Le chemin de fer de Guise au Catelet est une ancienne ligne de chemin de fer secondaire réalisé sous le régime des voies ferrées d'intérêt local et qui a relié ces deux villes du département de l'Aisne entre 1900 et 1951. La ligne est construite à l'écartement métrique.
Elle était l'une des lignes du réseau départemental de chemins de fer secondaires de l'Aisne.
Histoire La ligne de chemin de fer secondaire reliant Guise au Catelet a été déclarée d'utilité publique par la loi du au bénéfice du département de l'Aisne sur Gallica..
À l'origine Mathieu Michon, entrepreneur de travaux publics, en avait obtenu la concession jusqu'à, théoriquement, 1971 et avec l'aide financière de la compagnie des chemins de fer du Nord. Il transfère ses droits à la Compagnie du chemin de fer d'Intérêt local de Guise au Catelet, ce qui est approuvé par un décret du sur Gallica.. Cette compagnie change de nom à l'occasion de l'ouverture du chemin de fer de Roisel à Hargicourt, et devient la Compagnie des chemins de fer d'intérêt local du Nord de la France sur Gallica.
La ligne est détruite en partie pendant la Première Guerre mondiale et, la compagnie ayant refusé de prendre à sa charge sa reconstruction, celle-ci est assurée par un séquestre. L'exploitation reprend en 1922, assurée par la compagnie des chemins de fer secondaires du Nord-Est, et la procédure de déchéance du concessionnaire initial est engagée en 1925.
En 1935, l'exploitant teste une desserte mixte rail et route, mais l'exploitation ferroviaire se poursuit jusqu'au service d'été 1951. La ligne est déclassée par décret du ..
Infrastructure
Les lignes La ligne, comprenant un rebroussement à Bohain, avait une longueur cumulée de , dont les périodes d'exploitation ont été les suivantes. : Le Catelet - Bohain - Lesquielles-Saint-Germain, , ouverture en 1900, fermeture en 1951 ; Lesquielles-Saint-Germain - Guise, , ouverture en 1901, fermeture en 1954.
Gares et stations Les bâtiments des gares étaient construits en brique de manière assez modeste, sans fenêtres à l'étage côté voies, et avec une petite halle à marchandises accolée.
La ligne avait son terminus en gare du Catelet-Gouy des chemins de fer du Cambrésis.
La gare de Bohain comprenait le dépôt de la compagnie et était en cul-de-sac, ce qui obligeait les trains à rebrousser, après que la locomotive ait été tournée au dépôt.
L'autre terminus était en gare de Guise, entre la voie de la Compagnie du Nord Laon - Wassigny et au Cateau et celle de la Compagnie du chemin de fer de Saint-Quentin à Guise. Les deux lignes étaient parallèles jusqu'à Lesquielles-Saint-Germain, où elles se séparaient.
+ Les gares et ouvrages d'art de la ligne à voie métrique de Gouy-Le Catelet à Guise. Gares et stations PKLes points kilométriques sont ceux mentionnés au Livret Chaix de mai 1914
Les gares à l'origine. État en 2017. Le Catelet - Gouy La gare de Gouy, mise en service en 1888, était à l'origine située sur la ligne du Cambrésis. Par la suite, elle devient également gare origine de la ligne du Catelet à Guise (1900-1950). Elle a cessé de fonctionner en 1954 et est aujourd'hui une habitation. 40 vignette|centre|La rue de la gare de Gouy-le-Catelet en 1909 avec le réservoir d'eau au fond. vignette|centre|La gare de Gouy-le-Catelet en 1909. vignette|centre|La gare de Gouy aujourd'hui. Beaurevoir La gare de Beaurevoir est aujourd'hui une habitation. 35 thumb|center|Bordereau des expéditions Grande Vitesse et Petite Vitesse au départ de la gare de Beaurevoir en Février 1941. vignette|centre|La gare de Beaurevoir vers 1910. vignette|centre|La gare de Beaurevoir de nos jours. Ponchaux La halte était située près du hameau de Ponchaux, au lieudit Genève, au bord de la Chaussée Brunehaut. Comme toutes les haltes de la ligne, c'était un simple abri en briques permettant aux voyageurs en attente de s'abriter. Il n'y avait pas de chef de gare et le train ne s'arrêtait s'il y avait des voyageurs. Aucune trace de cette halte de nos jours. Mention écrite sur les horaires : Arrêt facultatif pour prendre des voyageurs qui font signe au mécanicien et pour ceux qui ont prévenu le conducteur de train.33vignette|centre|Le hameau de Genève et son café vers 1930.vignette|centre|Carte montrant les gares et la halte de Ponchaux.vignette|centre|Horaire des trains à l'ouverture de la ligne, mentionnant l'arrêt de Ponchaux. Ramicourt La gare de Ramicourt a été démolie dans les années 70 pour laisser la place à un silo à grains. 30 vignette|centre|La gare de Ramicourt vers 1915. vignette|centre|Autre carte postale de la gare de Ramicourt vers 1910. vignette|centre|Emplacement de la gare. Montbrehain La gare de Montbrehain est aujourd'hui une habitation. 28 vignette|centre|Accident sur la voie en 1902. vignette|centre|La gare de Montbrehain vers 1910. vignette|centre|La gare aujourd'hui. Brancourt-le-Grand La gare a été mise en service vers 1910 et est aujourd'hui une habitation. 25 vignette|centre|La gare de Brancourt vers 1910. vignette|centre|La gare de Brancourt vers 1910. vignette|centre|La gare aujourd'hui. Gare de Bohain La gare est située sur la ligne de Creil à Jeumont, qui a été mis en service en 1857 par la compagnie des chemins de fer du Nord (axe Paris-Bruxelles). De 1900 à 1950, la gare de Bohain était également desservie par la ligne de Gouy-Le Catelet à Guise. 20 vignette|centre|Le pont de la ligne Le Catelet-Guise qui enjambait la ligne Creil-Jeumont détruit par les Allemands en 1918. vignette|centre|La gare de Bohain vers 1925. vignette|centre|La gare aujourd'hui. Bohain-Ville La gare de Bohain-Ville était construite à la sortie de Bohain-en-Vermandois, sur la route de Fresnoy-le-Grand. 19 vignette|centre|Horaire des trains de la ligne en 1946 avec arrêt à Bohain-Ville. vignette|centre|Journal relatant l'ouverture de la ligne le 15 octobre 1900. Seboncourt La gare de Seboncourt est aujourd'hui une habitation. 15 vignette|centre|Horaire de la ligne en 1900. vignette|centre|La gare de Seboncourt vers 1910. vignette|centre|La gare aujourd'hui. Aisonville - Bernoville La gare d'Aisonville - Bernoville est aujourd'hui une habitation. 11 vignette|centre|La gare d'Aisonville-et-Bernoville vers 1910. vignette|centre|Autre carte postale de cette gare avant 1914. vignette|centre|La gare aujourd'hui. Grougis La gare de Grougis est aujourd'hui une habitation. 10 vignette|centre|La gare de Grougis vers 1910. vignette|centre|La gare de Grougis vers 1910. vignette|centre|La gare aujourd'hui. Vadencourt - Verly La gare de Vadencourt-Verly a été mise en service en 1875 sur la ligne de Guise-Busigny avant d'être également utilisée, à partir de 1900, par la ligne de Gouy-Le Catelet à Guise ; Elle a cessé de fonctionner en 1966 et est aujourd'hui incluse dans une entreprise agricole. 6 vignette|centre|Carte de la bifurcation des lignes à Vadencourt. vignette|centre|La gare de Vadencourt vers 1910. vignette|centre|La gare aujourd'hui. Le pont de Vadencourt Trois ponts existaient sur la ligne Guise-Le Catelet : Le pont situé dans la montée entre Brancourt et Bohain, en face de la ferme de le Haute-Cour, sous lequel passait la route d'accès à la ferme de Brancoucourt Le pont de Bohain qui permettait le franchissement de la ligne Creil-Jeumont Le pont de Vadencourt par lequel les deux voies des lignes Guise-Wassigny et Guise-Le Catelet enjambaient le canal de la Sambre à l'Oise. Cet imposant pont métallique construit au-dessus du bief de l'écluse n'existe plus de nos jours. Seuls persistent les deux piliers de briques. 6 vignette|centre|Le pont métallique vers 1910. vignette|centre|Autre carte postale du pont de Vadencourt vers 1910. vignette|centre|Piliers de briques de l'ancien pont. Lesquielles La gare de Lesquielles-Saint-Germain a été mise en service en 1875 sur la ligne de Guise - Busigny avant d'être également utilisée, à partir de 1900, par la ligne de Gouy-Le Catelet à Guise. Inutilisée à partir de 1966, elle est aujourd'hui dans une habitation. Les deux lignes, l'une à voie métrique et l'autre à écartement normal, se côtoyaient. 6 vignette|centre|La gare vers 1910 avec le départ d'un train. vignette|centre|La gare vers 1910. vignette|centre|La gare aujourd'hui. Guise De 1875 à 1966, Guise a eu important trafic ferroviaire.La gare, inaugurée en 1892, est aujourd'hui désaffectée et transformée en habitation.Cette gare fut d'abord le point d'arrivée de la ligne Saint-Quentin – Guise exploitée de 1875 jusqu’en 1966.En 1896, elle est desservie par la ligne Laon - Guise -Le Cateau puis de 1900 à 1950, elle est le terminus de la ligne de Gouy-le-Catelet à Guise.Enfin, de 1910 jusqu’en 1976, elle est sur la ligne qui relie Guise à Hirson. 0 thumb|center|La gare de Guise avant la guerre 14. thumb|center|La gare de Guise a subi de nombreux dégâts au cours de la guerre 14-18. thumb|center|La gare aujourd'hui.
Ouvrages d'art
Il existait un pont sur la Sambre, près de Lesquielles-Saint-Germain, parallèle à celui du grand réseau. Le pont de la ligne a été détruit en 1940, au début de la Seconde Guerre mondiale. En 1946, celui du grand réseau a été équipé d'une voie à quatre files de rail pour être utilisable par la voie métrique de Guise au Catelet .
Embranchements particuliers La ligne desservait la sucrerie de Bohain.
Exploitation Desserte À l'ouverture de la ligne, celle-ci était desservie par deux trains aller-retour quotidiens, avec rebroussement à Bohain, qui était une gare en impasse. En 1910, un troisième train est ajouté.
Après la reconstruction de la ligne en 1922, la Compagnie du Nord-Est fait circuler deux trains aller-retour journaliers, complétés d'un service partiel entre Bohain et Vadencourt.
En 1935, le service des voyageurs est assuré par autocars, mais rétabli sous forme ferroviaire pendant la Seconde Guerre mondiale avec une exploitation séparée des deux branches de la ligne, assurée par un à trois AR journaliers, selon le jour de la semaineHenri Domengie et José Banaudo, op. cit. en bibliographie..
Matériel roulant
Le matériel roulant avait été conçu de manière à permettre les échanges avec la ligne des chemins de fer du Cambrésis. De ce fait, il était équipé d'un attelage central encadré de deux tampons, disposition rare pour les chemins de fer à voie métrique où le matériel était généralement équipé d'un tamponnement central situé au-dessus de l'attelage. Ce système fut abandonné après la Première Guerre mondiale.
Locomotives à vapeur N° 101 à 103, type 030T, livrées par Corpet-Louvet en 1899, n° construction 740 à 742, poids à vide 17 tonnesListe de construction Corpet-Louvet. Une quatrième machine, identique, est acquise en 1909. La compagnie du Nord-Est fit circuler sur la ligne, lors de la reprise de l'exploitation en 1922, plusieurs de ses locomotives originaires d'autres réseaux : des 130T série 1 à 15 des chemins de fer départementaux de l'Aisne (CDA) et des 030T des Chemins de fer de la Banlieue de Reims (CBR).
Autorails En 1928, deux automotrices à essence à deux essieux type RS4 construites par Scemia et prélevées sur une série de 6 engins construits pour la ligne de Sens à Nogent-sur-Seine. Autorail Brissonneau et Lotz de 1936, acquis en 1948 après la Deuxième Guerre mondiale d'occasion auprès du réseau des chemins de fer économiques des Charentes. Il portait l'immatriculation BL-12.
Voitures à voyageurs En 1927, on comptait 9 voitures de et classe à l'époque du premier exploitant, et déclassées en et par la compagnie des chemins de fer du Nord-Est. Elles étaient dotées d'un système de chauffage à air chaud, spécifique au réseau.
Wagons de marchandises Toujours à la même époque, le parc de wagons de marchandises était de 61 wagons, principalement des tombereaux.
Matériels préservés
Notes et références
Annexes
Bibliographie .
Articles connexes Chemin de fer secondaire • Voie ferrée d'intérêt local