alt=Vue de la vallée de Lus dans les environs du village. Au premier plan, une fontaine au bord d'un pré ; au second plan, le hameau des Corréardes ; à l'arrière-plan, le Jocou (2051m).|vignette|Vue de la vallée de Lus, près du hameau des Corréardes. À l'arrière-plan, le Jocou (2051m) Lus-la-Croix-Haute est une commune française située dans le département de la Drôme (en Dauphiné) en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie Lus-la-Croix-Haute est la deuxième commune la plus vaste du département de la Drôme (), derrière Châtillon-en-Diois .

Localisation La commune est située entre le massif du Dévoluy à l'est, le Trièves au nord, le Diois à l'ouest et le Pays du Buëch au sud. Elle est à mi-chemin entre Clelles et Aspres-sur-Buëch. Elle est mitoyenne des départements de l'Isère et des Hautes-Alpes.

Communes limitrophes

Relief et géologie vignette|Le Rocher Rond (face nord). Le bassin de Lus est situé à environ d'altitude). Le Rocher Rond, point culminant de la Drôme et du Parc Naturel Régional du Vercors, est à .

Sites particuliers : Aiglière () est un mont attesté en 1891. Il sépare la commune de celle d'Agnières (Hautes-Alpes). ; les Aiguilles (ou la Crête-des-Aiguilles) () est un mont attesté en 1891. Il sépare la commune de celle de La Cluse (Hautes-Alpes)..

Géologie Le centre village de Lus est ses proches hameaux se situent au cœur d'un pli synclinal d'axe nord-sud composé par des calcaires crétacés. La cuvette, vaste val où se concentrent les constructions anthropiques et les cultures, est constituée par des formations de sables éocènes mais principalement par la molasse rouge oligocène..

Ces formations tertiaires sont en partie recouvertes au nord par des dépôts quaternaires d'origine glaciaire (moraines), vestiges d'une ancienne langue du glacier du Drac en provenance du Trièves lors de la période du Riss.

Le ruisseau du Lunel, drainant les eaux du Bochaine septentrional depuis le col de la Croix-Haute, longe la bordure ouest des formations tertiaires pour confluer avec le Buëch au niveau des Glacières. Le Buëch quant à lui traverse la cuvette transversalement, en recoupant par deux fois les formations sénoniennes qui dessinent la fermeture méridionale de la cuvette : une première fois à l'est, dans les gorges du Trabuëch et une seconde fois au sud-ouest entre Pinier et le Saleyras.

Au hameau de la Jarjatte, les Aiguilles de Lus constituent la terminaison méridionale du chaînon Nord-Sud de l'Obiou. La ligne de crête traversant du Chamousset au Rocher Rond définit une partie de la limite départementale entre Drôme et Hautes-Alpes. Très érodées, les pointes montagneuses de Chamousset, de la Tête de Garnesier, du Roc de Garnesier (aussi appelée Tête de la Plainie), de Haut Bouffet (aiguille Sud) et de la Tête de Vachère sont formées par le Sénonien qui repose en discordance sur le substratum Barrémien très plissé.. Le col des Aiguilles correspond à un pli synclinal d'axe Est-Ouest à cœur marneux apto-albien et encadré par le Barrémien composant Haut Bouffet et Serre Long..

Cette discordance, nommée « Discordance anté-Sénonienne de Dévoluy » est un site géologique remarquable de . En 2014, elle a été classée « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »..

Hydrographie Le Buëch a sa source sur la commune, en haut du vallon de la Jarjatte (fusion des ravins de Fleyrard, des Clausis et de la Chaumette). Le ravin les Aiguilles est attesté en 1891. C'est un affluent du Buëch (dénommé Trabuech en 1891). Le Ruisseau de Merdari prend sa source sur la commune. C'est un affluent du Lunel Le Ruisseau du Fay prend sa source sur la commune. C'est un affluent du Lunel Le ruisseau le Lunel prend sa source sur la commune. C'est un affluent du Buëch Le ruisseau le Riou prend sa source sur la commune. C'est un affluent du Buëch Les Amayères est un ruisseau attesté en 1891. C'est un affluent du Lunel. À cette époque, il a un cours de 3,4 km, une largeur moyenne de 6 mètres, une pente de 245,50 m, un débit ordinaire de 0,40 m3, extraordinaire de 25 m3..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à , minimale en été.. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Voies de communication et transports Le col de la Croix-Haute est le point de passage de l'ancienne route nationale 75 devenue RD1075, route reliant Marseille à Grenoble.

La commune dispose d'une gare ferroviaire sur la ligne Lyon-Perrache - Marseille-Saint-Charles (via Grenoble) desservie par les TER de la relation Grenoble - Gap. Les habitants avaient manifesté en 2014 pour sauver leur gare..

Urbanisme Typologie Au , Lus-la-Croix-Haute est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (82 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (81,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (50,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (22,3 %), prairies (13,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (9,6 %), zones agricoles hétérogènes (3,2 %), terres arables (1,1 %), zones urbanisées (0,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

Quartiers, hameaux et lieux-dits Site Géoportail (carte IGN). :

Autres sources : Le hameau de Toussière (absent de la carte Géoportail). le Moulin de l'Ours (absent de la carte Géoportail).

Anciens quartiers, hameaux et lieux-dits : les Amayères est un hameau attesté en 1891..

Logement

Projets d'aménagement Mise à jour du plan local d'urbanisme ()26168-po.pdf - Data gouvfiles.geo.data.gouv.fr › link-proxy › documents.

Risques naturels et technologiques

Toponymie La commune se nomme Luns e la Crotz Nauta ou Lus-la-Crous-Auto en provençal.

Attestations Dictionnaire topographique du département de la Drôme. : 1022 : territorium quod nominantur Lunis, in comitatu Diense (cartulaire de Cluny, 3771) ; 1140 : mention de la vallée ou du mandement : vallis Lunis (cartulaire de Durbon) ; 1201 : Luns (cartulaire de Durbon) ; 1205 : mention de la vallée ou du mandement : vallis de Lus (cartulaire de Durbon) ; 1224 : castrum de Lunis (cartulaire de Die, 33) ; 1245 : mention du prieuré : prior de Lus (cartulaire de Durbon) ; 1272 : mention de l'église Saint-Étienne : ecclesia Sancti Stephani de Luns (cartulaire de Durbon) ; 1303 : homines de Lunnis (cartulaire de Durbon) ; 1304 : mention de la vallée ou du mandement : territorium et mandamentum de Lunis (cartulaire de Durbon) ; 1324 : mention de la paroisse : parrochia de Lunis (cartulaire de Durbon) ; (non daté) : mention de la paroisse : capella de Lunis (pouillé de Die) ; : mention du prieuré : prioratus de Lunis (pouillé de Die) ; 1509 : mention de l'église paroissiale Saint-Étienne : ecclesia parrochialis Sancti Stephani de Lunis (visites épiscopales) ; 1516 : mention de la paroisse : cura de Lunis (pouillé de Die) ; 1644 : Luz (visites épiscopales) ; 1788 : Lus (alman ; du Dauphiné) ; 1891 : Lus-la-Croix-Haute, commune du canton de Châtillon-en-Diois.

Étymologie La dénomination Lus pourrait provenir du diminutif du mot Lunis, raccourcis au cours du temps. Lunis est un dérivé du terme lūna provenant du latin et désignant la Lune. Cette racine se retrouve notamment dans le mot lundi, Lunis dies, en latin "jour de la Lune". Ainsi, Vallis Lunis signifierait "La vallée de la Lune".

Le terme fusionné "La-Croix-Haute" provient vraisemblablement du col éponyme, point de frontière avec l'Isère à l'extrémité nord de la commune.

Histoire

Du Moyen Âge à la Révolution Vers l'an mil, Lus-la-Croix-Haute appartenait à la seigneurie de Trièves, propriété des anciens comtes de Diois.

La seigneurie : Au point de vue féodal, Lus-la-Croix-Haute était une terre (ou seigneurie) du patrimoine des anciens comtes de Diois (puis des évêques de Die). 1297 : une partie appartient aux Artaud ; 1344 : une partie appartient aux Montauban ; la totalité est acquise par Guillaume de Poitiers, seigneur de Barry ; 1464 : confisquée et donnée à François d'Eurre, favoris du roi Louis XI. En 1475, François se qualifie baron de Lus ; fin : la terre appartient aux Armand, Daniel d'Armand de Saléon et Pierre, son fils, se qualifient de barons de Lus[https://www.google.fr/books/edition/Catalogue_g%C3%A9n%C3%A9ral_des_manuscrits_des_b/arFVAAAAYAAJ?hl=fr&gbpv=1&dq=Daniel+d+Armand+de+Lus+Baron&pg=PA1050&printsec=frontcover; Catalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France Départements 05, Ministère de l'éducation nationale, Ulysse Robert, 1899] ; elle passe (par mariage) aux Arbalestier ; milieu : recouvrée par les Armand ; 1780 : passe aux Jarente, derniers seigneurs.

Présence d'un péage (supprimé au )..

Les évêques de Die jouèrent un rôle considérable dans l'histoire de la région. Parmi leurs vassaux les plus importants était la famille Odde de Bonniot, co-seigneurs dans le Vercors, famille chevaleresque originaire de Lus-la-Croix-Haute et de ses environs qui s'est déplacée dans le Vivarais, à Orange, dans le Velay et pendant les guerres de religion aux Pays-Bas. Leurs descendants habitent toujours la Commune.

Avant 1790, Lus-la-Croix-Haute était une communauté de l'élection de Montélimar, subdélégation de Crest et du bailliage de Die. Elle formait une paroisse du diocèse de Die dont l'église, dédiée à saint Étienne, était celle d'un prieuré de l'ordre de Saint-Ruf dont le titulaire avait la collation de la cure et les dîmes.

La vallée ou mandement de Lus-la-Croix-Haute correspondait à la commune de ce nom.

De la Révolution à nos jours