vignette|330x330px|Le mont Aso et la caldera d'Aso vus de Daikanbou

Lhistoire de la préfecture de Kumamoto est bien documentée depuis l'époque paléolithique jusqu'à nos jours. La préfecture de Kumamoto constitue la moitié orientale de Hinokuni (qui signifie « terre de feu ») et correspond à l'ancienne province de Higo, exception faite d'une partie du district de Kuma qui faisait partie du domaine de Sagara et de la ville de Nagashima, tous deux inclus dans la préfecture de Kagoshima.

La préfecture est grossièrement divisée en trois zones, à savoir la zone nord avec la Kikuchi-gawa, la Shira-gawa et le mont Aso; la zone de Kumagawa avec le bassin Hitoyoshi et les îles Amakusa. La première correspond au domaine de Kumamoto, la deuxième au domaine de Hitoyoshi et la troisième à Amakusa, autrefois contrôlée par le shogunat Tokugawa.

L'histoire de Kumamoto se caractérise par l'existence de kofuns et une importante activité volcanique, le régime du ritsuryō et l'essor conséquent des samouraïs, l'arrivée de Katō Kiyomasa en provenance de Nagoya, les guerres à l'époque du bakumatsu, dont la rébellion de Satsuma et les problèmes publics relatifs à la maladie de Minamata Après la mise en place du gouvernement Yamato ou Yamato Ouken, l'histoire de Kumamoto est constamment sous l'influence du gouvernement central.

Kumamoto préhistorique Environ un tiers des sites archéologiques du paléolithique inférieur au Japon se trouvent dans la préfecture de Kumamoto et quelques-uns d'entre eux ont été fouillés. Ils sont principalement situés dans les zones de l'extérieur du mont Aso et dans le district de Kuma. Le plus ancien est le site Ishinomoto dans Hirayama machi à Kumamoto, daté de plus de ans par la méthode de datation par le carbone 14. Un grand nombre d'artéfacts ou d'outils de pierre tels que des haches et des couteaux ont été exhumés, ce qui suggère que Kyūshū était habité par un certain nombre de sociétés de chasseurs-cueilleurs.

À la même époque, Kyūshū connaît une activité volcanique au mont Aso, à la caldeira d'Aira dans la zone correspondant à l'actuelle préfecture de Kagoshima et à la caldeira de Kikai. Quatre grandes séries d'éruptions volcaniques du mont Aso entraînent des changements structurels, la dernière il y a environ ans. La lave produit des matériaux de pierre qui vont plus tard être utilisés pour la construction de ponts dans la préfecture.

Période Jōmon et période Yayoi Période Jōmon

Il y a peu de preuves d'activité humaine dans la première partie de la période Jōmon en raison de l'activité volcanique il y a environ ans de la caldeira de Kikai. Les amas coquilliers de Goryo et de Kurohashi datent de l'âge moyen de la période de Jōmon. Plus tard, 13 amas à Kumamoto sont situés à 5 mètres au-dessus niveau de la mer. Dans l'amas coquilliers de Souhata, on trouve des entrepôts de glands et des hameçons de pierre à Amakusa. Un style particulier de céramiques appelées kokushokukenmadoki se développe en fonction de l'évolution des styles de vie. Des grains de riz brûlés et d'orge commune ont été trouvés dans une habitation caveau située dans l'amas coquilliers d'Uenobaru à KumamotoHistoire de la ville de Kumamoto . Il existe 770 sites archéologiques de la période Jōmon dans la préfecture de Kumamoto, dont l'amas coquillier de Kannabe à Kumamoto dans lequel ont été trouvés des dogūs et des pierres à moudre.

Période Yayoi

Au cours de la période Yayoi apparaissent des habitations dans des groupes de forme annulaire dans lesquels ont été trouvés des onggi, des bocaux (tsubo) et des haches en pierre. La hauteur des habitations s'élève tandis qu'elles s'éloignent des bords de la mer. Les cultures et l'agriculture commencent pendant la période Yayoi parce que la plaine de Kumamoto s'étend en raison des sédiments apportés par les rivières. La riziculture se développe comme les amas coquillier le long des côtes. Du sel est produit par la combustion d'algues, ce qui est vérifié par la présence de petits coquillages brûlés. Des années plus tard, il y a des amas coquilliers comprenant des articles en fer le long de la Kuro-gawa, de la Shira-gawa et de la Kikuchi-gawa ainsi que dans l'amas de Futagozuka à Kumamoto, suggérant la production de ferronnerie dans cette zone. Au cours de la période Yayoi, il existe 740 amas coquilliers dans le territoire que couvre de nos jours la préfecture de Kumamoto, représentant 13 % des amas coquilliers au Japon. Dans les amas de Tokuo et Kogabaru, des miroirs de bronze ont été mis au jour.

Terre de feu vignette|250px|Expansion du ‘’Yamato Ouken’’ (en vert) autour du ; la préfecture de Kumamoto se trouve dans la partie sud de Kyūshū

Dans le Nihon Shoki, plus ancien document officiel du Japon, les premiers habitants du pays, les Wa, nomment un roi d'une petite zone soumise au Yamato Ouken, un chef dagata nushi (un agata était un district autonome sous la direction d'un chef ou seigneur de guerre). Le Yamato Ouken est considéré comme le précurseur de la maison impériale du Japon existant dans la région de Nara ou quelque part ailleurs et apparaît au . Dans ce même document et aussi dans le Chikushi-koku-fudoki, existent trois districts (ou agata) dans l'actuelle préfecture de Kumamoto : l'agata Kuma, correspondant à la zone de Kuma; Asonken, correspondant à la zone du mont Aso et la zone de Yatsushiro, considérée comme ayant été plus étendue qu'elle n'est de nos jours.

Il y a environ kofuns dans la préfecture, ce qui représente 24 % des kofuns de tout le Japon. Près de la péninsule d'Uto se trouvent quelque 120 grands kofuns, ou tombes mégalithiques ou encore tumuli, construits entre le début du et le début du . La préfecture connaît une distribution concentrée de kofuns décorés dans lesquels divers modèles sont représentés, par exemple les seins d'une femme dans le kofun de Chibusan dans la ville de Yamaga. Dans un autre kofun de la ville d'Uto, l'enterrement d'une femme dans la trentaine est confirmée ce qui suggère la présence d'une miko, « femme chamane, médium » qui transmet les oracles des kamis. Une épée dans un kofun appelé kofun Eta Funayama porte des caractères chinois décrivant l'empereur Yūryaku, raison pour laquelle l'historien Wakatakeru suggère que cette région était sous le contrôle du Yamato Ouken. Un des gōzokus est baptisé Takebe-no-Kimi, (nom de famille propre aux samouraïs) par le Yamato Ouken et semble vivre près de Kokai-Honmachi, à cette époque près de Takebe. vignette|220x220px|Kofun d’Etafunayma

Un groupe de kofuns à Nozu passe pour être le site de Hinokimi, c'est-à-dire le « roi du feu » ou peut-être le « roi de la rivière Hi ». Hinokimi est considéré comme un descendant de quelqu'un qui a répondu à l'empereur Keiko. Dans la période mythologique, l'empereur Keiko dans son voyage pour l'expansion du Yamato Ouken, a vu d'inexplicables taches de feu en mouvement, shiranui, (en japonais, littéralement « feu inconnu ») dans la mer d'Ariake et un gōzoku du pays répond qu'il ne connaît pas ce feu. Aujourd'hui, on ne peut voir ces taches de feu qu'un jour sur deux et il s'agit d'un phénomène optique à l'horizon qui fait apparaître des taches mobiles de feu provoqués par les bateaux de pêche « à travers les couches d'air chaud ».

En 527, la rébellion d'Iwai est réprimée par la cour Yamato. La rébellion est nommée d'après son chef, Iwai, que les historiens considèrent avoir été un puissant gouverneur de la province de Tsukushi. La rébellion joue un rôle important dans la consolidation du Japon naissant. L'éruption du mont Aso est décrite dans le Livre des Sui, probablement par le biais de l'influence du Yamato OukenHistory of Aso Faith by Aso Sogen Saisei Kyogikai.

Explication du Yamato Ōken Il existe différents noms japonais pour une organisation politique / gouvernementale présente à partir du de la période Kofun dans la région Kinki du Japon, composée de plusieurs familles puissantes, avec un Ō (« roi ») ou Ōkimi (« grand roi ») à son centre. Parmi ces noms figurent Yamato Chōtei (« cour de Yamato »), Yamato Ōken, Wa Ōken et Yamato Seiken. Dans le même temps, certaines opinions estiment que la présence de petits États de la région doit être respectée. À l'heure actuelle, Yamato Chōtei (« cour de Yamato ») est employé dans les manuels validés par le ministère japonais de l'éducation. Certains historiens jugent que le terme Chōtei (« cour ») ne doit pas être utilisé avant les . L'expression Yamato Ōken est provisoirement utilisé dans cet article.

Higo et le système ritsuryō Le nom « Higo » apparaît pour la première fois dans le Nihon Shoki, l'histoire officielle du Japon, dans sa description d'un soldat qui revient de l'empire Tang en 696 après 33 ans de captivité à la suite de la bataille de Hakusukinoe; Il s'agit de Mibu no Moroishi du district de Kohshi dans la province de Higo. Dans le même ouvrage, la construction du château de Kukuchi en préparation d'une éventuelle attaque est décrite comme ayant eu lieu en 696. Ce château est considéré comme un lieu de stockage Why was Kukuchi Castle built ? Kikukamachi Kankyo Kyokai . Dans le cadre du système légal ritsuryō du Japon, une branche du gouvernement central appelée kokufu (« branche du gouvernement central ») est installée dans les zones sous l'influence du gouvernement central. Dans la préfecture de Kumamoto, le kokufu est situé à Mashiki selon le Wamyō ruijushō et dans d'autres endroits selon d'autres livres. En tant que nom d'un lieu, kokubu se trouve dans la ville de Kumamoto et un bâtiment du a été retrouvé, dévasté par une inondation. En tant que fonctionnaire du gouvernement, Higonokami Michinokimi Obina est référencé, naît en 663 et occupe le poste de chef de la province de Higo. Il est également poète ayant participé à la compilation de l'anthologie Kaifūsō. Les chefs de la province de Higo sont Ki Natsui, Fujiwaha Yasumasa et Kiyohara no Motosuke; le dernier est un noble, poète waka et le père de Sei Shonagon, auteure des Notes de chevet. Contrairement à d'autres gouverneurs, Kiyohara se rend à Kumamoto. Le système ritsuryō est introduit au cours de la période Asuka et de la soie est transférée à la capitale pour imposition, ce qui est confirmé par le Wamyō ruijushō et le Shoku Nihongi. Le poisson et le riz sont aussi des articles destinés à l'imposition et Higo est un grand pays à cet égard. Des travaux de division des terres par des routes sont lancés et une infrastructure de transport, avec des stations, est préparée. La station Kokai a été mise au jour au sein du campus de l'université de KumamotoLa station Kokai se trouve dans le campus de l'Université de Kumamoto, comme décrit sur la page d'accueil de l'Université..

Tortues blanches En 768, une tortue blanche est présentée au Yamato Oken d'Ashikita et en 771, deux autres tortues blanches en provenance d'Ashikita et Mashiki, toutes deux de Kumamoto, coïncidant avec le couronnement de l'empereur Konin et la mort de l'impératrice Kōken et le nom de l'ère est changé de ère Jingo-keiun à ère Hōki, ce qui signifie « tortue précieuse ». Dokyo, l'amant de l'impératrice Kōken perd le pouvoir. À la même époque, ceux placés sous l'influence du clan Fujiwara emportent le pouvoir sur ceux parmi le peuple de Kumamoto qui sont sous l'influence de la famille Ōtomo.

L’essor des samouraï Dans la dernière partie de l'époque de Heian, des groupes de samouraïs prennent le pouvoir et il en va de même dans la province de Higo, bien que l'unification ne se réalise pas avant le . Parmi les groupes de samouraïs bien connus figurent le clan Kikuchi, le clan Aso, les Kihara de la région de Midorigawa, les Moroshima d'Amakusa, le clan Sagara de Hitoyoshi et les Kumabe ; certains d'entre eux ont combattu lors de l'invasion Toi de 1019.

Clan Kikuchi