François-Marie Moreau, né le à Annecy (duché de Savoie, actuel département de Haute-Savoie), mort le à Charbonnières (département de Saône-et-Loire), est un homme politique de la Révolution française.

Biographie François-Marie Moreau est né le , à Annecy, dans le duché de Savoie, dans le royaume de Sardaigne.. Il est le fils de Nicolas Louis Joseph Moreau, chirurgien, entreposeur de tabac à Avallon (1778), inspecteur du dépôt de mendicité à Saint-Denis (1781) et d'Élisabeth Grimard.

Il a plusieurs frères et sœurs dont : Marie-Charlotte ; Gabrielle-Françoise Moreau (-?) ; Anne Louise (-?), mère de Prosper Mérimée ; Marie Charles Paul (1778-?)chevalier de la Légion d'honneurArchives Nationales, base Léonore, LH/1930/1, dossier de légion d'honneur de Marie Charles Paul Moreau..

Il est ingénieur des Ponts-et-Chaussées. C'est un des créateurs du canal du Charolais, dont les travaux eurent lieu sous l'égide des États de Bourgogne entre 1784 et 1793Le Canal du Charolais, dont la construction dure 10 ans sous la direction de l'ingénieur Émiland Gauthey est mis en eau en 1791..

Mandat à la Convention La monarchie constitutionnelle, mise en application par la constitution du 3 septembre 1791, prend fin à l'issue de la journée du 10 août 1792 : les bataillons de fédérés bretons et marseillais et les insurgés des faubourgs de Paris prennent le palais des Tuileries.

En , Marie-François Moreau est élu député du département de Saône-et-Loire, le dixième sur onze, à la Convention nationale. Il ne saurait être confondu avec son collègue et homonyme Jean Moreau (député de la Meuse).

Il siège sur les bancs de la Plaine. Lors du procès de Louis XVI, il vote la mort, et rejette l'appel au peuple et le sursis à l'exécution de la peine. Le , il est absent lors du scrutin sur la mise en accusation de Jean-Paul Marat. Le , il est également absent lors du scrutin sur le rétablissement de la Commission des Douze.

Le 18 floréal an III (le ), il est élu membre de la Commission des Vingt-et-Un, chargée d'examiner la conduite de Joseph Le Bon (député du Pas-de-Calais), accusé d'avoir organisé la terreur dans le Nord-Pas-de-Calais.

De 1799 à 1814, il est receveur général à Mâcon.

Il meurt à Charbonnières (Saône-et-Loire), le .

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Liste des députés de Saône-et-Loire Politique en Saône-et-Loire

Liens externes

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