Le combat de la Gare-aux-Bœufs a lieu le , pendant le siège de Paris durant la guerre franco-allemande. Les troupes françaises sous les ordres du général Vinoy lancent une attaque de diversion, afin de suppléer la grande opération à Champigny.

Contexte Pour redonner espoir aux habitants de la capitale, le général Louis Trochu, gouverneur de Paris, décide d'organiser une sortie générale afin d'effectuer une percée des lignes allemandes.

À cet effet, le général Vinoy prend le commandement de toute la rive gauche de la Seine et des 3 divisions qui s'y trouvent en position et qui sont sous les ordres des généraux Corréard, de Maud'huy et du contre-amiral Pothuau. L'ensemble s'élève à :

La division Maud'huy, forte de , est positionnée aux redoutes des Hautes-Bruyères et du Moulin-Saquet. La division Corréard, forte de 7 bataillons de la Garde nationale mobile, et renforcée de de garde nationale, est positionnée à Montrouge, Vanves et Issy. La division Pothuau, forte de se répartissant en 4 bataillons de la Garde nationale mobile avec et 4 bataillons de fusiliers marins avec , est positionnée à Vitry et à Ivry. Elle est également renforcée de de garde nationale, issus des et de la garde nationale, sous le commandement du colonel Édouard Roger du Nord,.

Plusieurs attaques de diversion sont lancées, l'effort principal étant dirigé sur Champigny-sur-Marne. Sur la rive gauche, la division Maud'huy doit attaquer l'Haÿ et la division Pothuau la Gare-aux-Bœufs.

Le combat Les troupes de la division Pothuau devant passer très à découvert sous le feu prussien, les colonnes reçoivent l'ordre de partir de très bonne heure, se dirigeant avant le jour afin de prendre l'objectif aussitôt.

Les troupes de l'amiral Pothuau enlèvent par un vigoureux coup de main la Gare-aux-Bœufs, ainsi que le poste prussien qui la défend ; celui-ci est fait en partie prisonnier, dont un officier. Les forces françaises s'y retranchent fortement. Les Prussiens ne cherchent pas à reprendre la position.

À 8 h 35, une dépêche télégraphique émanant du gouverneur de Paris arrive au général Schmitz, indiquant : . À 9 h 40 une seconde dépêche télégraphique indique : .

À la suite de ces dépêches, le général Vinoy jugeant sa possession inutile donne l'ordre de la faire évacuer. Les troupes entament alors dans l'après-midi une retraite qui n'est aucunement inquiétée par les forces prussiennes.

Bilan Avec l'ajournement de la grande opération, les Prussiens ont ainsi le temps de prendre ses dispositions pour leur défense, et d'appeler en grand nombre des renforts sur les points menacés. D’autre part, les troupes françaises qui sont restées sur pied durant la nuit puis ont combattu pendant cette journée se trouvent trop fatiguées pour être utilisées le lendemain.

Bibliographie

Notes et références

Articles connexes Siège de Paris (1870-1871) Chronologie du siège de Paris (1870-1871) Formation des trois armées de Paris en 1870

Liens externes

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