L'économie de la Guadeloupe est principalement axée autour de l'agriculture, l'industrie agro-alimentaire et le tourisme.

Secteur primaire L'agriculture est le principal secteur de l'économie guadeloupéenne hérité de l'histoire de l'île au et avec le développement des habitations agricoles coloniales. La majeure partie de la surface agricole (environ ha) est consacrée aux cultures dites d'exportation que sont la canne à sucre, les bananes, ainsi que maraîchères avec les melons (de type charentais jaune, labélisé IGP « melon de Guadeloupe » en 2012Julie Delvallée, « Le melon de Guadeloupe obtient l’Indication géographique protégée (IGP) », Libre Service Actualités, 5 mars 2012.), les avocats, les ananas, les corossols, les ignames, les oranges, les citrons, les aubergines, les caramboles ou les pamplemousses : toute la richesse des jardins créoles se retrouve sur les étals en bord de route. Mais l'exubérance des marchés masque les faiblesses de l'agriculture guadeloupéenne. La canne à sucre et la banane, les deux principales productions de l'île, sont en crise.

Filière de la canne à sucre vignette|gauche|Champ de canne à sucre à Baillif. La culture cannière représente la principale culture, par sa surface (environ 35 % de la surface utile de l'archipel) et les revenus générés, en Guadeloupe. Elle est pratiquée, en 2015, par déclarés pour une surface autorisée de répartis sur l'ensemble de l'archipel (contre planteurs et en 2009)Planteurs et surfaces cannières, Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Guadeloupe, consulté le 7 février 2020.. En moyenne, ces surfaces permettent une production d'environ de canne dans les meilleures années (mais seulement en mauvaise année comme 2020« La campagne sucrière 2020 en Guadeloupe s'annonce mauvaise », Guadeloupe La , 14 février 2020.) qui sont transformées en de sucre et d'alcool pur de rhum de GuadeloupePrésentation et actualité de la filière Canne - Sucre - Rhum en Guadeloupe, Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Guadeloupe, mai 2018, consulté le 17 février 2020.. La transformation de la canne en sucre se fait dans deux usines : celle de Gardel au Moule sur la Grande-Terre (85 % de la production) et celle de Grande-Anse à Marie-Galante (15 % de la production).

L'ensemble de la filière de la canne à sucre représente environ emplois en Guadeloupe.

Production de bananes vignette|redresse|Régimes de banane en abondance sur Basse-Terre. Les producteurs de bananes sont regroupés au sein de l'Union des Groupements des producteurs de bananes de Guadeloupe et de Martinique (UGPBAN). Les cultures bananières guadeloupéennes (principalement axées sur la variété 'Cavendish' cultivée dans les communes du sud Basse-Terre) représentent la troisième en termes de surfaces utiles (8 % de l'archipel après la canne et les prairies) s'étendant sur environ en 2015Banane, Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Guadeloupe, consulté le 7 février 2020.. Elles sont menacées tout à la fois par la concurrence internationale aux coûts de production plus bas (en particulier de la part des multinationales nord-américaines), par les événements climatiques violents (le passage régulier d'ouragans, tel que l'ouragan Maria en 2017, ravageant les exploitations pour deux à trois ans), et par les maladies du bananier (en particulier la cercosporiose noire due à un champignon présent également en Guadeloupe).

Ainsi, les quotas de culture de bananes dans l'île sont fixés à environ en 2020 (après un creux à environ après le passage des cyclones Maria et Irma)Le 13 heures Guadeloupe du 5 février 2020, Guadeloupe la . avec une petite part croissante, environ 2 % de la production en 2020 de l'UGPBAN« Campagne sur la banane : une enquête pour "pratique commerciale trompeuse" », France-Antilles, 15 janvier 2021., en culture biologique grâce à la variété 'La Pointe d'or' développée par le CIRADThierry Belmont, « Une banane bio, 100% antillaise, arrive bientôt », Outre-Mer Première, 23 septembre 2019. et mise sur le marché en « La 'Pointe d’Or', une nouvelle variété de banane du Cirad, 100 % bio », communiqué de presse du CIRAD, 27 février 2020.. Cependant cette dernière variété n'a pas rencontré le succès commercial espéré, entrainant une réduction des parcelles en culture, et un retour de la variété 'Cavendish' cultivée en bio par une douzaine de producteurs sur une surface d'environ au total en 2021 (soit environ 5 % de la sole bananière)Josiane Champion, « La banane certifiée bio commercialisée sur le marché local », Guadeloupe La , 19 mars 2021..

Autres cultures Le développement de l'arboriculture fruitière repose principalement sur l'exploitation du café ( produites en 2018 – alors qu'historiquement il s'agissait de la deuxième plus importante production agricole de l'île depuis son introduction sur la Basse-Terre vers 1720 par Gabriel de Clieu Gérard Lafleur, La culture du café en Guadeloupe, de son introduction à sa quasi-disparition, in Bulletin de la Société d'Histoire de la Guadeloupe, , , septembre–décembre 2006.), du cacao et de la vanille pratiquée principalement dans les zones montagneuses de Basse-Terre, héritières des habitations historiquesArboriculture fruitière, Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Guadeloupe, consulté le 7 février 2020.. Ces activités sont cependant des cultures de niches destinées à la consommation locale et aux échanges marchands touristiques.

Quant aux cultures fruitières et maraîchères, mis à part la culture du melon (largement exportatriceE. Rayapin et R. Lami et B. Pelmard, « Melon à l'export : le pic de production », Guadeloupe La , 3 avril 2021.), elles ne parviennent pas à couvrir les besoins des . Chaque année, l'île doit importer environ de fruits et de légumes. Il faut noter un déclin progressif de l'activité agricole devant la très rude concurrence des pays d'Amérique latine et d'Afrique, et ce à cause du faible coût de leur main d'œuvre. Les cultures vivrières sont quasiment inexistantes. Le secteur agricole survit aujourd'hui grâce aux subventions venant de l'Europe et grâce à certaines politiques « protectionnistes françaises ».

Secteur secondaire Avec un tissu industriel fort réduit, l'essentiel de l'activité réside dans la transformation des produits agricoles (rhum de Guadeloupe, sucre, eaux Matouba ou Capès) et de produits d'importation (ciment, farine).

Dans les années 1880, la Guadeloupe possédait 22 usines.

Secteur tertiaire Ce secteur est divisé principalement en deux branches : le secteur public qui regroupe les fonctionnaires (près de 25 % des actifs) et le tourisme. Le tourisme en Guadeloupe est très fortement dopé par les politiques françaises (politique fiscale sur l'investissement outre-mer, déréglementation du trafic aérien). Toutefois, ce secteur est fortement mis à mal de nos jours par les très faibles coûts des autres destinations antillaises (Cuba, République dominicaine).

Bilan La Guadeloupe apparaît dans son environnement régional (la Caraïbe) comme un îlot de richesse, de par son taux d'alphabétisation, des prestations sociales et un système de santé équivalent à ceux des pays développés.

Emploi en Guadeloupe L'Agence régionale guadeloupéenne pour l'emploi (ARGE) est un organisme d'insertion qui a pour objet d'accompagner les demandeurs d'emplois vers l'emploi, mettre à la disposition des entreprises et des collectivités une banque de cv, aider les entreprises dans leur gestion et leur politique de recrutement, soutenir les politiques d'emploi des collectivités locales et leur fournir une assistance technique en vue de résorber le chômage en Guadeloupe.

Les résultats du recensement de la population 1999 sont provisoires (). Les unités urbaines sont constituées selon la délimitation réalisée à l'occasion du recensement de la population 1990.

Notes et références

Annexes Articles connexes Rhum de Guadeloupe Crise de l'eau en Guadeloupe Loi visant à garantir la qualité de l'offre alimentaire en outre-mer Bouclier qualité-prix

Bibliographie Josse-Alaterre G., 2011 : « Guadeloupe : PhytObôkaz, les belles ressources de l'or vert » Alim'agri, magazine du Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire Supplément au (juillet-août-) - Josse-Alaterre G., 2011 : « Melons Philibon : l'excellence des fruits du Quercy aux Antilles » Alim'agri, magazine du Ministère de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche, de la ruralité et de l'aménagement du territoire Supplément au (juillet-août-) -

Liens externes De la pharmacologie à l’application du pharmacien à l’entrepreneur (la création de phytobokaz) Portail des offres d'emploi

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