Formation professionnelle et de celle chargée du suivi du plan provincial de développement durable de l'Assemblée de la Province Sud depuis 2009, ancienne secrétaire de la commission permanente du Congrès de 2011 à 2013, ancienne vice-présidente chargée du tourisme du MEDEF en Nouvelle-Calédonie de 2003 à 2005). Pierre Frogier (signataire des accords de Matignon-Oudinot de 1988 et de Nouméa de 1998, élu en 1977, 1985, 1988, 1989, 1995, 1999, 2004 et 2009, président du Rassemblement-UMP depuis 2005, sénateur UMP de la Nouvelle-Calédonie depuis 2011, ancien député RPR puis UMP de la de Nouvelle-Calédonie de 1996 à 2011, ancien président du Conseil de la Région Sud de 1986 à 1988 puis de l'Assemblée de la Province Sud de 2009 à 2012, ancien maire du Mont-Dore de 1987 à 2001, ancien de l'Assemblée de la Province Sud de 1989 à 1995 et de 1999 à 2004, ancien président du Congrès de 1995 à 1997 et de 2007 à 2009, ancien président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie de 2001 à 2004). Éric Gay (élu en 2004 et en 2009, vice-président du Rassemblement-UMP depuis 2013, ancien secrétaire général du Rassemblement-UMP de 2006 à 2012, maire du Mont-Dore depuis 2003, ancien de l'Assemblée de la Province Sud de 2009 à 2011, candidat malheureux du Rassemblement-UMP également soutenu par l'UMP, l'Avenir ensemble et le Nouveau Centre dans la de Nouvelle-Calédonie aux élections législatives de 2012). Alain Lazare (élu en 2009, de l'Assemblée de la Province Sud depuis 2011, président de la commission des Sports du Congrès de 2009 à 2011 et depuis 2013, maire de Boulouparis depuis 1995, ancien membre du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie chargé des Affaires économiques de 2001 à 2004). Cynthia Ligeard (élue en 2004 et uniquement à la Province Sud en 2009, elle fait son retour au Congrès à la faveur de la démission d'Hilarion Vendégou pour cause de cumul de mandat en 2011, vice-présidente du Rassemblement depuis 2013, ancienne secrétaire générale adjointe et porte-parole du Rassemblement-UMP de 2005 à 2012, présidente de l'Assemblée de la Province Sud depuis 2012, ancienne présidente du groupe Rassemblement-UMP et de la commission des Finances et du Budget du Congrès de 2007 à 2009, ancienne secrétaire de la commission permanente du Congrès de 2006 à 2007, ancienne présidente de la commission de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement du territoire de l'Assemblée de la Province Sud de 2010 à 2011, ancienne de l'Assemblée de la Province Sud de 2011 à 2012). Georges Naturel (élu en 2009, maire de Dumbéa depuis 2008 et président du Syndicat intercommunal du Grand Nouméa depuis 2010, ancien président du groupe Rassemblement-UMP au Congrès de 2009 à 2012, ancien de 2010 à 2011 puis questeur du Congrès de 2011 à 2012, président de la commission des Infrastructures publiques et de l'Énergie du Congrès de 2009 à 2013 puis de celle des Infrastructures publiques, de l'Aménagement du Territoire, du Développement durable, de l'Énergie, des Transports et de la Communication depuis 2013, président de la commission de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement du territoire de 2009 à 2010 puis de celle des Équipements publics, de l'Énergie et des Transports de l'Assemblée de la Province Sud depuis 2010). Rusmaeni Sanmohamat (élue en 2009, de 2009 à 2010 puis de 2010 à 2011 puis de 2011 à 2013 et enfin du Congrès depuis 2013, conseillère municipale du Mont-Dore depuis 2001, présidente suppléante de la Mission d'insertion des jeunes de la Province Sud depuis 2009, ancienne présidente de l'Association indonésienne de Nouvelle-Calédonie de 2003 à 2007). Henriette Wahuzue-Falelavaki (élue en 2009, présidente de la commission de la Condition féminine de l'Assemblée de la Province Sud depuis 2009, au maire de Dumbéa depuis 2008). A quitté le parti et l'ECF le : Pierre Bretegnier (signataire des accords de Matignon-Oudinot de 1988, élu en 1989, 1995, 1999, 2004 et 2009, président du comité pour le projet institutionnel du Rassemblement depuis 2013, président de la commission de la Législation et de la Réglementation économiques et fiscales du Congrès et président du conseil d'administration de PromoSud depuis 2009, ancien président du groupe du Rassemblement-UMP à l'Assemblée de la Province Sud de 2004 à 2009 et au Congrès de 2012 à 2013, ancien de l'Assemblée de la Province Sud de 1989 à 1996 et de 1999 à 2001 puis de cette même institution de 1996 à 1999 et de 2001 à 2004, ancien président de la commission permanente du Congrès de 2009 à 2011 et de 2012 à 2013, ancien puis du Congrès de 2011 à 2013). 2 élus Avenir ensemble issus de l'Assemblée de la Province Sud et élus en 2009 sur une liste conjointe Avenir ensemble-LMD :