Sophie d'Arbouville, née Sophie Lecat de Bazancourt le à Paris et morte le dans la même ville, est une poétesse et nouvelliste française.

Biographie Née le , Sophie de Bazancourt est la fille de Jean Baptiste Maximilien Joseph Antoine Lecat, baron de Bazancourt, et d’Élisabeth Marie Constance Henriette d'Houdetot, son épouseActe de naissance du , reconstitué après le , Paris, Archives de Paris (vue 4/50) (dans l'ancien arrondissement, d'après la fiche reconstituée). Elle est la petite-fille de Sophie d'HoudetotToutes ces données biographiques se trouvent dans Madame d'Arbouville d'après ses lettres à Sainte-Beuve, 1846-1850 par Léon Séché ; voir Bibliographie. Elle fréquente dans le salon de celle-ci une société choisie. Léon Séché en fait ce portrait : Et Sainte-Beuve en a dit :

À 22 ans elle épouse le général François d'Arbouville, qu'elle suit dans ses campagnes. Sa santé s'en ressentira. Ne pouvant suivre le général en mission en Afrique elle retourne à Paris et y tient salon. Sa conversation, son amabilité et sa bienveillance sont reconnus de tous. Elle ne tient pas au succès et ses poésies paraissent en petit nombre, pour ses proches, et son couvert d'anonymat. Ses nouvelles publiées dans La Revue des deux Mondes le sont sans son consentement : (lettre à Sainte-Beuve). La revue ne publiera pas cette protestation, ayant l'assentiment du mari. Elle acceptera plus tard leur édition, mais au profit d'une œuvre caritative.

Elle habite au 10, place Vendôme et y tient un salon où l'on parle plus de poésie que de politique. Lamartine est un de ses poètes favoris.

Sainte-Beuve, son hôte le plus assidu, en fait sa muse, et lui dédie Le Clou d’orLe clou d'or : En me voyant gémir, votre froide paupière M'a refermé d'abord ce beau ciel que j'aimais, Comme aux portes d'Enfer, de vos lèvres de pierre, Vous m'avez opposé pour premier mot : Jamais ! (À Elle qui était allée entendre des scènes de l'opéra d'Orphée).

Elle ne lui cédera jamais, mais ils correspondent pendant 10 ans. L'été elle réside à Maisons-Laffitte ou Champlâtreux. Prosper Mérimée y est reçu, Chateaubriand y compose Les Martyrs. Malade (), atteinte d'un cancer, elle part en Ariège prendre les eaux de Celles puis rejoint son mari à Lyon. Les événements de altèrent sa santé car elle craint pour la vie du général

Le couple rentre à Paris et elle y meurt, le , après une longue maladie. Elle est inhumée trois jours plus tard au cimetière de Montmartre (division 21)Registre journalier d'inhumation, , cimetière de Montmartre, Archives de Paris.

Œuvres Le , la Revue des deux mondes publiait Le Médecin du village. Poésies et nouvelles ; Amyot, 1855 Volume 1 Lire en ligne Volume 2 Lire en ligne Marie Madeleine, Le Médecin de village, Résignation ; Amyot, 1876 Lire en ligne sur Gallica Une vie heureuse. Une famille hollandaise ; Amyot, 1876 Lire en ligne sur Gallica

Critique et jugement . Sainte-Beuve . Léon Séché

Notes et références

Annexes Bibliographie Léon Séché, Muses romantiques : Madame d'Arbouville d'après ses lettres à Sainte-Beuve : 1846-1850 : documents inédits, portraits, vues et autographe ; Mercure de France 1910 Lire en ligne sur Gallica

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