Un shakkanakku, ou šakkanakku, également shakkanakAndré Parrot, Sumer, l'Univers des formes, Gallimard, 2006, pp. 256-257Jean-Claude Margueron, Luc Pfirsch, Le Proche-Orient et l'Égypte antiques, Hachette supérieur, 5, 2012, pp. 174. est un titre en vigueur sous la dynastie akkadienne (2340-2200 av. J.-C.) et jusqu'à la fin du III millénaire à Mari, aujourd'hui en Syrie. Il est l'équivalent du « gouverneur » mais l'effondrement de la dynastie akkadienne vers 2200 va provoquer une indépendance totale de ces hauts personnages dont le lignage est connu sous le nom de « dynastie des shakkanakku » et qui vont conserver le nom d'un grade sumérien dont l'équivalent akkadien est « shagin »Agnès Benoît, Les civilisations du Proche-Orient ancien, Ecole du Louvre, 2011, p. 90.. Avec l'installation de la dynastie amorrite vers 1810, le titre disparait au profit de celui de « roi ». Les rois d'Ur III, qui dominent la Mésopotamie, pour un siècle, à partir de la fin du , n'entravent pas l'indépendance de Mari. L'histoire de cette période est mal connue en raison de la rareté des sources écrites. Mais les sources archéologiques témoignent de la prospérité que connaît la ville à cette époque. La dynastie des s'effondre probablement dans le courant du . La période couvrant le est obscure. La ville paraît avoir vécu une période difficile.
Liste de shakkanakku de Mari
Bien qu'il soit impossible d'établir la généalogie de la dynastie, plusieurs shakkanakku sont connus à travers des statues, des dédicaces ou des inscriptions cunéiformesDossin Georges. Inscriptions de fondation provenant de Mari. In: Syria. Tome 21 fascicule 2, 1940, p. 152-169. : Ishtup-ilum Puzur-Ishtar Idi-ilum Isi-Dagan Tûra-Dagan Ilum-išar A-giš-bil-gi Niwar-Mer Išma-Dagan
Bibliographie
Notes et références
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