Le Syr-Daria ou Syr-Darya (en persan : sīrdaryā, ; en ouzbek : Sirdaryo ; en kazakh: Сырдария, ; en russe : Сырдарья ; en tadjik : Сирдарё ; retranscrit Syrdarya) est un fleuve d'Asie centrale, aussi connu sous le nom d'Iaxarte ou Jaxartes de son nom en grec ancien , ou Sayḥūn () en arabe moderne et dans la géographie du Moyen Âge arabo-musulman. En français du on l'appelle aussi Cach, Shash, Sirr, Sirt ou SihonPar exemple : John Pinkerton, Géographie moderne, 1804, pages 124-125 : Au sud des montagnes d’Argoun, la terre commence à devenir fertile, sur-tout aux lieux qu’arrose le Sirr, Sirt ou Sihon, qui est l’Iaxartes des anciens, nommé aussi le fleuve Shash, de la principale province […]. C'est l'un des deux principaux cours d'eau du bassin endoréique de la mer d'Aral, l'autre étant l'Amou-Daria. À l’époque soviétique, de vastes projets d'irrigation ont été conduits autour des deux fleuves, détournant leur eau vers les terres agricoles et provoquant, pendant l'ère post-soviétique, la quasi-disparition de la mer d'Aral, autrefois le quatrième plus grand lac du monde.

Histoire et étymologie vignette|Un pont qui traverse le Syr-Daria au Tajikistan. Le nom vient du persan et a longtemps été utilisé en Orient mais il est plus récent dans les écrits occidentaux : avant le , le fleuve était connu sous plusieurs versions de son ancien nom grecLes formes Sir-Daria et Amu-Daria sont attestées dès la fin du , dans l'article du Supplément de Panckoucke à l'Encyclopédie consacré à la mer d'Aral (tome premier, ) : . Il délimitait la limite septentrionale des conquêtes d'Alexandre le Grand à la suite de la Bataille de Jaxartes. Ici fut fondée en 329 av. J.-C. la cité d'Alexandria Eschatè (mot à mot : « Alexandrie la plus lointaine ») alors une garnison permanente, aujourd'hui connue sous le nom de Khodjent.

Syr-Daria signifie fleuve jaune (darya : « fleuve » en persan).

Le delta du Syr-Daria, avec la petite mer d'Aral, est désigné site Ramsar depuis le .

Géographie Ce fleuve endoréique possède deux sources dans la montagne de Tian Shan (« la montagne céleste » en mandarin) au Kirghizistan — le Naryn — et dans l'est de l'Ouzbékistan — le Kara-Daria. Il s'écoule sur plus de vers l'ouest puis le nord-ouest à travers le sud du Kazakhstan jusqu'à la mer d'Aral. Le long de sa route, il irrigue les cultures de coton les plus fertiles de toute l'Asie centrale, ainsi que les villes de Kokand, Khodjent, Kyzylorda et Turkestan.

Parmi ses affluents de la rive gauche : le Ak-Suu.

Un important système de canaux, construits au par les khans de Kokand, traverse les régions où coule le fleuve. Une expansion massive des canaux d'irrigation pendant l'ère soviétique pour l'irrigation des champs de coton fut la cause d'une catastrophe écologique dans la région. Le fleuve s'assèche bien avant d'atteindre la mer d'Aral, dont il reste peu de choses (par rapport à sa taille originelle).

Analyse de l'eau En raison des pollutions causées par l'exploitation de l'uranium au Kazakhstan dans le bassin du Syr-Daria depuis l'an 2000, des mesures de l'eau du Syr-Daria ont été réalisées en mai 2013 par des scientifiques de l'université d'Almaty et de l'université d'Helsinki (Finlande). Le niveau de concentration de l'uranium dans les eaux de surface varie entre 14 et 17 microgrammes par litre, soit autour de la limite recommandée par l'OMS pour l'eau potable fixée à 15 microgrammes par litreUranium, past and future Challenges - Procedings of the 7th International Conference on Uranium Mining and Hydrogeolgy.

Annexes

Articles connexes Liste de fleuves dans le monde classés par continent Amou-Daria

Liens externes

Notes et références

Catégorie:Cours d'eau au Kirghizistan Catégorie:Cours d'eau en Ouzbékistan Catégorie:Cours d'eau du Kazakhstan-Méridional Catégorie:Cours d'eau au Tadjikistan * Catégorie:Cours d'eau de l'oblys de Kyzylorda