L’abbaye de la Noë (parfois orthographiée la Noé) est une ancienne abbaye cistercienne, fondée au par des cisterciens de l'abbaye Notre-Dame de Jouy, et qui était située sur le territoire de l'actuelle commune de La Bonneville-sur-Iton, dans le département de l'Eure.

Histoire Fondation L'abbaye est fondée en 1144 ou 1145 par Mathilde l'Emperesse, fille du roi d'Angleterre Henri et duchesse de Normandie.. Peu de temps après, Roger de Baudemont, seigneur de Houlbec, lui donne la terre de Chantelou, appelée plus tard la Moinerie, d'une contenance de 474 acres où une première grange est fondée avant 1165.

Au Moyen Âge L'abbaye, comme les autres abbayes cisterciennes, fonde sa subsistance sur le travail des moines. Ces derniers commencent par mettre en valeur les terres marécageuses qui leur ont été attribuées..

Ils créent ou reçoivent ensuite des granges plus ou moins éloignées de l'abbaye (par exemple celle dite de et plus tard de à Houlbec-Cocherel.) et copient des documents dans le scriptorium, aussi bien profanes (l'abbaye est notamment connue pour avoir copié des documents relatifs à la légende de la guerre de Troie). que religieux..

L'abbaye est, comme de nombreuses autres au Moyen Âge, le lieu d'inhumation de nobles. La Noë est particulièrement connue pour être la sépulture d'une partie du corps de Philippe le Hardi..

La commende Comme la majorité des abbayes européennes, celle de la Noë passe sous le régime de la commende sans doute au début du à la suite du concordat de Bologne. L'abbé commendataire, qui n'est souvent ni un religieux, ni même, après quelques décennies, un clerc, s'arroge les revenus de l'abbaye et les consacre à son propre usage.. Au , le déclin de l'abbaye s'accompagne d'une dégradation de ses dépendances.

La ruine Au moment de la Révolution française, tous les ordres religieux sont supprimés, et l'abbaye est fermée. Elle est vendue à partir de 1790 comme bien national, puis sert de carrière, et tombe en ruine.

Peu avant 1928, la ruine est achetée par le prince austro-tchèque Joseph Hiéronyme Rodolphe Colloredo-Mansfeld (1866-1957) qui y fait entreprendre des fouilles en septembre. Le tombeau de Guérin de Cierrey, évêque d'Évreux de la fin du siècle, est mis au jour ; l'anneau pastoral et la crosse épiscopale sont retrouvés dans un excellent état de conservation« L'Histoire d'Evreux : 1928 », evreux-histoire.com..

Architecture et description

Filiation et dépendances La Noë est fille de Notre-Dame de Jouy et possède des granges plus ou moins éloignées de l'abbaye : celle dite de et plus tard celle de à Houlbec-Cocherel, inscrite aux Monuments historiques.

Liste des abbés

Notes et références

Voir aussi Articles connexes

Bibliographie

Noë Catégorie:Eure au Moyen Âge Catégorie:Normandie au XIIe siècle Noë Noë Catégorie:Abbaye partiellement détruite en France Catégorie:Abbaye en ruines en France