Étables-sur-Mer est une ancienne commune française située dans la baie de Saint-Brieuc dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne. Depuis le elle est une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Binic-Étables-sur-Mer et fait part du pays historique du Goëlo.

Géographie

Étables-sur-Mer fait partie du littoral de la Côte du Goëlo, entre Binic et Saint-Quay-Portrieux. Une localisation plus générale situe Étables-sur-Mer entre Saint-Brieuc et Paimpol. La commune fait partie de Saint Brieuc Armor Agglomération.

Toponymie Le nom de la localité et attesté sous les formes Stabulis et Establa en 1202, Estable en 1206, de Stabulis en 1232, 1260, 1296 et en 1307, Estable en 1420, 1486, en 1490 et au , Estables en 1717 et Etables dès 1725.

Étables-sur-Mer s'appelait autrefois Étables-les-Grottes, en référence aux diverses grottes que l'on peut trouver dans le granit en bord de mer. Le nom est devenu Étables-sur-Mer par décret du .

Selon Hervé Abalain, le nom de la localité est une francisation de la forme bretonne (au sens « étable, bergerie », puis « auberge, hôtellerie »), qui procède elle-même d'un ancien stabulum.

En breton, le nom est attesté depuis près d'un siècle sous la forme Staol. Auguste Brizeux mentionne que la localité est nommée « Staol » par les Bretons bretonnants au .. Marsel Klerg a recueilli à Quemper-Guézennec et à Saint-Gilles-les-Bois une prononciation qu'il a retranscrite sous la forme « Stol ». Bernard Tanguy transcrit la forme bretonne parlée sous la forme Stol.. L'Office public de la langue bretonne préconise également l'emploi de la forme Staol en breton..

En gallo, la prononciation de la localité a été rapportée par Henri-François Buffet sous la forme « Etabe » en 1954.. Bernard Tanguy transcrit la forme gallèse parlée sous la forme Etab.

Dans une étude consacrée aux toponymes bretons de Haute-Bretagne et publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 12,2 % des toponymes de l'ancienne commune sont d'origine bretonne bretons.

Histoire Moyen Âge Étables-sur-Mer existe comme paroisse depuis 1202. Elle dépend de l'abbaye de Beauport entre 1202 et la Révolution française.

En fondant l'Abbaye de Beauport pour les Prémontrés en 1202, Alain d'Avaugour, juveigneur de Bretagne et comte de Goëlo, donna à ladite abbaye les six grandes paroisses du Goëlo : Pordic, Étables, Plouvara, Plélo, Plouézec et Plouha, de sorte que Plouha était administré par un religieux de l'abbaye qui portail le titre de prieur-recteur. Les autres paroisses étaient desservies par des prêtres séculiers..

Révolution française Étables devient une municipalité en 1790.

Époque contemporaine Naissance de la station balnéaire En 1891 la population d'Étables est de répartie dans de nombreux villages. Bien qu'elle compte plusieurs marins seuls 13 habitants vivent près de la mer, à La Grêve. Si le tourisme en Bretagne commence à se développer depuis quelques décennies, entre Saint-Brieuc et Saint-Quay, il faut attendre 1890 et le "Grand train" Paris-Saint-Brieuc. Les débuts de la station balnéaire sont à associer à un riche industriel versaillais, Oscar Legris, qui a fait fortune grâce à ses sachets de teinture pour textile "La Kabiline". En 1897 Oscar Legris rencontre Jean-Marie Heurtel, le nouveau maire d'Étables, et un projet de station balnéaire à la plage de Godelin prend forme. En 1905, malgré l'opposition de nombreux propriétaires et cultivateurs, l'aménagement de la plage et des accès sont réalisés et Oscar Legris fait construire : - sa villa "La Persévéranza" (aujourd'hui château Legris); - dix-sept villas mises en location (avenue Victoria, prénom de son épouse); - un quai au Van Burel pour les canots à moteur et sur la plage de Godelin. Il fonde également une société de bain de mer dotée d'un ensemble de bains chauds (eau de mer chauffée au bois) et de 91 cabines (reprise par la commune en 1961).

Guerres du Le monument aux Morts porte les noms de 136 soldats morts pour la Patrie : 101 sont morts durant la Première Guerre mondiale. 33 sont morts durant la Seconde Guerre mondiale. 1 est mort durant la guerre d'Algérie. 1 est mort durant la guerre d'Indochine.

30 marins d'Étables auront péri en mer lors des deux conflits mondiaux.

Le les instituteurs André Lefebvre et Marcel Leroy, qui se dirigeaient à bicyclette vers Lanloup pour une mission de résistance furent tués par les Allemands, le premier à Plouézec, le second à l'Épine-Halle en Étables, après avoir été torturés.

Né en 1925 à Étables-sur-Mer, Pierre Le Cornec était étudiant au lycée Anatole Le Braz. Avec trois autres camarades du lycée (Georges Geffroy, Pierre Jouany et Yves Salaün), il tenta de dérober par la force à un soldat allemand une sacoche contenant des documents. L'affaire tourna mal et il fut contraint de l'abattre. Après dénonciation, les quatre lycéens furent arrêtés et affreusement torturés. Ils furent fusillés le 21 février 1944 au Mont-Valérien. Pierre Le Cornec avait 19 ans.

Le , les conseils municipaux des communes d'Étables-sur-Mer et de Binic votent la fusion des deux communes. Par un arrêté préfectoral du , elle devient effective le 2016.

Politique et administration Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires délégués

Démographie

Lieux et monuments Édifices religieux Église Saint-Jean-Baptiste. Chapelle Notre-Dame d'Espérance. Calvaire de la rue Louais, classé monument historique en 1918.

Bâtiments civils Manoirs

Manoir du Bigneau ou Bignot : situé au 49, rue du Bignot à Étables-sur-Mer. Construction du , logis de plan rectangulaire en moellons de granite et schiste dans une cour fermée, l'ancienne élévation orientée sud/sud-ouest. Bâtisse à 5 travées de baies régulières, couvertes d'un linteau à intrados en segment. Il comprend en son centre une tour, demi hors d'œuvre de plan carré abritant un escalier desservant les pièces de l'étage sous un toit en pavillon et un comble abrité sous un long toit à pans, avec pignons découverts à crossettes, ouvert à l'avant de trois lucarnes à croupes débordantes. À l'arrière se trouve un corps de bâtiment rapporté recouvert d'un toit brisé à croupes, percés de lucarnes à fronton. Pignon triangulaire et sommé de deux épis de faîtage en zinc. Manoir des Noës. Manoir de la Ville-Durand : dit parfois « Saint-Michel », construction des -, sur la route de Landujan au 1, rue Favigo. Le premier propriétaire connu est François Lestic, anobli en 1548, par Henri II. Avant 1514, ce manoir est la propriété de Roland de Beaulieu. Mais en 1513, il appartient à la famille CallouelInfobretagne.. On accède au domaine par une grande porte cochère dont la porte piétonne du , ouvre sur une grande allée menant au logis dont les baies sont vitrées à petits carreaux. La tour d'escalier circulaire est en demi hors d'œuvre sur l'angle anterieur gauche. Tours d'angle, jardins closPatrimoine des communes des Côtes - d'Armor, éditions Le Flohic, .. Louis Marie Faudacq, peintre douanier en a réalisé un dessin à la plume et Henri Frotier de La Messelière en a fait un croquis date du . Manoir de Sieurnes : logis en moellons de granite et schiste daté du , avec une tour d'escalier en demi hors d'œuvre sur élévation postérieure coiffée d'un toit en pavillon et d'un corps de bâtiment en retour d'équerre à droite, qui présente également une tour d'escalier circulaire sur l'angle droit et coiffée d'un toit conique. À l'entrée de la cour trône le colombier du domaine, coiffé d'un toit conique. Ce fief relevait de la seigneurie de la Roche-Suhart. Henri Frotier de La Messelière nous donne le nom de quelques propriétaires : au à la famille James ; puis aux Le Veneur de Kerempat ; au à la famille de Carluer de Rumèdon ; aux Sieurnes par acquisition en 1700. À partir du , aux Kersaint-Gilly de la Ville-Colvé (vicomte de Kersaintgilly)Patrick Pichouron, inventaire du patrimoine culturel de Bretagne..

Les villas Legris Entre 1897 et 1905, Oscar Legris, un industriel versaillais, fait construire à proximité de la plage des Godelins 17 villas qui portent toutes un prénom féminin : Amélie, Béatrix, Charlotte, Denise (aujourd'hui Saint-Denis), Élisabeth, Flore, Germaine (Henri), Henriette, Isabelle, Jeanne, (Ker Odon), Lucie, Madeleine (la Korrigane), Noémi, Olga, Praxède, Radegonde et Solange..

Autres villas la villa Le Caruhel, inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du . La villa Ker Uhella, ainsi que celle de et l'ancien hôtel des Godelins sont décorées par Isidore Odorico.

Sites naturels Plages la plage des Godelins :Oscar Legris monte les premières cabines de bain sur la plage des Godelins à partir de 1897. Il finance ensuite l'aménagement d'un quai ; la plage du Moulin ; la plage du Vau Chaperon ; la plage du corps de garde.

Personnalités liées à la commune Eugène Anthiome, compositeur et professeur au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, y est mort en 1916. René-Yves Creston, peintre et sculpteur, y est mort en 1964. Raymond Domenech et Estelle Denis, l'ex-sélectionneur de l'équipe de France (2004-2010) et son ex-compagne, journaliste sur M6, puis sur TF1 possèdent une résidence secondaire à Étables-sur-Mer.. Mère Théodore Guérin (1798-1856), sainte catholique, fondatrice d'un ordre de religieuses aux États-Unis est née à Étables. Elle a été béatifiée par le pape Jean Paul II en 1998 et canonisée par le pape Benoît XVI le . Marc Thiercelin, le skippeur français du Vendée Globe en 1997, a notamment été de directeur du club de voile d'Étables au Godelin de 1983 à 1995.

Héraldique

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Marie-Françoise Holley, Étables-sur-Mer, Saint-Thonan : Édition Cloître, 2000. Étables-sur-Mer, Histoire d'une station balnéaire, Étables entre Terre et Mer, Association locale,

Articles connexes Liste des communes des Côtes-d'Armor

Liens externes

Site de l'Office de Tourisme d'Étables-sur-Mer Étables-sur-Mer sur le site de l'Institut géographique national

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