vignette|Les bibliothèques universitaires (ici celle de Paris) ont joué un rôle important pour la formation des médecins. vignette|Modèle de cire présentant une tête humaine vue en coupe, autrefois utilisée pour la formation médicale (Source : Archives médicales militaires des États-Unis ; ref:MIS 218756-2). vignette|Autre exemple de section anatomique sagittale d'une tête humaine préparée (coloration, conservation) pour utilisation pédagogique. Les études de médecine permettent d'acquérir les connaissances scientifiques et les compétences cliniques nécessaires afin d'exercer la profession de médecin.

Algérie Les étudiants en médecine en Algérie doivent en général suivre une formation de sept ans pour un médecin généraliste, composée de trois ans d'études précliniques, trois ans d'études cliniques et une année internat. Ils pourront ensuite se présenter pour le concours national de résidanat pour les études de spécialisation.

L'admission en faculté de médecine se fait par sélection des étudiants au niveau baccalauréat. Une mention Très Bien (plus de 16/20) au baccalauréat est généralement nécessaire pour accéder aux études de médecine. Mais la sélection peut être plus ou moins rude, cela varie d'une année à l'autre. Les études de médecine en Algérie sont réservées exclusivement aux titulaires du baccalauréat de série « Sciences expérimentales », mais les branches: « Mathématiques » et « Techniques mathématiques » sont désavantagées.

Après la réussite au concours national de résidanat, les étudiants admis seront classés selon la moyenne obtenue par ordre de mérite, puis répartis sur les différents postes disponibles pour poursuivre des études de quatre à cinq ans (par exemple, cinq ans pour la médecine interne et pour la chirurgie cardiaque…), pour ensuite passer le DEMS, diplôme d'étude médicale spécialisée.

Enfin, ils pourront pratiquer dans un hôpital de l'État. Ils ne pourront pratiquer en privé qu'après avoir pratiqué deux ans ou plus dans un hôpital de l'État. : aucune mention n'est exigée pour accéder à des études de médecine. La sélection se fait par l'offre et la demande (les minima) : plus une filière est demandée, plus sa minima va monter (moyenne obtenue au bac).

Belgique En Belgique, depuis 1997 le nombre de numéros Institut national d'assurance maladie invalidité (INAMI) attribué à chaque nouveau médecin est contingenté au niveau fédéral par des quotas d’accès à la profession de médecin (« numérus clausus »). Les associations professionnelles justifient cette limitation par : le risque qu'une abondance de médecins ne provoque une explosion des dépenses en soins de santé ; l'assurance d'une protection professionnelle : chaque médecin doit avoir des revenus suffisants ; la qualité des soins : le médecin sous-occupé serait moins compétent ; le coût de la formation professionnelle.

Chaque année, une commission de planification évalue le besoin en médecins et en dentistes dans le pays. Il existe une répartition entre Flandre (60 %) et Fédération Wallonie-Bruxelles (40 %) du nombre de numéros. Cette répartition est vivement critiquée et contraire à l'avis de le commission de planification qui préconisait une répartition .

L'enseignement supérieur étant une compétence communautaire, l'organisation des études de médecine n'est pas uniforme au sein du pays. La régulation de l'accès à la profession médicale est un point de tension communautaire.

En Flandre, un examen d'entrée limite l'accès aux études de médecine et dentisterie depuis l'année académique 1997-1998. Il s'agit bien d'un examen (contrôle de niveau) et non d'un concours. L'argument principal avancé pour la création de cet examen était d'améliorer le niveau de base des étudiants de façon à supprimer la remise à niveau en sciences et consacrer davantage de temps à la formation humaine et sociétale des futurs médecins.

Dès , il existe deux examens d'entrée distincts en médecine et en dentisterie.

En Fédération Wallonie-Bruxelles, plusieurs systèmes de sélection ont existé : En 1997, un classement au terme du cycle des études médicales ou dentaires (actuel bachelier). Cette limitation est supprimée par le décret du qui établit une sélection au terme des études médicales en classant les diplômés sur base des résultats académiques obtenus au cours du second cycle des études médicales, des résultats des cours en rapport avec la spécialité et d'une évaluation de la capacité et de la motivation des candidats par une interview. Avec le processus de Bologne, un nouveau décret du modifie de nouveau les modalités avec une sélection au terme de la année (appliqué dès 2006). À la suite de nombreuses manifestations de syndicats étudiants, le décret (dit « Décret Simonet ») est gelé en 2008, permettant à une centaine d'étudiants recalés malgré des critères de réussite académique satisfaisants de poursuivre leurs études de médecine. Afin d'éviter de bloquer les jeunes diplômés, les universités sont donc contraintes d'appliquer un « lissage » (distribuer des attestations en empiétant sur les années suivantes).

En , malgré l'importante pression du gouvernement fédéral et des recteurs des universités, le ministre de l'enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt n'instaure pas d'examen d'entrée ni d'année préparatoire mais projette un système d'aide à la réussite basé sur des guidances et sur un accompagnement de l'étudiant tout au long de l'année. Cependant, Marcourt effectue un revirement en : la session de janvier devient en effet décisive et est même qualifiée de possible examen d'entrée déguisé par la Libre Belgique. Si l'étudiant a une moyenne de moins de 8/20 pour sa session de janvier, il peut être obligé par le jury d'étaler sa première année en deux ans.

Devant la menace par la ministre fédéral des Affaires sociales et de la Santé publique, Maggie De Block, de ne pas recevoir l’attestation INAMI qui permet d’exercer dans le système de soins de santé, le ministre Marcourt est contraint d'accepter la mise en place d'une sélection. Un concours au terme de la première année est organisé en 2016-2017 avec un quota de 605 étudiants autorisés à passer en bachelier. Ce concours est finalement invalidé par le Conseil d'État le à la suite d'un recours intenté par une dizaine d'étudiants de l'université de Namur qui avaient réussi leur année mais raté le concours de sélection (« reçus-collés »). Le concours est suspendu au motif que le contingentement fédéral de médecins (« numérus clausus ») auquel il entend répondre est basé sur des données non précises. Le cabinet De Block, chargé du contingentement fédéral, ne s'estimait toutefois pas visé par le Conseil d'État. Le ministre Jean-Claude Marcourt cède finalement et met en place un examen d'entrée en première année de médecine, en 2017. Cet examen est organisé chaque année par l’Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur (ARES) en juillet et septembre. Un recours est intenté en par 68 étudiants en médecine et dentisterie « reçus-collés » (qui ont réussi au moins 45 crédits en 2016-2017 mais qui ont échoué au concours de et à l'examen d'entrée de ), mais est rejeté par le conseil d'État. En juin 2018, le Conseil d'État rejette de nouveau d'autres recours en suspension intentés par des étudiants de médecine ayant acquis entre 30 et 44 crédits au terme de l'année académique 2016-2017 et ayant échoué à l'examen d'entrée en . Ces étudiants cherchaient à suspendre un des articles du décret de 2017 instaurant cette épreuve de sélection, ce qui leur aurait alors permis d'être assimilés aux étudiants qui ont bénéficié d'une convention d'étalement de leur première année (« système d'aide à la réussite » instauré par Jean-Claude Marcourt en 2011), ces derniers ayant été dispensés de l'épreuve sélective.

Depuis 2023, le format de l'évaluation permettant l'accès aux études de médecine en Fédération Wallonie-Bruxelles a été modifié. L'examen d'entrée, précédemment organisé deux fois par an, au début du mois de juillet et en septembre, n'est désormais plus un examen mais un concours d'entrée, qui est organisé une seule fois par an à la fin du mois d'août. Les candidats sont sélectionnés suivant un nombre de places défini avant l'évaluation, en fonction de leurs résultats respectifs. Les candidats sont classés dans l'ordre décroissant de la note globale qu'ils ont obtenue au concours d'entrée et d'accès. La candidate ou le candidat qui a la note globale la plus élevée est classé en première position. Les aspirants aux études de médecine sont cependant toujours interrogés sur les mêmes matières qu'auparavant, à savoir :

Une partie dédiée à la compréhension des matières scientifiques élémentaires comprenant les mathématiques, la biologie, la chimie et la physique. Une partie consacrée à l'analyse critique de l'information et à la communication.

En Wallonie, la sélection en médecine a longtemps été sujette à de nombreuses contestations, notamment par les syndicats étudiants comme le CIUM, la FEF et l'Unecof qui ont impulsé de nombreuses actions contre l'examen d'entrée et le numérus clausus, le jugeant « socialement injuste », « incapable de sélectionner les futurs bons médecins » justifié par différentes publications scientifiques et « inadapté dans le contexte actuel de pénurie ». Un mois après la première session de l'examen d'entrée le , plus de 184 recours ont été notifiés auprès du Conseil d’État.

Cependant, l'annexe II au décret du définissant l’enseignement supérieur octroie le titre professionnel de « docteur en médecine » aux personnes détenant le grade académique de médecin. De manière similaire, les personnes détenant le grade académique de vétérinaire portent le titre professionnel de « docteur en médecine vétérinaire ».. Ce titre n'est pas à confondre avec un « titre académique ».

Canada vignette|Vue intérieure à l'étage de la Bibliotheca Osleriana, bibliothèque de l'histoire de la médecine à l'Université McGill, à Montréal, au Québec.