Natacha est une nouvelle en russe écrite par Vladimir Nabokov autour de 1921Dans la notice de la nouvelle dans l'édition française, le traducteur Bernard Kreise avance cette date. Dans le New Yorker, la nouvelle publiée en anglais par Dmitri Nabokov est datée de 1924.. Retrouvée dans les archives l'écrivain à Washington, elle a été très tardivement traduite par Dmitri Nabokov en anglais. La nouvelle a paru sous le titre anglais de Natasha dans le New Yorker le . Comme toutes les productions littéraires de Nabokof à l'époque, la nouvelle est signée « Vl. Sirine ».

La traduction française, due à Bernard Kreise, est faite directement à partir de l'original russe.

Personnages Natacha : une jeune fille russe ; Alexeï Ivanytch Krenov : son père, âgé et malade ; Le baron Wolf, trente ans, un ami de la famille Krenov. Tous trois semblent avoir fui la Russie révolutionnaire et vivent en exil dans le même immeuble berlinois.

Résumé Partant chercher des médicaments pour son père, Natacha croise le baron Wolf et lui annonce que le malade va mieux. Le baron se réjouit de cette nouvelle et regarde la jeune fille descendre les escaliers. Profitant de l'absence de Natacha, il frappe à la porte de la chambre que Krenov partage avec sa fille. Le vieillard malade l'accueille avec joie. Wolf fait part des bonnes nouvelles qu'il vient d'entendre sur sa santé. Mais Ivan Ivanytch ne croit plus à sa guérison. . Wolf tente de le rassurer... et commence à raconter une aventure de son passé d'explorateur :

Dans la nuit qui suit, alors que Natacha se laisse aller à un rêve sensuel, son père la réveille brusquement. Il souffre terriblement. Sa douleur ne passe que lentement. Le lendemain matin, Natacha peut raconter sa nuit à Wolf... qui prétextant le beau temps l'invite en promenade, qui n'ose guère abandonner son père. Mais celui-ci la rassure...

Ils passent la journée dans la campagne berlinoise. À nouveau, Wolf raconte ses voyages à Natacha :

Natacha lui raconte alors en confidence, qu'étant enfant, elle a eu une vision mystique... qu'elle a pris pour la Mère de Dieu... Vision qui s'est répétée par la suite. Touché par l'intimité de la situation, Wolf se confesse :

Les deux jeunes gens poursuivent leur promenade au bord d'un lac paisible.

Au retour de leur escapade, Natacha, qui s'inquiète un peu pour son père, se recommande au baron : Au moment de rentrer à leur domicile, le Baron Wolf avoue à Natacha qu'il l'aime. Quand elle arrive chez elle, elle aperçoit son père, sorti malgré sa faiblesse. Il lui dit qu'il va acheter le journal qu'elle a oublié de lui prendre...En rentrant dans sa chambre, elle s'aperçoit que des voisines sont là et l'accueillent avec empressement.

Notes et références

Édition en français

Lien externe Parution de la nouvelle dans le New Yorker du 9 juin 2008

Catégorie:Nouvelle de Vladimir Nabokov Catégorie:Nouvelle russe parue en 2008