L'exposition internationale urbaine de Lyon s'est déroulée du au , sur un site de 75,38 hectares, dont de surface bâtie répartie en 60 pavillons entourant le Grand Hall, dans le quartier de Gerland à Lyon. Les 12 000 exposants viennent de France et de 11 nations différentes. L'inauguration eut lieu en présence du ministre du commerce et de l'industrie Raoul Péret. Le président de la République, Raymond Poincaré, la visita du 22 au .

Cette exposition internationale fut consacrée à l'urbanisme et à l'hygiénisme. Le projet fut promu par Édouard Herriot, sénateur-maire de la ville et initiateur du projet, Tony Garnier, architecte, Jules Courmont et Louis Pradelhomonyme du futur maire de Lyon, vice-président de la Chambre de commerce de Lyon(data.bnf.fr …), Chambre de commerce et d'industrie de Lyon, consulté le 20/10/2019., tous deux commissaires généraux de l'exposition. L'aménagement de l'exposition au quartier de Gerland préfigure l'urbanisme nouveau après la première guerre mondiale (de type Haussmannien) décidé avant celle-ci . Il est une réalisation de la municipalité afin - d'une façon sociale - d'éviter le désordre; La méthode suit les projets de « normalisation » de la croissance des villes, projets communs en Europe pour des villes industrialisées en croissance démographique. Si la taille de l'exposition ne la classe pas parmi les plus grandes, elle est volontairement un projet qui est à la fois technique et culturel; Elle fut la conception de 7 architectes (certains ayant déjà eu à faire œuvre pour une exposition internationale) entourant T. Garnier, ils furent associés aux ingénieurs municipaux (Lyon, Paris…). Tous ont pour but de changer l'image de ville repoussante de saleté qui est donnée par Lyon; Le nouvel urbanisme proposé va faire de Lyon pour la suite du une ville évoluant positivement.

Histoire

Lyon est en pleine mutation au passage du au , elle devient une ville industrielle qui a pu être qualifiée de , ..

La ville a pu changer de forme dès le début du , son tissu urbain se transforme au Nord-Ouest à Vaise en bord de Saône, au Sud de la confluence et rive gauche du Rhône quartiers Guillotière et Brotteaux; Les édiles de Lyon envisagent de vastes projets urbains dès les années 1840-1850. Il s'agit des nouvelles réalités industrielles : création rapide d'entreprises, disparition rapide de certaines, évolution des productions par leur nature, évolution de la taille des usines qui « migrent » d'un quartier à un autre.

Dès 1906, Édouard Herriot (maire appartenant au Parti radical) s'entretient avec plusieurs personnalités lyonnaises sur l'opportunité de tenir une exposition universelle à Lyon, avant de demander la réalisation de deux sondages auprès des chambres syndicales patronales de Lyon. Cette prudence s'explique notamment par les deux précédentes expositions qui se sont tenues dans la ville, en 1872 et en 1894, cette dernière ayant été marquée par l'assassinat de Sadi Carnot.

En 1906, une visite impulsée par l'hygiéniste Jules Courmont est faite par les Lyonnais au Royaume-Uni (dont l'Écosse) pour s'inspirer de son urbanisme.

En 1909, un comité d'études est créé pour préparer l'exposition universelle, mais ce n'est que le qu'Édouard Herriot annonce au conseil municipal son souhait d'organiser une exposition universelle dans la ville . Celle-ci a pour thème le et la modernité, en améliorant les services d'assainissementLes rues de Lyon, plus de 200 ans d'histoire (lire en ligne) (site static, consulté le 11/11/2019) : , services médicaux, les transports, mais aussi les services culturels. On veut améliorer les habitations et les espaces verts, en plaçant Lyon dans l'« Europe des villes ». L'exposition n'a pas vocation à être une , dit Herriot, et Édouard Herriot insiste bien sur l'aspect urbanistique de l'événement, d'où le nom d'« exposition urbaine ».

En 1911, une délégation lyonnaise se rend à Dresde pour assister à la GeSoLei, pour prendre modèle certains progrès en termes d'hygiène municipale. L'équipe chargée de l'exposition souhaite nouer des contacts et des partenariats avec les autorités allemandes tant étatiques que municipales ainsi qu'avec les industriels allemands ; mais le climat diplomatique délicat entre les deux pays freine grandement cette initiative.

Édouard Herriot se rendra à nouveau dans la ville de Dresde durant l'été 1913 en vue de faire la publicité de l'exposition lyonnaise pour notamment faire venir des exposants. Cependant, si les échanges ont été importants, l'influence finale de la configuration de l'exposition de Dresde sur les éléments de l'exposition à Lyon peut sembler peu visible mais aboutit en réalité au dédoublement du Grand Hall pour faire le pavillon annexe accueillant la métallurgie lourde ; Pavillon initialement non prévu, cela fait suite à la demande entre 1913 et 1914 des industriels (internationaux) voulant exposer.

En outre, en 1913, des élus et des employés municipaux visitent l'exposition de Gand qui en 1914 à Lyon a été considérée comme présentant le défaut de défaillance possible pour l'incendie (problème connu pour celle de Bruxelles 1910 par l'étendue et la rapidité du sinistre qui y a eu lieu).

En 1913, l'Angleterre est sollicitée trop tardivement pour être fortement présente, bien que promotrice du courant hygiéniste par l'assainissement urbain : installation à Londres du « tout-à-l'égout » avec la « chasse d'eau ».

En 1914, année de l'exposition, une violente tempête le ravagea la vallée du Rhône, endommagea une grande partie des bâtiments et un pont en construction pour l'exposition. Ces intempéries retardèrent d'autant la date de délivrance des travaux. Le syndicat CGT tenta alors d'imposer que seuls les salariés syndiqués puissent travailler sur le site mais Edouard Herriot parvint à rétablir le respect des lois républicaines.

L'exposition fut inaugurée le en présence du ministre du Commerce et de l'Industrie Raoul Péretlyoncapitale.fr. Raymond Poincaré, le président de la République, visite l'exposition entre le 22 et le L’exposition internationale de Lyon en 1914, jital270, Les Biblioblog-trotters 3 février 2010. Le public put voir les innovations de 12 000 exposants venus de 11 pays11 nations étrangères patrimoine-lyon.org (consulté le 25/10/2019) ..

À l'encontre de l'intention des promoteurs de l'exposition, la perturbation majeure de son déroulement est la Première Guerre mondiale qui conduit à la fermeture des pavillons allemand et autrichien le Lyon, centre du monde !, Dossier de presse. Par la suite, la guerre oblige à la reconversion des nouveaux abattoirs de Gerland, réquisitionnés par l'effort de guerre. Machines et stocks des exposants sont récupérés .

Si l'Exposition internationale 1914 sert de modèle pour la création de la Foire de Lyon en 1916, elle ne servira plus jamais pour une exposition internationale.

Sur le long terme, l'urbanisation montrée durant l'Exposition universelle de 1914, influencée par le courant hygiéniste, aboutit à l'aménagement des Bains douches municipaux de Gerland (dits Bains douches Delessert) en 1935 et de la cité-jardin ouvrière de Perrache en 1934Cité HBM dite Cité Perrache, actuellement HLM (lire en ligne) (site gouv pop culture consulté le 11/11/2019) sur une partie de parcelle située à la confluence « derrière les voies » cédée à moitié-prix ; en 1938, sur la parcelle Gerland été réalisée dans cet esprit la cité-ouvrière Gerland (les bains-douches municipaux n'ont été faits qu'en 1967 sur un concept architectural urbain très différent de celui de T. Garnier, le maire d'alors étant Louis Pradel et ne sont pas dans la cité)Cité HBM Gerland, actuellement HLM site (lire en ligne) (site patrimoine.auvergnerhonealpes consulté le 11/11/2019)..

L'évolution qui a abouti à l'exposition de 1914

vignette|Affiche « Exposition internationale de Lyon » - 1914 .

Et selon Hervé Joly dans le même ouvrage, .

(Pour l'historique qui suit, les renvois en bas de page référençant Philippe Dufieux sont dans le groupe "", et ces parties suivent au plus près les qualificatifs rapportés par lui-même).

Historique de l'urbanisme réglementaire rattaché à l'hygiène, et l'aspect de Lyon transformé entre 1800 et 1910 1807 16 sept, révision du plan d'alignement et de nivellement de la ville de Lyon centre de la ville : approbation réglementaire extrait du rapport adressé au maire de Lyon par Alexandre Monmartin, conseiller de préfectureAlexandre Monmartin, conseiller de préfecture, chargé par le préfet de recevoir l'enquête relative aux plans d'alignement de cette partie de la ville (imprimé paru sous le titre des améliorations à introduire dans la partie centrale de ville de Lyon, Lyon, Impr. de L. Boitel, 1845, extrait de la Revue du Lyonnais). (lire en ligne, site Forma Urbis, consulté le 23/12/2019).. 1822 .vignette|Affiche « Exposition internationale de Lyon » - 1914 1823 grande inondation 1841 loi du sur l' en plus du simple urbanisme d'alignement. 1845-46 deux traités paraissent sur l'hygiène de la ville de Lyon et la salubrité dans les grandes villes, un par Jean Baptiste Monfalcondata.bnf.fr Jean-Baptiste Monfalcon (consulté le 21/12/19). et l'autre par Auguste-pierre de Polinièrecatalogue.bnf.fr Auguste-pierre de Polinière (consulté le 21/12/19)., Bibliothèque Diderot de Lyon-BU Lyon 1 Le don de Polinière : un héritage familial (lire en ligne consulté le 21/12/19). insistant sur 1846 début des grands travaux d' par les pouvoirs publics donnant les pénétrantes de la presqu'ile. En ce temps on note l'abondance des plaintes pour l'état et l'aspect de la voirie. cité par P. Dufieux qui note ensuite que et que et qu'Andrieux propose .. 1847 Gabriel Charavay, in Guide de l'étranger à Lyon contenant la description des monuments, des curiosités et des lieux publics remarquable Charavay Frères Lyon 1847 (1847-1857 début de la révolution chimique de l'hygiène ) (1848, année constituante de la liberté et de l'égalité pour tous, y compris hors de la France métropolitaine) 1848 , décret de l'Assemblée constituante prescrivant la (à la suite de l'enquête sur « le logement ouvrier » dans les grandes villes et les campagnesFlorence Bourillon, La loi du 13 avril 1850 ou lorsque la Seconde République invente le logement insalubre, Revue d’histoire du (lire en ligne, consulté le 20/12/2019) Enquête sur l’état moral et économique des populations ouvrières dans les villes de Lyon, Marseille, Rouen et Lille et importance de l'aspect du « Respect à la propriété » dans les campagnes, détermination de la faculté d'agir par les autorités administratives (Note: se sont effondrées dans la grande crue de 1850 en Sâone et Loire. (établissement public territorial du bassin Saône et Doubs, consulté le 20/12/2019).)). 1849 fixation de la hauteur des constructions, ordonnance du conseil municipal, sur constat des médecins hygiénistes de l'insalubrité épidémique. 1851 . (décret portant règlement des écoles normales primaires « Louis-Napoléon Bonaparte » comportant l'enseignement de l'hygiène). 1852, après la loi 1850 sur les agglomérations, décret qui donne tout pouvoir au préfetFlorence Bourillon, La loi du 13 avril 1850 ou lorsque la Seconde République invente le logement insalubre, Revue d’histoire du (lire en ligne) (consulté le 24/12/2019). pour l'intégration des faubourgs ; création à Lyon 5 arrondissements Laurent Ajdnik dans Exploralyon, Valorisation du patrimoine lyonnais (lire en ligne) p.202 (consulté le 24/12/2019).. 1854 à Lyon, premiers travaux de distribution d'eau et premiers travaux d'installation d'égouts (5 km) à la place des fosses fixes vidangées avec souillure et puanteur et fosses soumises aux crues; . (1877 création de la Société Française d'Hygiène). (1878 réseau d'égouts à Lyon de 77 km). 1879 |Jules Michelet, in Le Banquet, papiers intimes, Lévy, Paris 1879. 1880 à Lyon médecins, ingénieurs et architectes s'indignent… en publiant des notes [et ils le font jusqu'au début du ]… de la situation où .