La plus grande partie de l'élevage des animaux à fourrure est faite en Europe. En 2002, il existait d'animaux à fourrure dans l'Union européenneCommittee on Agriculture and Rural Development. Archive.niassembly.gov.uk. Retrieved on 2012-05-10.The Socio-Economic Impact of International Fur Farming. Irish Fur Breeders Association. Celle-ci compte pour 63 % de la production globale de visons et 70 % de la production de renards. Le Danemark est le principal pays producteur de visons, avec environ 28 % de la production mondiale. Parmi les autres producteurs importants, on trouve la Chine, la Pologne (troisième rang mondial), les Pays-Bas, les Pays Baltes et les États-Unis US Mink: State of the Industry – 2011. Furcommission.com. Retrieved on 2012-05-10.. La Finlande est le premier exportateur de fourrures de renard à destination des États-Unis.
Les États-Unis sont également un important exportateur de fourrures. Leurs principaux marchés d'exportation sont la Chine, la Russie, le Canada et l'Union européenne. Les exportations vers l'Asie sont passées de 22 % des exportations totales en 1998 à 47 % en 2002 . La Chine est le premier importateur de fourrures brutes au monde, et également le premier ré-exportateur de produits finis.
L'élevage d'animaux à fourrure est interdit en AutricheCharles Clover Europe kicks up a stink over British move to ban mink, Telegraph.co.uk, May 13, 1999Fur Farming Legislation Around The World, Infurmation.com, en Croatie (depuis le , avec une période d'adaptation de 10 ans)Fur Farmers Backed into a Corner, fashionFINLAND.com, January 2, 2007 et au Royaume-UniMPs vote to ban fur farms. BBC News, November 22, 2000. Retrieved on 2012-05-10.. www.legislation.gov.uk. Retrieved on 2012-05-28.. En Suisse, les règlements de cet élevage sont très stricts, ce qui fait qu'il n'est pas pratiqué. D'autres pays interdisent cet élevage, ou seulement celui de certains animaux.
La demande de fourrure a chuté à la fin des années 1980 et durant les années 1990 en raison de nombreux facteurs, notamment l'échec des couturiers à proposer de nouvelles formes et les campagnes des défenseurs des droits des animaux. Depuis l'an 2000, cependant, les ventes mondiales ont atteint des niveaux records, alimentées par de nouvelles techniques de préparation des fourrures et l'augmentation du niveau de vie en Russie et en Chine. Cette demande accrue a conduit au développements de très grands élevages dans des pays comme la Pologne et la Chine.
Au cours de la pandémie de COVID-19 , la secteur s'est révélé très sensible à l'infection entre l'homme et les animaux, ce qui a suscité des craintes d'épidémies généralisées et de mutations dans les populations d'élevages observables dans de nombreux pays, qui pourraient à leur tour infecter l'homme avec différentes souches du coronavirus, le rendant potentiellement immunisé pour un vaccin COVID-19. Plusieurs milliers élevages à grandes échelles dans la plupart des pays de l'UE et Nord Américains ont été entièrement abattus depuis juin 2020, et en août 2020. Ce causa la chûte plusieurs grosses entreprises dans plusieurs domaines annexes à la fourrure.
L'élimination progressive de l'élevage d'animaux à fourrure a été accélérée du 1er janvier 2020 au 1er mars 2021. En juillet 2020, l'Espagne a abattu 100 000 bêtes. Le 6 novembre 2020, le Danemark a annoncé qu'il abattrait d'urgence l'ensemble de sa population de 17 millions de têtes afin d'empêcher la propagation d'une souche mutée de COVID-19, dont au moins cinq cas ont été découverts. Le 11 novembre, les Pays-Bas ont de nouveau avancé la date d'élimination progressive, en fixant désormais le 1er janvier 2021 comme date cible pour limiter le risque de mutation. La société Kopenhagen Fur (qui représente 40 % de la production mondiale de visons) a annoncé à la mi-novembre qu'elle cesserait progressivement ses activités d'ici 2 à 3 ans source., car les circonstances ont gravement compromis l'avenir du commerce mondial de la fourrure. En 2021, 11 millions d'animaux furent tués dans des fermes à fourrure.
Histoire
Bien que l'usage de fourrures pour l'habillement durant les périodes froides remonte à l'âge de pierre, il se faisait au détriment des animaux sauvages. Avec la croissance des populations humaines, les fourrures, les cuirs et les peaux utilisées pour l'habillement ont commencé à venir d'animaux d'élevages comme les moutons (peaux de moutons), les lapins, les bovins, les porcs et les chèvres. La mention la plus ancienne d'élevage de visons en Amérique du Nord remonte aux années 1860. Les renards furent élevés pour la première fois pour leur fourrure en 1895 au Canada, sur l'Île-du-Prince-Édouard
Historiquement, le commerce de la fourrure avait joué un rôle économique important aux États-Unis. Les trappeurs avaient exploré une grande partie de l'Amérique du Nord, et la mode pour les chapeaux en peaux de castor avaient provoqué une intense compétition pour l'approvisionnement en matières premières. Mais dès le début du , les partisans des droits des animaux avaient commencé à critiquer les fabricants de fourrures et ceux qui les portaient, en raison de la cruauté du piégeage et de la disponibilité de produits de substitution comme les fibres synthétiques (faites à partir de dérivés du pétrole).
Aujourd'hui, 80 % des peaux utilisées par l'industrie de la fourrure proviennent d'animaux élevés en captivité, contre 20 % d'animaux capturés dans la nature. L'animal le plus élevé est le vison d'Amérique (50 millions par an), suivi par le renard (environ 4 millions par an). Le raton-laveur et le chinchilla sont aussi élevés pour leur fourrure. 64 % des élevages d'animaux à fourrure se trouvent en Europe du Nord, 11 % en Amérique du Nord et le reste est dispersé un peu partout dans le monde, dans des pays comme l'Argentine et la Russie
En , la Pologne, qui compte environ 550 élevages ( d'animaux) et constitue le troisième producteur mondial avec un chiffre d'affaires atteignant les d'euros, voit sa chambre basse voter à 77 % l'interdiction de l'élevage des animaux à fourrure, une loi proposée par Jarosław Kaczyński, le dirigeant du parti conservateur Droit et justice (PiS)..
Espèces élevées
Vison
Le vison d'Amérique est élevé aux États-Unis depuis 130 ans. En 2010, ce pays se trouvait au cinquième rang mondial en termes de production, derrière le Danemark, la Chine, les Pays-Bas et la Pologne. Les visons se reproduisent une fois par an, en mars, et donnent naissance à trois ou quatre petits en mai. Les éleveurs vaccinent ceux-ci contre le botulisme, la maladie de Carré, l'entérite et, si besoin, contre la pneumonie. Les animaux sont tués en novembre et décembre. Les méthodes pour les euthanasier sont les mêmes que pour les autres animaux d'élevages. Elles sont exposées dans le rapport de l' sur l'euthanasie, qui sert de ligne directrice pour les départements de l'agriculture des différents États, dont la juridiction couvre tous les élevages d'animaux domestiques, y compris les animaux à fourrure Guidelines on Euthanasia. (PDF). avma.org. Retrieved on 2012-12-04.. Les meilleurs visons sont conservés d'une année sur l'autre pour la reproduction.
Le vison blanc, une variété d'Europe du Nord, a été introduit au Canada en 1968. La plus grande partie de la production de visons du pays se trouve en Nouvelle-Écosse, dont les 120 élevages ont produit en 2012 presque (avec les renards) et représentaient un quart de la production agricole totale de la province. La production du vison noir en particulier a cru de façon significative depuis 2000, les marchés émergents de Russie, de Chine et de Corée représentant le plus gros de cette nouvelle demande. Le vison noir a été élevé pour la première fois en Nouvelle-Écosse à la fin des années 1950 et a obtenu du succès comme couleur polyvalente. La plus grande partie de la production de la province est vendue en Chine, où elle est transformée en vêtements de luxe. Environ 1,4 million de peaux ont été produites en Nouvelle-Écosse en 2012.
Chinchilla
Le commerce international de fourrures de chinchilla remonte au . Cet animal tire son nom (signifiant littéralement « petit Chincha » du peuple Chincha des Andes, qui s'habillait déjà de sa fourrure douce et épaisse. Dès la fin du , les chinchillas avaient commencé à se raréfier. En 1923, Mathias F. Chapman rapporta aux États-Unis onze spécimens sauvages qu'il avait capturé pour les élever. Seuls trois étaient femelles.
est l'association des éleveurs de chinchillas domestiques, dont la plupart se trouvent aux États-Unis, notamment en Californie. Elle gère un programme de certification pour les éleveurs.
Renard
La Finlande est le premier producteur mondial de peaux de renards. Aux États-Unis, une dizaine d'États produisent environ peaux. Le Canada en produit dix ou quinze fois plus.
Chat et chien
Les États-Unis ont interdit l'importation, l'exportation et la vente de produits en fourrure de chat ou de chien en 2000 The trade in dog and cat fur, Happy Paws. L'Italie, la France, le Danemark, la Grèce, la Belgique et l'Australie interdisent l'importation de fourrure de chat ou de chien domestique, mais leur vente est encore semi-légale , et des produits en fourrure de chat sauvage peuvent parfois être trouvés dans des régions reculées. L'Union européenne a interdit les importations à partir du . Quelques produits en fourrure de chat ou de chien peuvent cependant être mal étiquetés Md. Bill Seeks to End Mislabeling of Fur Coats. Washingtonpost.com (2008-02-05). Retrieved on 2012-05-10..
Lapin
La principale variété de lapin élevé pour sa fourrure est le Rex (Castor Rex et Chinchilla Rex). Les reproducteurs sont habituellement gardés jusqu'à 3 ans, et donnent deux portées par an. Les lapereaux sont séparés de leur mère à quatre semaines et transférées dans une nurserie. Ils ne voient leur mère qu'au moment de se nourrir. Quand ils atteignent 7 ou 8 semaines, ils sont installés dans des cages individuelles, où ils restent environ 6 ou 7 mois. Ils sont tués lorsqu'ils ont adopté leur pelage d'hiver.
Les cages sont en grillage métallique et ont une surface équivalente à celle de deux boîtes à chaussures. Le taux de mortalité des lapins Rex en cage est d'environ 10 à 15 %, principalement de maladies respiratoires.
Une autre variété, l'Orylag, n'est élevée qu'en France, à la fois pour sa chair et pour sa fourrure. Ils sont tués à environ 20 semaines. C'est une création de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA). Le taux de mortalité des Orylag en cage est d'environ 25 à 30 %, principalement de maladies respiratoires. Les fractures et les lésions traumatiques sont fréquentes pendant le transport des lapins vers les abattoirs. Un petit pourcentage meurt aussi pendant le trajet, souvent parce qu'ils sont trop serrés dans un espace mal ventilé.
Sous-produits
Les élevages essaient de valoriser les carcasses de leurs animaux autant que possible. Elle est rarement consommée par les humains, mais se retrouve dans différents produits comme les aliments pour animaux, le compost, les engrais, la peinture et même les pneus. Elle nourrit parfois les animaux des zoos et des aquariums ou finit comme appât pour les crabes. Les excréments des visons servent d'engrais organique et leur graisse est transformée en huile pour fabriquer du savon, des crèmes pour le visage, des cosmétiques et des produits pour le cuir Carcass Disposal. Consulté le 23 novembre 2020..
Controverses
Les opposants à la fourrure affirment que les méthodes utilisées dans les élevages visent à maximiser les profits au détriment du bien-être des animaux qui la produisent.