Simon dit de Duin, parfois de Duyn, mort le à Aoste, est un évêque d'Aoste de la fin du .
Biographie Origines Une tradition fait de Simon le fils du seigneur de Duingt, Rodolphe, situé sur les bords du Lac d'Annecy, dans le comté de Genève (actuel département de la Haute-Savoie). Il serait ainsi issu de la famille seigneuriale du lieu. Le généalogiste Amédée de Foras (1878) réfute cependant cette filiation, indiquant qu'il s'agissait plus probablement d'un ..
Épiscopat Simon est mentionné pour la première fois comme évêque élu d'Aoste le . Il est consacré le de la même année. Ce qu'on connaît de son épiscopat se résume à sa présence dans quelques actes civils et religieux. Il reçoit une donation en l'année suivante avec , archevêque de Tarentaise, il approuve les statuts de son Chapitre de chanoines. Le , il confirme aux habitants du Val de Cogne les privilèges qui leur ont été accordés par ses prédécesseurs. Il est présent lors du testament de Guillaume Sarriod coseigneur de Châtel-Argent le .
En 1280, il réunit un synode à partir duquel sont rédigés des statutsRobert Amiet, avec une contribution d'Emanuela Lagnier, Le Pontifical d'Emeric de Quart. Varia liturgica (Monumenta Liturgica Ecclesiae Augustanae, XIV.) , pp. xv-399.. Sur cinquante-neuf paragraphes, les paragraphes 3, 44, 50-59 sont originaux, les autres sont essentiellement une copie des statuts de l'évêque de Paris, Odon/Eudes de Sully (1197-1208). Le de la même année, il promulgue un décret condamnant les usurpations de juridictions ecclésiastiques par des laïcs. Le , lors de la fondation de l'hospice de La Salle; il confirme la donation d'un certain Jean Ney, tailleur.
Mort et succession Le , il fait rédiger ses dernières volontés au notaire-curé, Pierre Fromond. Il demande que son corps soit inhumé dans la cathédrale d'Aoste, devant l'autel de Sainte-Croix. Parmi les bénéficiaires de ses biens, plusieurs institutions et prélats de la région, deux neveux, Michelet, clerc, et un autre curé de Filinges, une sœur, Ambroisie, et un certain Richard de Duin.
Son testament comporte son sceau, un évêque mitré, crossé, bénissant avec les mots S. Symonis Di Gra Episcopi Auguste.
Le martyrologe de la cathédrale d'Aoste relève sa mort le : « » Fedele Savio Gli antichi vescovi d'Italia dalle origini al 1300 descretti per regioni: Piemonte Fratelli Bocca Editore 1899 106-107. (« le 13 des calendes de février, mort du seigneur Simon, évêque des aostois... 1283 »).
Notes et références
Voir aussi Bibliographie . Aimé-Pierre Frutaz, Fonti per la storia de la Valle d'Aosta « Cronotassi dei vescovi », Ed. di Storia e Letteratura, Rome, 1966. Réédition 1997 , 302. Fedele Savio, Gli antichi vescovi d'Italia dalle origini al 1300 descretti per regioni: Piemonte, Fratelli Bocca Editore, 1898.
Articles connexes Diocèse d'Aoste Cathédrale d'Aoste Histoire de la Vallée d'Aoste
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