La aéroportée ( DAP) est une unité de l'armée de terre française, à dominante infanterie, spécialisée dans le combat aéroporté et l'assaut par air. Constituée en , elle aura une existence éphémère et lors de sa dissolution, en octobre de la même année, une grande partie de ses effectifs seront reversés dans la aéroportée en cours de constitution.

Création et différentes dénominations : création de la aéroportéeLe rapport du CDN envoyé à l’Assemblée Nationale Constituante pour sa séance du 18 avril 1946, donne avril 1945 comme date de création de la DAP. In La DAP : l’expérience du modèle divisionnaire en France aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale (1945-1948) page 61. : dissolution de l'unité.

Historique des garnisons, campagnes et batailles thumb|Organigramme de la DAP

Cette division, première du genre en France, est constituée le sur le modèle des "US Airborne" américaine en vigueur à l'époque car plus simples à mettre en place que leurs homologues anglaises. Sa composante infanterie s'appuie sur les unités de parachutistes existantes de l'Armée de l'air ( RCP, RCP, RCP SAS et RIA) et sur le RICAP constitué à partir des six bataillons de choc de la Armée. Les autres composantes de la division proviennent de la DI, de la DICEO et de divers entitésIn Histoire des parachutistes français, page 72..

Les effectifs se réduisant, le RCP et le RIA sont dissous et viennent renforcer le RCP. À la même période, les éléments de l'armée de l'air sont reversés à l'armée de terre le .

Outre sa composante aéroportée, qui comprend dorénavant deux régiments de parachutistes et un régiment aéroporté par planeurs CM 10In Hommes de guerre , page 42, la DAP dispose également d'éléments de quartier général et d'unités d'appui et de soutien.

Constitution : Éléments de quartier général : – - Détachement de circulation routière Infanterie : RCP – RCP (renforcé par RCP et RIA dissous) – RICAP Appui : – RA – – Soutien : – – - - Ces deux dernières unités, CM et CR ne verront pas le jour..

Les effectifs de la division avoisinent les dont dans la composante infanterie soit dans chaque RCP et dans le RICAP. L'état major, aux ordres du lieutenant-colonel Faure, est d'abord basé à l’École Militaire à Paris puis rejoint Bayonne à compter du .

L'instruction des unités est confiée au centre d’organisation et d’instruction des troupes aéroportées (COITAP) à Mont-de-MarsanLe COITAP est créé le octobre à Mont-de-Marsan, In Histoire des parachutistes français, page 73. qui est rattachée à la division tandis que les brevets de parachutiste sont décernés par l'école de Lannion.

La crise des effectifs conduit cependant à la dissolution de la DAP le . Les éléments subsistants, RCP, RCP, RICAP et , sont transférés à la DI, issue des FFI, qui deviendra la DAP en . Le général Bonjour prend le commandement de la nouvelle division.

Commandant La division a eu un unique commandant, de juillet à , le général de brigade Auguste-Léon Bonjour.

Notes et références

Sources et bibliographie Collectif, Histoire des parachutistes français, Société de Production Littéraire, 1975. Jacques Sicard, article Les bataillons de choc (1945-1963), revue Hommes de guerre , 1989, . Clément Narme, La DAP : l’expérience du modèle divisionnaire en France aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale (1945-1948) - Mémoire de Master 2 - 2013 - Version numérique accessible via ce lien. .

Voir aussi Liens externes Site chemin de mémoire parachutistes consacré aux parachutisme militaire Site du camp d'Idron, des parachutistes et sympathisants

Articles connexes Liste d'unités parachutistes françaises Liste des divisions françaises de la Seconde Guerre mondiale

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