Le sélénophone est un appareil d'enregistrement sonore d'origine allemande et adapté à la radiodiffusion qui permet d'enregistrer une émission comme une piste sonore de film, et qui connut son heure de gloire entre 1930 et 1935.

Origine L'appareil est d'origine allemande.

Fonctionnement Cet appareil utilisait une bande de film coupée pour laisser juste la piste son latérale et les perforations voisines. Ce procédé a été utilisé pour enregistrer les représentations d'opéra du Festival de Salzbourg en 1937. La durée d'un enregistrement sur disque est limitée, alors que l'enregistrement sur film perforé permet la synchronisation de bandes et le relais d'appareil, pour un enregistrement continu. Le disque 78 tours enduit d'acétate (Presto) principalement en usage donnait au plus un temps d'enregistrement de par face en qualité standard (le double en qualité témoin). Assez molle pour être gravée, la surface en acétate s'use à la lecture bien plus que le film, mais elle permet la relecture immédiate de l'enregistrement, alors que le film doit être développé. Le procédé d'enregistrement commercial, sur cire, avec matrice en zinc et pressage à chaud, donnait des résultats d'une qualité sonore supérieure, avec des délais bien plus importants et un prix bien plus élevé, devant se répartir entre des centaines ou des milliers de copies.

L'enregistreur mécanique-optique Philips-Miller donnait un résultat lisible immédiatement. Il utilisait une bande de film comportant une couche de gélatine transparente recouverte d'une fine couche d'enduit noir opaque. Cet enduit était gravé par un stylet à angle très obtus qui vibrait dans le sens perpendiculaire à la surface d'enregistrement et produisait une piste à largeur variable lisible tout de suite dans un lecteur optique de type cinématographique.

Utilisation connue En 1986, dans un dossier thématique de Vibrations, on évoque son usage par Le Poste Parisien et Radio Toulouse. Phonoscopies, en , évoque l'utilisation par les deux radios déjà mentionnées mais y ajoute également Radio Lyon.

L'encyclopédie Universalis décrit son maximum d'utilisation entre 1930 et 1935.

L'arrêt de l'utilisation et le remplacement par des magnétophones à bande a commencé en 1939 au Poste Parisien mais ces derniers avaient le défaut de ne pas permettre une diffusion en direct.

La destruction des archives du Poste Parisien durant la guerre est expliqué par le fait que la matière était extrêmement inflammable. Phonoscopies rajoute dans son numéro d' que le support était extrêmement fragile. Cela peut expliquer que nous ne retrouvons pas de sources mentionnant des archives survivantes.

Références

Voir aussi Article connexe Historique des procédés d'enregistrement Lien externe Frangments of an informal History of Broadcasting

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