Les Transports publics de la région lausannoise (TL) sont une régie de transport en commun (de type société anonyme), fondée en 1895 à Lausanne sous le nom de Société des tramways lausannois, puis prenant son nom actuel en 1963. Elle a pour objectif l'exploitation du réseau de transports en commun du même nom, dans la ville de Lausanne, capitale du canton de Vaud, et son agglomération.

Les TL ont transporté 133 millions de passagers en 2025.

Les Transports publics de la région lausannoise exploitent actuellement les deux lignes du métro de Lausanne, les dix lignes du trolleybus de Lausanne, les 30 lignes du réseau de bus des TL, le réseau nocturne Service Pyjama et un service de transport à la demande. Enfin, la compagnie assure la gestion opérationnelle de la ligne Lausanne - Bercher.

Histoire L'histoire des TL est pour beaucoup liée au chemin de fer. Lausanne est reliée pour la première fois par le chemin de fer en 1858... La gare ne se trouvant ni dans le centre, ni dans Ouchy, la ville de Lausanne se mobilise donc pour relier la gare à ces deux quartiers. Le Conseil fédéral accorde en 1871 une concession pour exploiter un chemin de fer entre Lausanne et Ouchy.

Le premier funiculaire de Suisse, le Lausanne-Ouchy (LO), est donc inauguré le . Le funiculaire fait alors partie de la Compagnie du Chemin de Fer du Lausanne-Ouchy constituée en 1874. C'est deux ans plus tard, le , que la ligne Lausanne-Gare (LG) est mise en service. Les deux quartiers sont dorénavant reliés à la gare.

Société des tramways lausannois

vignette|gauche|Un tramway au kiosque de la place Saint-François, entre 1896 et 1897.

La prévision d'un réseau de tramway amène l'obtention d'une concession fédérale en 1894. En 1895, la Société des tramways lausannois est constituée., le nom initial du réseau de transport actuel. L'électricité utilisée pour alimenter le futur réseau sera alors produite par l'usine de Couvaloup dont la construction aura lieu en 1895. L'usine fera également à l'époque office de dépôt pour les premières voitures.

La pose des premiers rails débute le et le réseau est inauguré le . L'exploitation régulière des lignes commence le , à l'exception de la ligne de la Pontaise qui est ouverte à l'exploitation le à la suite de tests supplémentaires de sécurité.

Le réseau de tramway est en pleine expansion : plusieurs lignes sont créées et d'autres prolongées. Le premier dépôt-atelier est construit à Prélaz entre 1898 et 1900 pour accueillir les nouvelles voitures. La Compagnie des Chemins de fer électriques régionaux du Jorat fusionne avec les TL en 1910, leur permettant de doubler la longueur de leur réseau et d'acquérir l'usine électrique de Mézières ainsi qu'un dépôt à Épalinges.

Les TL inaugurent en 1929 le premier service par autobus. La ville de Lausanne a joué un rôle d'avant-gardiste en introduisant une des premières lignes de « trolleybus modernes » d'Europe : en 1931, le réseau met en place à titre d'essai la première ligne de trolleybus moderne en Suisse, entre la gare CFF et Ouchy via l'avenue de la Harpe, et supprime de ce fait la ligne de tramway entre le Closelet et les Epinettes qui présente trop de désavantages pour la ville (fortes pentes, vitesse réduite, coûts élevés, forte sollicitation des freins). Ce Trolleybus est maintenant préservé par l'association Rétrobus Léman.

Le réseau de tramway atteint son apogée en 1933 avec une longueur de , laissant place petit à petit aux trolleybus et autobus. À la suite des excellents résultats de la ligne de trolleybus d'Ouchy, les TL décident de commander une série de 32 nouveaux trolleybus de forme typiquement lausannoise avec leur capot à l'avant. Cette décision va progressivement faire disparaître le réseau de tramway : cinq lignes de tramway sont ainsi désaffectées entre 1938 et 1939 pour être exploitées par des trolleybus.

En 1948, la population refuse lors d'une votation le rachat de la compagnie par la ville de Lausanne, alors actionnaire majoritaire de la compagnie à hauteur de 44 %..

Fin de l'ère du tramway vignette|Le TL-2 premier trolleybus mis en service à Lausanne en 1932. Il est fabriqué par FBW.

En 1962, la majorité des lignes de tramway sont dorénavant exploitées par des trolleybus. Les lignes du Jorat sont remplacées par des autobus après 60 ans de service. En , la compagnie abandonne son ancien nom, devenu caduc, pour prendre celui de Transports publics de la région lausannoise qu'elle porte depuis lors. La dernière ligne de tramway lausannois, entre Renens et la Rosiaz est supprimée en 1964, mettant fin à l'ère du tramway à Lausanne.

Le réseau de trolleybus ne cesse de croître et la flotte de véhicules s'agrandit avec l'acquisition de trolleybus dits « batteuse » ainsi qu'une vingtaine de remorques à l'occasion de l'exposition nationale de 1964. Le surnom « batteuse » venait du bruit créé par le pendule mécanique qui passait les crans pour commander l’accélération automatique. Les batteuses concernaient les véhicules des séries 651 à 679, excepté les séries 665-672-675 qui possédaient, en première suisse, une carte électronique qui commandait l’accélération et supprimait le pendule mécaniqueBancs publics pages 13-14.

Une « Batteuse » est elle aussi préservée par l'association Rétrobus Léman.

Alors que la deuxième série de trolleybus vieille de 40 ans est mise hors-service, les TL passent une commande de 18 trolleybus FBW/SAAS/Hess en 1975. La flotte de véhicules continue de s'étendre, et un nouveau dépôt est ouvert à la Borde en 1982. Le réseau réceptionnera 30 trolleybus jusqu'en 1984 ainsi qu'une nouvelle série jusqu'en 1990. En 2010, 8 de ces trolleybus FBW, ont été envoyés en Bulgarie, dans la ville de Roussé, d'autres ont été détruitsTrolleybus FBW ex-TL en Bulgarie.

Arrivée du M1 vignette|Le M1 a permis d'améliorer la desserte des campus de l'Ouest lausannois.

La Compagnie du Chemin de Fer du Lausanne-Ouchy fondée en 1874 est reprise par la ville de Lausanne en 1984, et sa gestion est confiée aux TL. En 1991 le réseau inaugure le TSOL (Tramway Sud-Ouest lausannois) — devenu aujourd'hui le m1 —, qui a pour effet de nombreuses modifications du tracé des lignes dans l'ouest lausannois comme le prolongement de la ligne 2 de la piscine de Bellerive au quartier de la Bourdonnette.

En 1995 est inauguré le dépôt de Perrelet, destiné à remplacer celui de Prélaz, ouvert en 1900. C'est trois ans plus tard, en 1998, que les TL introduisent sur leur réseau un nouveau mode de traction avec la commande de 15 autobus Van Hool A330 au gaz naturel. Le réseau met parallèlement en service un prototype de trolleybus de Neoplan.

Les trolleybus « batteuses » restants ainsi que la première série de trolleybus « UST » de 1975-1976 sont remplacés avec la mise en service progressive de 28 nouveaux trolleybus bimodes à plancher bas Neoplan N6121 en 2001. Le réseau continue l'acquisition d'autobus, avec 20 bus articulés du constructeur belge Van Hool la même année et commandera également 10 autobus articulés Van Hool de nouvelle génération (Van Hool newAG300), ainsi que dix autobus au gaz naturel de la même génération.

M2 et renouveau du réseau vignette|La ligne M2 marque le renouveau des TL.

Le marque le renouveau des transports publics de la région lausannoise. Outre la construction d'une seconde ligne de métro, le réseau prépare sa plaque tournante avec son nouveau schéma de transport.

En 2002 le projet du m2, l'éventuelle deuxième ligne de métro de Lausanne, est débattu lors d'un vote populaire le ..

Cette ligne sera alors la première ligne de métro automatique sur pneus de Suisse. Elle a pour but de relier Ouchy à Épalinges par la gare CFF. L’Office fédéral des transports (OFT) approuve les plans de l’infrastructure du m2 en 2003, et les travaux commencent le avec le défrichement à Sallaz. Plus tard le , le conseiller fédéral Moritz Leuenberger pose la première pierre du m2, lançant officiellement les travaux et le début de chantier sur le tronçon nord du futur métro entre le Flon et Croisettes..

Un éboulement a lieu le à Saint-Laurent lors de la creusée du tunnel. Les travaux de réparation des dégâts ont engendré un surcoût de 9 millions de francs.. La place est officiellement rouverte le .

Des premières portes ouvertes ont lieu le , réunissant personnes. Deux mois plus tard, en , les travaux de pose des voies commencent.

Parallèlement, la ligne de funiculaire Lausanne-Ouchy réalise son dernier service le après 128 ans d'activité pour laisser place aux travaux du m2, qui doit alors ouvrir en 2008.. Pour combler la fin d'exploitation de « la Ficelle », un service appelé « Métrobus » est mis en service. Le service de substitution, affrété par 7 véhicules, reprend le parcours de l'ancienne ligne, desservant cinq arrêts à une cadence de 7 minutes.

Depuis 2008 vignette|Le Flon fait partie des aménagements notables des infrastructures pour la mise en place du « R08 ». En bas à gauche, l'agence commerciale.

Le m2 est inauguré par les autorités fédérale, cantonale et communale le à la place de la Riponne, où un apéritif a été offert par la ville, et des animations telles que des concerts et spectacles ont été organisés sur la scène de la Riponne.. L'exploitation commerciale de la ligne débute, quant à elle, à partir du .. Le réseau de trolleybus et de bus est réorganisé autour de cet axe. Le projet du nouveau réseau de bus est dénommé « Réseau 08 » et est plus communément abrégé « R08 ».

« Réseau 08 » permet des temps de parcours plus courts et des liaisons plus directes, afin de s'inscrire dans une action de développement durable. Dans une vue d'ensemble, le réseau est conçu en tenant compte des modifications importantes que le métro produira avec le déplacement global de la population. Une grande partie des lignes entre désormais en connexion avec les stations du métro, incluant les stations du m1, des lignes de train CFF et du LEB, permettant une plus grande mobilité entre la gare, le centre, et le nord de la ville. « Réseau 08 » est chiffré à 21 millions de francs (sans compter les travaux sur le plateau de la Sallaz)..

Le nouveau réseau comprend la création de lignes aériennes pour les trolleybus, ainsi que l'aménagement de nombreuses rues et pôles d'échanges comme celui du Flon. De plus, une agence commerciale ouvre au Flon le , remplace celle située à Saint-François.. Le mur végétal de 200 mètres carrés est, lors de l'ouverture du centre, le plus grand de Suisse. La partie du toit, quant à elle, mesure près de 600 mètres carrés. Conçu par le bureau d'architectes M+V, le bâtiment bénéficie d'un système de récupération de l'eau de pluie, permettant d'arroser la végétation en fonction de l'humidité de la terre.

Ce schéma de déplacements, mis en service le , entraine la suppression de la ligne de trolleybus 5 et de la ligne de bus 45 remplacées par le m2. D'autres lignes sont quant à elles modifiées — les lignes de trolleybus 2, 4 et 6 et les lignes de bus 13, 16, 32, 45, 60, 62, 64 et 65 voient leur itinéraire changer —, et de nouvelles lignes sont créées — les lignes de trolleybus 21 et 25 et les lignes de bus 22, 41, 42 et 56. Les TL ont également décidé de supprimer les horaires sur les grandes lignes : les fréquences de passage sont désormais indiquées sur des bornes aux arrêts..

En 2009, les TL reçoivent leurs premiers véhicules d'une série de 35 Hess Swisstrolley de troisième génération afin de mettre fin aux problèmes causés par les trolleybus bimode de marque Neoplan.. Les TL en recevront jusqu'en 2010.

En 2012, le réseau voit arriver 27 trolleybus Hess Swisstrolley de quatrième génération afin de continuer le renouvellement de sa flotte. Le réseau compte donc actuellement 62 Hess Swisstrolley, soit la plus importante flotte de ce modèle.