Émile Ripert, né le à La Ciotat, mort à Marseille le , est un écrivain, poète, dramaturge et félibre français d'expression française (la majorité des félibres étant d'expression provençale).
Biographie Il est le troisième fils d'Adrien Ripert, avoué, et de Mélanie Bérenger. Son grand-père, Adolphe Ripert, était notaire à Cadenet. Il était ami de Frédéric Mistral.
Émile passe ses premières années à Draguignan où son père travaille, mais la famille se retrouve dans la grande maison familiale du , à La Ciotat. Il fait des études au collège de Draguignan, puis au lycée Mignet d’Aix-en-Provence où il a pour professeur Albert Cassagne.
À sa sortie de l’École normale, en 1905, il doit accomplir son service militaire à Digne. En 1907, il commence sa carrière de professeur au lycée de Toulon. Il devient ensuite professeur au lycée Thiers, dans l'annexe nord du lycée (l'actuel lycée Saint-Charles de Marseille), où la lui fut confiée pendant cinq ans.
Émile Ripert fut le professeur de lettres et de latin, notamment, de Jean Ballard, de Gabriel Audisio, d'Albert Cohen et de Marcel Pagnol. Ce dernier l'a croqué dans ses souvenirs sous les traits du fameux Socrate et lui a rendu hommage dans la préface de sa traduction des Bucoliques de Virgile.
Ripert s'engage politiquement et devient conseiller général du canton de Marseille. Il fait état de préoccupations écologiques.
En 1912, la publication de La Terre des lauriers lui vaut le prix national de poésie et la reconnaissance. En 1916, il est élu au fauteuil de Frédéric Mistral à l'académie de Marseille..
Il fut élu majoral du Félibrige en 1934.
Œuvres Le Golfe d’Amour, éditions du Feu, 1908 Le Couronnement de Musset, éditions du Feu, 1910 La Terre des lauriers, Grasset, 1912. Prix national de poésie Éloge de Clémence Isaure, E. Basset & , 1912. Réception à l’Académie des Jeux floraux Sur la mort de Frédéric Mistral, Plon, 1914 La Versification de Frédéric Mistral, H. Campion, 1918 La Renaissance provençale, Champion, 1918 - Prix Bordin de l’Académie française en 1919 La Littérature provençale et l’enseignement, éditions du Feu, 1918 Au pays de Joffre, Bossard, 1918 La Sirène blessée, Plon-Nourrit & , 1920 Le poème d'Assise, Paris : la Renaissance du livre, 1920 - Prix Saint-Cricq-Theis de l’Académie française en 1921 Le Félibrige, Armand Colin, 1924 Le Dernier vol de l'aigle, roman corse, Éditions Flammarion, 1928 Le Roi René, éditions du Feu, 1933 Place de la Concorde 1934, Albert Messein, 1935 Le retour de Fontvieille, Éditions des Poètes des pays latins, 1936 Louis Le Cardonnel, ses derniers moments, ses obsèques, Aubanel, 1937 Laure et Pétrarque, Billaudot, 1937 François-Marius Granet, Plon, 1937 Vers et prose d’Alphonse Daudet, Les Éditions de la France nouvelle, 1942 Joseph Roumanille, P. Lethielleux éditeur, 1948
Distinctions Prix Bordin de l'Académie française en 1919, pour la La Renaissance provençale. Prix Jean Revel de la Société des Gens de Lettres en 1920. Prix Saint-Cricq-Theis de l'Académie française en 1921, pour Le Poème d'Assise.
Annexes Bibliographie
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Notes et références
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