La famille de Vasselot est une famille subsistante de la noblesse française, originaire du Poitou. Elle s'est divisée en plusieurs branches, dont seule subsiste la branche puînée de Vasselot de Régné.

Patronyme Le patronyme Vasselot serait dérivé du terme vassal soit dans le sens féodal de « vassal (féal) d'un suzerain »À l'appui de cette hypothèse, les guidons figurant sur les armoiries Vasselot rappellent que la bannière d'un seigneur banneret était portée par un petit vassal (un « vasselot »). Voir Jean Delmas, « Bannière », Encyclopædia Universalis http://www.universalis.fr/encyclopedie/banniere/ On notera par ailleurs que c'est au que s'est opéré le glissement de sens du mot vassal qui se mit à désigner le « noble dépendant d’un seigneur dont il tient un fief. », soit dans le sens du terme vaillantA l'appui de cette hypothèse, François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois rapporte une tradition familiale qui veut « qu'avant 1200, un de Vasselot quitta ses armes propres et porta en place trois guidons que le roi lui donna pour preuve d'une valeur reconnue, les ayant enlevés aux ennemis de l’État. » François-Alexandre de La Chesnaye Desbois (1699-1784), Dictionnaire de la noblesse, édition, Tome XII, 1778. Une autre hypothèse étymologique fait dériver Vasselot de (porte-étendard)A l'appui de cette hypothèse, la présence des guidons (étendards ou vexillum) sur les armoiries Vasselot fait penser au labarum que Constantin se fit faire à l'occasion de la bataille du pont Milvius où il prit la devise "In hoc signo vinces". Or cette devise est celle qu'a reprise la famille Vasselot. Cependant, cette hypothèse ne semblait pas la plus probable aux yeux d'Armand de Vasselot de Régné (1919-2003) coauteur avec son fils Philippe (1950-) d'Une histoire de famille, 2003..

L'usage de la particule « de » devant le patronyme « Vasselot » s'est généralisé au .

Histoire La famille de Vasselot, d'ancienne extractionRégis Valette, Catalogue de la noblesse française, 2007, p.187, est originaire du PoitouFrançois-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois, Dictionnaire de la noblesse, , tome XII, 1778La Chenaye-Desbois : où elle était solidement établieAlphonse de Beauchamp, Histoire de la guerre de la Vendée, ou tableau des guerres civiles de l'Ouest depuis 1792 jusqu'en 1815, Paris, 1820. Dans cet ouvrage, l'auteur précise : « [Joseph Amand] Vasselot, d'une des familles les plus anciennes et les plus riches du Poitou, était cousin de La Rochejaquelein et de Lescure. » (en 1789, elle compte cinq électeurs aux élections des représentants de la noblesse du Poitou) Armand de La Porte, Armorial de la noblesse du Poitou convoquée pour les États Généraux en 1789, Poitiers, 1874.].

Régis Valette mentionne l'année 1496 comme date de filiation suivie. Cette date provient de la grande enquête sur la noblesse de 1666.

Par ordonnance du M. d’Aguesseau déclara Gabriel de Vasselot et son fils Armand « être en possession de titres de noblesse, depuis si longtemps, qu’il n’y a pas moyen de les leur disputer »Ludovic Marquis de Magny, Recueil de généalogies de maisons nobles de France, 1894, page 8.. La famille de Vasselot fut ensuite plusieurs fois maintenue dans sa noblesse, notamment les 23 et Mémoires de la Société archéologique de Touraine, 1867, page 1006.. Jacques Vasselot, écuyer, seigneur d'Annemarie et du Chasteigner, fut maintenu noble comme écuyer par M. de Richebourg le Paul Guérin, Archives historiques du Poitou, Volume 1, 1892, page 315. .

François Bluche dans Les honneurs de la Cour indique « Famile connue depuis 1322, preuves de 1341 » et la mention suivante de Nicolas Chérin : « La famille de Vasselot est d'une noblesse simple »François Bluche, Les honneurs de la Cour, ICC, 1958, page 89..

Henri Beauchet-Filleau et Henri Jougla de Morenas font démarrer la généalogie de la branche aînée en 1360 et celle de la branche subsistante (de Vasselot de Régné) en 1379.

La famille de Vasselot compte plusieurs branchesClaude-André Fougeyrollas, Généalogie des Vasselot : Des Querreaux, de Régné, de la Chesnaye, d'Annemarie, de la Guillotière, de Bourgchenin, collection Les cahiers de généalogie, Soc. héraldique pictave, Niort, 2004Le plus ancien porteur connu du nom Vasselot est un René Vasselot qui aurait épousé Sybille de Montmorency vers 1250. Reconnue exacte dans les preuves de Malte des du Pin de la Guérivière. E. du Pin de la Guérivière, Ascendants et alliés de la Maison du Pin de la Guérivière, 1894. Toutefois à défaut de preuves pour savoir si ces alliances sont véritables et de preuves de filiation avec la famille de Vasselot elles ne sont pas reprises dans cet article. Il ne semble pas également qu'elles aient été reprises dans la généalogie familiale de la famille de Vasselot..

Henri Jougla de Morenas écrit que la famille de Vasselot a donné deux grandes lignes dont le point de jonction n’est pas établi et qui sont indiquées chacune comme l'aînée selon les auteurs.

La branche de Vasselot de La Chesnaye et d'Annemarie (éteinte) remonte sa filiation prouvée, selon Chérin, à Guillaume de Vasselot, trouvé en 1360. Elle se divisa en : Vasselot de La Chesnaye du Breuil Milon branche éteinte avec Pauline Vasselot de La Chesnaye (1809-1882), épouse de Charles Ancelin de Saint-Quentin. Vasselot d'Annemarie, issue de la branche de La Chesnaye. Cette branche s'est éteinte avec Marguerite Marie de Vasselot (1788-1844), épouse de Eugène, comte de Machault d'Arnouville, seigneur de Thoiry et pair de France.

La branche de Vasselot de Régné, toujours subsistante, remonte sa filiation prouvée, selon les documents du Cabinet des Titres, à Simon Vasselot, varletNoble qui n'est pas ou pas encore armé chevalier., vivant à la fin du . Elle forma les sous-branches : Vasselot de Régné (première branche du nom). Cette branche éteinte au fut la première connue à posséder le fief de Régné à partir de 1403Extraits du Grand Gautier, document coté R 1 217* 1, 2 et 3 aux Archives Nationales, Papiers des princes, apanage d'Artois. Par un acte daté du 20 novembre 1403, Jean Vasselot fait aveu pour son fief de Régné à son suzerain Jean, duc de Berry et comte de Poitou.. Vasselot du Breuil de Prailles, d'où sont issues : Vasselot du Portault, devenue Vasselot de Régné (deuxième du nom), c'est la seule branche subsistante à ce jour. Vasselot des Lineaux, éteinte au début du .

Armand et Philippe de Vasselot de Régné, dans leur ouvrage Une histoire de famille, donnent pour ancêtre commun aux deux branches Yvon Vasselot mort en 1340.

Depuis 1882, il ne subsiste que la branche de Vasselot de Régné.

Le , Gabriel de Vasselot de Régné (1780-1842) épousa sa lointaine cousine Sélima de Vasselot de La Chesnaye (1807-1879). Le mariage est doté par leur cousin Marin de Vasselot d'Annemarie (1760-1836), qui leur lègue La Guillotière. Le ménage donna naissance à deux fils et trois filles. L'aîné, Marin Gabriel de Vasselot de Régné (1828-1904) est à l'origine de la branche aînée, dite de Régné, et le plus jeune, Médéric de Vasselot de Régné (1837-1919) de la branche cadette, dite de La GuillotièreArmand (1919-2003) et Philippe (1950-) de Vasselot de Régné, Une histoire de famille, 2003..

Personnalités

Non rattaché : Joseph Amand de Vasselot d'Annemarie (1762-1796), officier de marine lors de la guerre d'indépendance des États-Unis, combattant vendéen lors de la guerre de Vendée, l'un des derniers vendéens fusillé par les BleusAlphonse de Beauchamp, Histoire de la Guerre de la Vendée, ou tableau des guerres civiles de l'Ouest depuis 1792 jusqu'en 1815, Paris, 1820. Dans cet ouvrage, l'auteur consacre un long passage à Joseph Amand Vasselot. Il conte notamment sa carrière, son parcours militaire, la chute du château de Saint-Mesmin qui tint tête à soldats bleus avec seulement 50 défenseurs, la résistance de Vasselot après la mort de Charette, et son arrestation aussitôt suivie de son exécution. Beauchamp précise : « ce chef [Charette] alors aux abois, Vasselot et Grignon, qu'on peut nommer les derniers vendéens, eurent à soutenir tout le poids de la guerre. »

Armoiries et devise D'azur à trois guidons d'argent, à hampe d'or ferrée d'argent, posés en pal, deux et un. D'azur à trois guidons d'argent flottant à dextre, la lance d'or ferrée d'argent, posés en pal, deux et un.

François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois rapporte une tradition familiale, non prouvée, qui veut « qu'avant 1200, un Vasselot quitta ses armes propres et porta en place trois guidons que le Roi lui donna pour preuve d'une valeur reconnue, les ayant enlevés aux ennemis de l’État. ».

La plus ancienne représentation connue de ces armes est un bas-relief sculpté de la nef latérale nord de l'église de Londigny où l'on trouve ces armes associées à celles de la famille de Goulard.

Les anciennes représentations des armes montrent des flammes flottant à dextre. Aux , les armes étaient représentées avec des guidons dont les flammes flottent à sénestreEn cela, les Vasselot reprenaient une représentation rare mais très visible : les armoiries figurant encore aujourd'hui sur le porche de Régné, et qui datent du ..

Devise : Alphonse Chassant et Henri Tausin, Dictionnaire des devises historiques et héraldiques : avec figures et une table alphabétique des noms, Paris, 1878..

Titres Jacques-René-François-Marie de Vasselot, après avoir épousé en 1755, la fille d’Alexis Petit de la Guierche, dit le marquis de Saint-Mesmin, prit le titre de courtoisie de marquis de Saint-Mesmin « à cause de sa femme »Dictionnaire de la noblesse, 1876, page 513 (lire en ligne).. Jacques Marie Alexis Vasselot (1758-1828), reçu aux honneurs de la Cour le sous le titre de courtoisie de comte de VasselotAnnuaire de la noblesse, 1849, Comte d'Angerville, Monaco, page 307 (lire en ligne)..

La famille de Vasselot porte de nos jours des titres de courtoisie de marquis, comte, et vicomte.

Alliances Quelques alliances de la famille de Vasselot de Régné sont : Libault de La Chevasnerie (1916), de Cugnac (1918), de Curel (1941), du Buisson de Courson, de Marcé des Louppes, de Montalembert (1951), de Bonneval (1952), de Kerguiziau de Kervasdoué, Musnier de Pleignes, de Quengo de Tonquédec (1968), Blanchet Magon de La Lande, Gaultier de Saint-Basile, de La Fournière, Huon de Kermadec (1969, 1973), de Lesquen du Plessis-Casso (1969), de Pierre de Bernis-Calvière (1974), Augier de Crémiers (1972), Marcetteau de Brem, de Roquefeuil-Montpeyroux (1985), Henry de Villeneuve (2004), Déchelette (2004), de Sparre (2010), Gaillard de Saint Germain (2017), Roland-Gosselin.

Postérité Rue Vasselot, à Rennes Plaque érigée le au château de Mesnard par le Souvenir Vendéen à la mémoire d'Armand de Vasselot et de ses compagnons Monsieur de Vasselot, chanson d'Anne Bernet, 1985Historienne et femme de lettres, Anne Bernet livre dans sa chanson Monsieur de Vasselot un texte inspiré, et historiquement fidèle.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie Bottin mondain. Henri Beauchet-Filleau, Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou. Régis Valette, Catalogue de la noblesse française subsistante. Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, tome 6. Claude-André Fougeyrollas, Généalogie des Vasselot : des Querreaux, de Régné, de la Chesnaye, d'Annemarie, de la Guillotière, de Bourgchenin, collection Les cahiers de généalogie, Société héraldique pictave, Niort, 2004 Armand et Philippe de Vasselot de Régné, Une histoire de famille, 2003 (ouvrage familial).

Articles connexes Liste des familles subsistantes de la noblesse française (L à Z) Liste des familles de la noblesse française d'Ancien Régime (L à Z)

Liens externes

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