La discographie de Wings comprend les publications de ce groupe à formation variable, constitué autour de Paul et Linda McCartney ainsi que Denny Laine, entre sa formation en 1971 et ses derniers enregistrements, en 1979.
Le groupe a ainsi publié sept albums studio en huit ans, tous ayant atteint le top 10 américain et le top 20 britannique, et la plupart ayant connu un bon accueil critique. Un album live a également été publié à partir d'une tournée de 1975, et deux compilations. Enfin, le groupe a publié une trentaine de singles, dont Mull of Kintyre, qui bat en 1977 le record du disque le plus vendu au Royaume-Uni.
Albums Albums studio Entre 1971 et 1979, Wings publie sept albums studio. Le premier est , rapidement enregistré et publié en . Le fait que le nom de Paul McCartney n'apparaisse pas sur la pochette, le manque de marketing et l'absence de single contribue à lui faire connaître un succès commercial limité. L'accueil critique est également assez froid, jugeant le disque réalisé trop hâtivement. L'année 1972 étant consacrée à des concerts et singles, Wings ne publie un nouvel album qu'en avec . La leçon est cette fois-ci retenue, et le visage de McCartney apparaît en gros plan sur la pochette. L'album, guidé par un single efficace () atteint la première place des charts aux États-Unis et connaît un bon accueil critique. Rétrospectivement, cependant, au vu de la production future du groupe, est souvent vu comme un album plutôt paresseux.
Toujours en 1973, c'est à trois que Wings s'engage dans la production agitée de l'album qui devient leur plus grand succès, . Publié en novembre, il monte en tête des classements des deux côtés de l'Atlantique et assoit la popularité du groupe. Il fait par la suite l'objet de plusieurs rééditions agrémentées de bonus. En 1975, le disque reçoit un Grammy Award. C'est peu après qu'est publié dont la forme musicale est souvent mise en parallèle avec celle de son prédécesseur. Il connaît à nouveau un grand succès commercial. Les critiques, en revanche, se révèlent plus mitigées : tout en reconnaissant de grandes qualités musicales, elles lui reprochent des thèmes souvent jugés trop mièvres.
En 1976, à la veille d'une tournée, le groupe sort un nouvel opus préparé dans l'urgence, . McCartney y répond à la critique qui voulait qu'il occupe une trop grande place dans les albums de Wings. Cette fois-ci, certaines de ses compositions sont interprétées par les autres membres du groupe, et quelques-unes sont écrites par eux. Les critiques déplorent pourtant cette fois-ci le manque d'homogénéité du disque, déplorant que les compositions de McCartney soient moins mises en valeur lorsqu'il ne les interprète pas. Malgré cela, l'album trouve son public (aidé par la grande tournée qu'effectue alors le groupe) et atteint à nouveau les sommets des charts.
En 1978, Wings, à nouveau réduits à trois, publie , un disque moins commercial que ses prédécesseurs. La critique le reçoit de façon plutôt positive, tout en s'étonnant de l'absence du hit publié l'année précédente, , que McCartney a radicalement refusé d'inclure. Le disque connaît un bon parcours dans les classements, notamment aux États-Unis où il se classe deuxième, ne parvenant pas à détrôner la bande originale de . L'année suivante, le groupe publie son dernier album, : séduit par la vague punk, McCartney y inclut plusieurs rocks très vifs, tout en y plaçant certaines ballades plus calmes. La critique se montre mitigée, notamment concernant ce mélange de genres ; mais c'est surtout d'un point de vue commercial que le disque déçoit. S'il atteint de façon honorable les top 10 des deux côtés de l'Amérique, la maison de disques attendait de meilleurs résultats.
AnnéeAlbumCharts britanniquesCharts américains1971Wild Life1973Red Rose Speedway1973Band on the Run1975Venus and Mars1976Wings at the Speed of Sound1978London Town1979Back to the Egg
Compilations Deux compilations centrées sur l’œuvre de Wings ont été publiées, l'une pendant la période d'activité du groupe, et l'autre vingt ans après. La première, , sort en 1978 : elle présente à l'époque l'avantage de regrouper plusieurs chansons qui n'ont, jusque-là, été publiées qu'en single. On y trouve également plusieurs chansons issues de , publié avant la formation de Wings, mais que McCartney considère comme la genèse du groupe. Malgré la publicité qui lui est faite, il atteint des scores modestes, et est depuis rendu obsolète par les publications suivantes. C'est en 2001 qu'est réalisée une nouvelle compilation du groupe, en marge du film Wingspan, documentaire sur l'histoire du groupe réalisé par Mary McCartney. L'album, intitulé , contient deux disques. Le premier regroupe des chansons ayant connu un grand succès commercial, et le second des chansons qui ont une importance particulière aux yeux de leur auteur. L'ensemble est particulièrement apprécié par la critique et connaît un bon succès commercial. Il est cependant relevé qu'alors que le disque, par son titre et sa pochette, revendique clairement l'héritage de Wings, plusieurs chansons proviennent également de cinq albums publiés en solo par McCartney entre 1970 et 1984.
McCartney a également, durant sa carrière solo, publié la compilation en 1987. Si elle contient plusieurs chansons de Wings, elle n'est cependant pas incluse dans leur discographie. Les œuvres interprétées en solo y occupent en effet une plus grande proportion.
AnnéeAlbumCharts britanniquesCharts américains1978Wings Greatest2001Wingspan: Hits and History
Album live S'ils ont effectué plusieurs tournées durant leurs dix ans d'existence, Wings ne publie qu'un album live, issu de leur tournée américaine de 1976. Le groupe est alors composé, outre son noyau formé par Denny Laine, Paul et Linda McCartney, du guitariste Jimmy McCulloch et du batteur Joe English. L'album est publié plusieurs mois après la tournée, McCartney se chargeant de sélectionner les meilleures prises parmi les 800 heures d'enregistrements disponibles. Dans la mesure où le musicien désire que la totalité d'un concert soit présente sur , soit 28 chansons, l'album est triple. Ce format onéreux, couplé au fait que les albums live ont généralement un succès moindre que les albums studios, n'empêche pas d'être un succès commercial, notamment aux États-Unis où il devient .
AnnéeAlbumCharts britanniquesCharts américains1976Wings over America
Singles L'année 1972 voit la publication de trois singles de Wings, dont deux sont victimes de censure. Le premier, est une des rares chansons contestataires composées par Paul McCartney. Si elle rencontre un grand succès en Irlande du Nord et se classe bien dans les charts, elle ne fait pas l'unanimité chez les critiques, et se voit interdite de diffusion dans plusieurs pays. Le single suivant ne risque en revanche pas de souffrir de censure puisqu'il s'agit d'une chanson pour enfants, , qui divise le public. Le troisième single de l'année, , est à son tour censuré par la qui y voit des allusions à la drogue, ce qui ne l'empêche pas de connaître un certain succès, de même que sa face B, .
Au début de 1973, précédent le succès de , la ballade atteint la tête des classements américains, signe de la montée en puissance du groupe. La même année, McCartney est invité à composer la chanson originale du nouveau James Bond. Intitulée et interprétée par Wings, la chanson connaît un grand succès critique et devient un temps forts des concerts du groupe, puis de McCartney en solo. En octobre, le groupe frôle les tops 10 avec , un rock qui annonce (et figure sur l'édition américaine de l'album). Succèdent plusieurs singles issus de l'album (dont un, , n'est publié qu'en Europe continentale et en Australie), qui connaissent un bon succès : la chanson titre arrive en tête des classements américains, avec une face B inédite, , thème instrumental composé pour une série télévisée.
L'année 1974 voit une production discographique limitée pour Wings, qui ne publient sous leur nom (outre les dérivés de ) que le rock permettant au groupe de présenter au public ses deux nouveaux membres, Geoff Britton et Jimmy McCulloch. Le groupe publie la même année, sous le nom de , le single , composée longtemps auparavant par James McCartney, père de Paul. Le disque est avant tout un hommage familial au retentissement mineur.
1975 et 1976 voient uniquement la publication en single de chansons issues des albums et . Si, parmi eux, certains se classent très bien et atteignent parfois la tête des charts ( et la réponse aux critiques ), d'autres, comme , comptent parmi les plus grands échecs commerciaux du groupe.
Pour commencer l'année 1977 en poursuivant la promotion de l'album live , Wings en publie un extrait, , grand succès de McCartney en solo, qui n'avait pas été publié en single dans sa version studio. Le succès de la version live reste modéré comparé à celui de l'album dont elle est issue. Le groupe publie également, de façon masquée par le pseudonyme de un single composé et interprété par Linda McCartney, . L'anonymat de la publication contribue à son manque de succès. À l'inverse, la même année, Denny Laine et Paul McCartney publient ce qui est le plus grand succès en single du groupe, la ballade écossaise , qui bat au Royaume-Uni le record de vente établi en 1963 par les Beatles avec . Aux États-Unis, en revanche, la chanson ne connaît aucun succès, au point que la maison de disques met finalement en avant sa face B, .
En 1978 et 1979, les singles publiés sont pour la plupart issus des albums et . Leur succès est généralement modeste, à l'exception de , qui devient aux États-Unis. Un seul inédit est publié, en 1979, le disco , que McCartney a écarté du dernier album studio du groupe, et qui atteint la cinquième place des classements, des deux côtés de l'Atlantique. Enfin, en 1980, Wings publie un single qui préfigure la carrière de Paul McCartney en solo. est en effet issue de son album solo McCartney II, qu'il a enregistré seul, en jouant de tous les instruments. En face B est proposée une version live enregistrée par Wings. Si le single connaît un grand succès des deux côtés de l'Atlantique, c'est la version de Wings qui atteint le sommet des charts en Amérique.
La différence entre le travail de McCartney en solo et celui avec Wings a parfois été jugée nulle du point de vue du rôle de celui-ci, y compris par certains des membres du groupe. L'ex-Beatles ne se prive ainsi pas d'utiliser une partie du matériel enregistré à l'époque dans sa discographie solo. En 1985, la face B du single est ainsi , mis au point durant les sessions de dix ans plus tôt. De la même manière, , en 1989, est accompagnée de deux chansons de Wings, et .
Singles de Wings Année Single Classements britanniques Classements américains1972Give Ireland Back to the Irish1972Mary Had a Little Lamb1972Hi, Hi, Hi1973My Love1973Live and Let Die1973Helen Wheels1973Jet1973Mrs VandebiltNon publiéSingle uniquement publié en Europe continentale et Australie.Non publié1974Band on the Run1974Walking in the Park with EloiseComposition de James McCartney, père de Paul, enregistrée sous le nom de Country Hams et publiée de façon confidentielle. — —1974Junior's Farm1975Listen to What the Man Said1975Letting Go1975Venus and Mars/Rock Show —1976Silly Love Songs1976Let 'Em In1977Maybe I'm Amazed (live)|align="center"| |align="center"| |- |align="center"|1977 |align="center"|Seaside WomanChanson de Linda McCartney, créditée . — 1977Mull of Kintyre —La face B de Mull of Kintyre, Girl's School, atteint cependant la .1978With a Little Luck1978I've Had Enough1978London Town1979Goodnight Tonight1979Old Siam, SirNon publié1979Getting Closer1979Arrow Through MeNon publié1980Coming Up
Participations