Arriba (parfois appelé aussi Diario Arriba ; en ) est l'organe journalistique officiel de la Falange Española Tradicionalista y de las Juntas de Ofensiva Nacional Sindicalista (la Phalange espagnole). Il est fondé comme hebdomadaire à Madrid le par José Antonio Primo de Rivera, avant d'être fermé par la Seconde République espagnole lors de la Guerre civile espagnole et d'être rouvert en 1939 en lieu et place du journal El Sol jusqu'en 1979, à la suite d'une décision du Conseil des Ministres de le fermer, après la mort de Franco. Le titre Arriba rappelle certaines des devises du franquisme.
Le journal a mené de nombreuses campagnes antisémites et Francisco Franco lui-même y a écrit des articles dans cette lignée.
Histoire Première époque (1935-1936) Il est fondé comme hebdomadaire. — quoiqu'en format journal. — à Madrid le par José Antonio Primo de Rivera, comme l'organe de presse officiel de la Falange Española Tradicionalista y de las Juntas de Ofensiva Nacional Sindicalista (la Phalange espagnole)... La rédaction est située au 3, cuesta de Santo Domingo (Madrid), au siège du parti.. Il compte initialement six pages, avant d'être réduit à quatre à partir du quatorzième numéro. À cette époque, les travaux les plus notables sont l'œuvre de Ernesto Giménez Caballero et .
Il est suspendu du au à la suite d'un article qui attaque durement la CEDA., avant d'être fermé le , date à laquelle le gouvernement de la Seconde République espagnole le suspend, lors de l'éclatement de la Guerre civile espagnole. Trente-quatre numéros sont publiés lors de cette première époque..
Deuxième époque (1939-1978) thumb|Siège du journal Arriba à Madrid (272, Paseo de la Castellana) jusqu'à sa fermeture en 1979. Après l'occupation de Madrid par les troupes franquistes, les phalangistes s'emparent des installations du journal El Sol et reprend la diffusion quotidienne du journal le en appartenant à la en 1940..., et devenant rapidement le principal journal de ce groupe., d'autant plus qu'il a été fondé par Primo de Rivera, ce qui lui confère une importante position politique.. Il devient par la suite le journal officiel du régime franquiste; il marque la marque éditoriale de plusieurs journaux de province appartenant comme lui à la Presse du Mouvement... Contrairement à d'autres journaux indépendants ou non contrôlés par le régime, n'est pas soumis à la censure appliquée selon la Loi de la Presse..
Un article publié par le — connu comme le « » du nom de son auteur, José Antonio Girón de Velasco, ancien ministre du travail du régime —, opposé à la ... L'article a un fort impact sur la société espagnole de l'époque et même au sein de la dictature elle-même, montrant des dissensions au sein du parti, provoquant la chute du ministre de l'information Pío Cabanillas Gallas..
En 1977, quand le Mouvement National disparaît et que la Transition démocratique espagnole est entamée, le journal passe aux mains des . Le , le Conseil des Ministres décide de la fermeture du journal pour raisons économiques, et le dernier numéro publié est diffusé le lendemain.... D'autres journaux de la chaîne de presse du mouvement sont fermés en même temps, tels que , et , de même que l'agence de presse . Sa fermeture fait d’ le journal des sympathisants phalangistes et le principal organe de presse de l'extrême droite..
Les campagnes antisémites Dans le contexte des années 1930, Francisco Franco est convaincu qu'il existe un « complot judéo-maçonnique-communiste international » dont l'objectif final est la destruction du christianisme en général et en Espagne en particulier. Dans ce contexte, l'antisémitisme du leader phalangiste n'est pas d'ordre racial, comme l'est le nazisme, mais religieux, en se servant des sources antijudaïstes du catholicisme...
Ainsi, les campagnes antisémites dans le journal sont violentes et suivies, parfois, d'actes de violences contre les Juifs.
Campagne contre la SEPU Les grands magasins de la , connue comme la , fondés à Barcelone en 1934 par des citoyens suisses d'origine juive, Henry Reisembach et Edouard Wormsde, qui ont également ouvert une succursale à Madrid dans les années 1930, souffrent d'une forte campagne à leur encontre, de la part de la Phalange. Le journal , accuse directement cette compagnie d'exploiter ses employés car elle profite d'un rapprochement avec le pouvoir :
Cette campagne, qui commence dès le premier numéro du journal, est systématique.. Elle est inspirée par les assauts nazis aux commerces juifs en Allemagne, qui ont lieu à la même époque. Les carreaux de la succursale de Madrid sont régulièrement cassés, et en 1935, elle est attaquée par des militants phalangistes.. Cette même année, publie
L'assaut à la succursale de Madrid de la part d'un groupe mené par représente, selon les paroles de José Luis Jerez Riesco dans son livre , la contestation du licenciement de 16 vendeuses affiliées au syndicat phalangiste (CONS), qui a eu lieu les semaines précédentes. La cause de ces licenciements, selon les propriétaires de SEPU, était leur appartenance à un « syndicat fasciste ». Deux personnes sont détenues : Aznar lui-même et Enrique Suárez Inclán ; le Tribunal Militaire qui mène l'instruction (les faits ayant eu lieu alors que l'état d'urgence a été déclaré par le gouvernement) demande une peine de 27 ans d'emprisonnement ferme et une amende de en concept d'indemnisation pour les dommages subis. Tandis qu'Aznar et Suárez sont finalement absous pour faute de preuves, les propriétaires de SEPU sont condamnés à une amende de parce que la police à découvert lors de l'inspection ultérieure à l'attaque, qu'on avait fait un pont au compteur d'électricité.
Les articles de Franco Dans les pages de , Francisco Franco lui-même écrit une série d'articles (compilés en 1952 sous le titre de ), qu'il signe depuis le sous le pseudonyme de Jakin Boor. Dans ces articles, il critique la franc-maçonnerie, le communisme, les Juifs et l'État d'Israël — qui venait de voter contre l'admission de l'Espagne dans l'ONU en l'accusant en plus d'avoir été complice et d'avoir soutenu les régimes d'Hitler et de Mussolini. Ainsi, Franco écrit dans l'édition du l'article intitulé :
Le , il écrit également :
Les articles de Franco ne manquent pas de références aux crimes rituels ni au théories des Protocoles des Sages de Sion.
Notes et références
Notes
Références
Annexes Bibliographie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Liens externes
Catégorie:Titre de presse créé en 1935 Catégorie:Presse écrite disparue en Espagne Catégorie:Presse hebdomadaire en Espagne Catégorie:Presse hebdomadaire en espagnol Catégorie:Presse quotidienne disparue en Espagne Catégorie:Presse quotidienne en espagnol disparue Catégorie:Publication antisémite Catégorie:Publication antimaçonnique Catégorie:Seconde République (Espagne) Catégorie:Falange Española Tradicionalista y de las Juntas de Ofensiva Nacional Sindicalista Catégorie:Transition démocratique espagnole Catégorie:Titre de presse disparu en 1979 Catégorie:Presse espagnole d'extrême droite Catégorie:Phalange espagnole