Florine Stettheimer (1871-1944) est une peintre et poète américaine.
Plusieurs de ses tableaux sont exposées au Metropolitan Museum of Art et au Museum of Modern Art.
Biographie Née en 1871 à Rochester dans l'État de New York, Florine Stettheimer est la quatrième des cinq enfants d'un banquier, qui a abandonné sa famille alors qu'elle était encore enfant, tout en lui garantissant une aisance financière (elle n'a jamais eu besoin de travailler). Les deux enfants les plus âgés se marient et deviennent autonomes de leur famille d'origine. Restent sa mère, Florine et deux sœurs Carrie et Ettie. Elles vivent avec leur mère, Rosetta, d'abord dans l'Upper West Side à Manhattan et, plus tard, à proximité de Carnegie Hall.
Florine Stettheimer étudie à l'Art Students League of New York de 1892 à 1895. Elle effectue ensuite un voyage de plusieurs années en Europe avec sa mère et les deux sœurs restées auprès d'elle, étudiant dans différentes institutions artistiques, découvrant le symbolisme, l'impressionnisme, les Nabis, les Fauves, et visitant la biennale de Venise en 1909.
De retour en 1914 aux États-Unis, les trois sœurs ouvrent un salon, tout en se consacrant à des créations artistiques : Carrie façonne des poupées, Ettie écrit des romans, et Florine peint (des portraits et des natures mortes initialement) et écrit des poèmes. Ce salon est fréquenté par des artistes peintres comme Marcel Duchamp, Marsden Hartley, Georgia O'Keeffe et Charles Demuth, Francis Picabia, des photographes comme Alfred Stieglitz et Edward Steichen, des critiques d'art, etc. Les trois sœurs sont surnommées les Stetties. Le salon est ostracisé par la bonne société newyorkaise du fait de l'origine juive de la famille.
Florine Stettheimer se tient à l’écart du marché de l’art new-yorkais à la suite de l’accueil mitigé réservé à son exposition personnelle à la Knoedler Gallery en 1916. Elle réalise d’abord des croquis de ses invités lors des réunions qu’elle organise à son domicile. Elle les réutilise ensuite dans de vastes compositions de groupe. À partir des années 1920, elle élabore un style pictural singulier, caractérisé par une palette claire et des figures stylisées, associant sophistication et naïveté apparente. Son salon new-yorkais devient le principal vecteur de diffusion de son œuvre. Celle-ci, marquée par une grande liberté formelle, s’inscrit dans les courants d’avant-garde de l'entre-deux-guerres. vignette|Peinture de Florine Stettheimer : Asbury Park South|320x320px Un de ses rares succès qui soit un peu à l'extérieur de son monde sont les décors et les costumes qu'elle réalise en 1934 pour une représentation d'un opéra de Virgil Thomson sur un livret de Gertrude Stein, Four Saints in Three Acts, à Broadway, avec une chorégraphie de Frederick Ashton et une distribution entièrement afro-américaine. En 1935, après la mort de sa mère, elle installe son atelier et reçoit désormais les invités du salon dans de grandes pièces à proximité du Bryant Park, somptueusement décorées.
Florine Stettheimer aurait voulu que ses œuvres soient détruites après sa mort, mais ses sœurs en décident autrement. En 1946, deux ans après sa mort, une exposition rétrospective est organisée au MoMA. Sa sœur Ettie Stettheimer fait publier en 1949 un livre de la poésie de Florine Stettheimer, Crystal Flowers, réédité en 2010.
Monographies et expositions
Œuvre littéraire Stettheimer, Florine, Crystal Flowers, édité par Irene Gammel et Suzanne Zelazo, BookThug, 2010.
Monographies et biographies Parker Tyler, Florine Stettheimer: A Life in Art, New York : Farrar, Straus, 1963. Nochlin, Linda, “Florine Stettheimer: Rococo Subversive”, Art in America 68 () Bloemink, Barbara J. The Life and Art of Florine Stettheimer, New Haven : Yale University Press, 1995. Brown, Stephen and Uhlyarik, Georgiana, Florine Stettheimer: Painting Poetry, New York, Toronto, New Haven et Londres : Jewish Museum, Art Gallery of Ontario, Yale University Press, 2017. Avec Jens Hoffmann en conversation avec Cecily Brown, Jamian Juliano-Villani, Jutta Koether, Ella Kruglyanskaya, Valentina Lieurnur, Silke Otto-Knapp et Katharina Wulff. Watson, Steven, Prepare for Saints: Gertrude Stein, Virgil Thomson, and the Mainstreaming of American Modernism, New York : Random House, 1998. Liles, Melissa M., Florine Stettheimer: A Re-Appraisal of the Artist in Context, Richmond : Virginia Commonwealth University, 1994 (thèse).
Expositions Florine Stettheimer, Museum of Modern Art, New York,1946 Florine Stettheimer: Still Lifes, Portraits and Pageants, 1910–1942, Institut d'art contemporain de Boston, 1980 Florine Stettheimer: Manhattan Fantastica, Whitney Museum of American Art, New York, 1995 Florine Stettheimer: painting poetry, Jewish museum, New York, 2017 vignette|Heat, c.1919, par Florine Stettheimer, Brooklyn Museum|320x320px
Références
Liens externes
Notice de l'artiste sur Archives on Women Artists, Research and Exhibitions Triple Canopy sur la poésie de Florine Stettheimer.
Catégorie:Naissance en août 1871 Catégorie:Naissance à Rochester (New York) Catégorie:Peintre américaine du XXe siècle Catégorie:Étudiant de l'Art Students League of New York Catégorie:Poétesse américaine du XXe siècle Catégorie:Décès en mai 1944 Catégorie:Décès à New York Catégorie:Décès à 72 ans