Le droit de pontonage (variante orthographique : pontonnageL'orthographe, indiquée par les deux ouvrages cités en référence, donne pontonage avec un seul « n », et pontonnier avec deux. L'orthographe du second mot semble immuable. En revanche, la variante sur le premier mot est mal documentée, et donne lieu à des incohérences : par exemple, une page de Gallica a pour titre moderne Arrêt du conseil d'État qui supprime les droits de pontonnage… alors que le texte de l'arrêt, datant de 1736, écrit .) était sous l'Ancien Régime un droit seigneurial « dû par ceux qui traversent une rivière, dans un bac ou sur un pont » (selon Littré). Par suite, le pontonnier était initialement, en première acception et toujours selon Littré, « celui qui perçoit le droit de pontonage ».

L'usage prépondérant est désormais de donner au mot sa seconde acception : « soldat employé à la construction des ponts militaires ». En revanche, le mot ne semble pas avoir connu de seconde définition du moins en FranceUne recherche détaillée (voir par exemple ici) pourrait laisser supposer que cette définition « moderne » a cours en Suisse. On constatera en tout cas que, sur le site indiqué, le mot a son sens médiéval dans les pages françaises, alors que dans les pages suisses il désigne des travaux de terrassement., de sorte que son utilisation au sens approximatif de « travaux de construction ou de consolidation d'un pont » peut être considérée comme un néologisme.

Sources et références Sources Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, édition de 1996 p. 4842 (tome 5). , Dictionnaire français des mots et des choses, édition de 1894, tome 3 p 11. Références

Articles connexes Leyde Pontenage Tonlieu

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