Dominique Perben, né le dans le de Lyon, est un homme politique français.
Biographie Formation et débuts Ancien élève du lycée Saint-Marc de Lyon, Dominique Perben est licencié en sciences économiques de l'université de Lyon (faculté des sciences économiques et de gestion), diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, où il est membre de la Conférence Olivaint, en 1966 et ancien élève de l'École nationale d'administration (ENA) (promotion 1972).
Directeur de cabinet du préfet de Maine-et-Loire à sa sortie de l'ENA, il est nommé secrétaire général de la préfecture du Territoire-de-Belfort en 1975. Entré à la DATAR en 1976 comme chargé de mission aux villes moyennes, il devient l'année suivante chef de cabinet de Norbert Ségard, secrétaire d'État aux PTT en 1977.
Administrateur civil à la direction de la Sécurité civile en 1981, il est directeur général des services administratifs de la région Rhône-Alpes entre 1982 et 1986. De 1989 à 1993, il est secrétaire général puis président de l'Association nationale des élus locaux, rebaptisée Association nationale pour la démocratie locale.
En 1983, il est élu maire de Chalon-sur-Saône, mettant fin à 60 années de direction de la municipalité par la gauche. Il est ensuite réélu au premier tour en 1989, 1995 et 2001Le Journal de Saône-et-Loire, édition du mardi 10 janvier 2012, L'ombre de Perben plane encore en Saône-et-Loire.. Il est également élu député de Saône-et-Loire en 1986 et réélu en 1993, 1995, 1997 et 2002.
En 1990, lors du vote de la Loi Gayssot, il se présente comme un opposant à cette dernière au Sénat.
Fonctions ministérielles de 1993 à 2007 Il est plusieurs fois ministre de 1993 à 2007 : mars 1993 - mai 1995 : ministre des départements et territoires d'Outre-mer (Gouvernement Balladur) novembre 1995 - juin 1997 : ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l'État et de la Décentralisation (Gouvernement Juppé II) mai 2002 - juin 2005 : Garde des Sceaux, ministre de la Justice ( I, II et III) - : ministre des Transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer (gouvernement Villepin)
En tant que ministre de la Justice, il donne son nom à la loi Perben I (de programmation) et à la loi Perben II du . Contestée par la gauche, notamment en ce qu'elle instaurerait la procédure du « plaider coupable », la notion de « stage de citoyenneté », et prolongerait la garde à vue jusqu'à 96 heures dans le cadre de la lutte contre le crime organisé, l'opposition en saisit le Conseil constitutionnel, vainement. La loi de programmation permet le lancement de la construction de nouvelles places de prison en remplacement d'établissements vétustes tels que les prisons de Lyon, de Toulouse, de Nancy… À cette occasion, Dominique Perben innove en décidant de séparer les mineurs détenus des majeurs. Il crée pour la première fois en France des prisons réservées aux mineurs incarcérés, dont la gestion est confiée non seulement à l'administration pénitentiaire, mais aussi à la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), et qui comportent un programme et un encadrement éducatif, sanitaire et social renforcé. Il crée aussi pour la première fois dans des établissements réservés aux détenus condamnés à de courtes peines (moins d'un an) afin de limiter la promiscuité entre des catégories de détenus aux profils très différents. Il décide de la création d'un bureau du renseignement et des équipes régionales d'intervention et de sécurité (ERIS) dans l'administration pénitentiaire, dirigée à l'époque par le préfet Didier Lallement.
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D. Perben s'oppose aussi au principe des peines-plancher, voulu par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, qui ne sera d'ailleurs pas retenu dans la loi du 12 décembre 2005 sur la récidive des infractions pénales. Toutefois, ces peines seront introduites après l'élection présidentielle de 2007, dans le cadre de la loi Dati.
En , il met en œuvre avec Thierry Breton le processus de privatisation des autoroutes françaisesBreton et Perben : « La privatisation des autoroutes est lancée ce matin », entretien, lesechos.fr, 18 juillet 2005. Le modèle économique choisi lors de cette privatisation est par la suite sévèrement critiqué par la Cour des comptesChères, très chères autoroutes : le scandale, tempsreel.nouvelobs.com, 2 août 2014.
Depuis 2008 Dominique Perben est candidat à la mairie de Lyon pour les élections municipales de 2008. Déclarée dès 2003, sa candidature est suivie en par la création de l'association Lyon Nouvel Horizon, comité de soutien pour son élection. La liste « Grandissons à Lyon » qu'il mène ne conserve que deux arrondissements en 2008. Dans le , traditionnellement à droite, où Dominique Perben se présente contre le socialiste Thierry Philip, la liste UMP est battue dès le premier tour avec seulement 30,02 % des voix, contre 52,82 % pour la liste socialiste.
À la demande de Nicolas Sarkozy, il préside une « mission parlementaire sur le développement des métropoles urbaines d'avenir » qu'il rend au président de la République le . Il y préconise notamment le lancement d’un plan national de développement des transports collectifs (PNDTC) et une concertation sur le péage urbain, sur la base du modèle expérimenté à MilanEric Mettout, Dominique Perben veut réformer les grandes métropoles, L'Express, .. Il est nommé membre du Comité pour la réforme des collectivités locales en . Il anime en même temps, avec le sénateur Courtois, un groupe de travail des députés et sénateurs UMP qui présente en un premier rapport sur les orientations de la réforme des collectivités territoriales (création du conseiller territorial, création de 7 métropoles, achèvement de l'intercommunalité, clarification de la répartition des compétences). À la demande de Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, il élabore les propositions du mouvement populaire sur la réforme des collectivités locales et les propose en au Bureau politique de l'UMP.
Le , il annonce son retrait de la vie politique pour travailler comme avocat..
Début 2014, il devient membre de la haute autorité présidée par la juriste Anne Levade, chargée d'organiser les primaires de l'UMP en 2016« Présidentielle 2017 : Anne Levade veillera sur la primaire UMP », in lesechos.fr, 25 janvier 2014..
Le , Dominique Perben exprime sa consternation devant la suppression annoncée des menus de substitution dans les cantines scolaires de Chalon-sur-Saône, qu'il avait instaurés, en tant que maire de la ville, dans les années 1980. Dénonçant la remise en cause brutale d'un usage « qui ne gênait personne et qui permettait un vivre ensemble accepté par tous », Dominique Perben dénonce une « instrumentalisation de la laïcité » qui, selon lui, n’a « jamais signifié la non prise en compte des règles, des habitudes, des coutumes différentes »..
Il fait partie de l'équipe de campagne d'Alain Juppé, candidat à la primaire présidentielle Les Républicains de 2016. Il est notamment chargé des questions régaliennesJean-Baptiste Garat, « Juppé met le cap sur la primaire », Le Figaro, samedi 3 / dimanche 4 octobre 2015, page 6.. Il apporte ensuite son soutien à Emmanuel Macron.
Le , Dominique Perben est arrêté par les agents de la Douane française à la frontière franco-suisse dans la ville de Saint-Julien-en-Genevois en possession de 15 000 euros non déclarés en petites coupures de 50 euros.
Vie privée Il est le beau-père de Raphaël Gauvain, ancien député de la circonscription de Saône-et-Loire (2017-2022) Publications
Notre contrat pour l'alternance (coécrit avec Jean-Pierre Raffarin, Jacques Barrot et Michel Barnier), 2001
Synthèse des fonctions politiques Fonctions au sein de partis politiques membre du bureau politique du RPR; secrétaire national du RPR, chargé des affaires étrangères, puis de la réforme de l'État, de la fonction publique et de l'organisation territoriale (1999); 1998 - 1999, secrétaire national du RPR pour les Affaires étrangères puis pour la Réforme de l'État, la Fonction Publique et l'Organisation territoriale. Depuis 1999, Dominique Perben anime avec Jean-Pierre Raffarin, Michel Barnier et Jacques Barrot, le Club Dialogue et Initiative. 2004 - 2008 : président départemental de l'UMP du Rhône. 2009 : secrétaire national de l'UMP pour la réforme des collectivités territoriales.
Fonctions électives locales Conseil municipal 1983 - 2003 : conseiller municipal de Chalon-sur-Saône 1983 - 2002 : maire de Chalon-sur-Saône 2002 - 2003 : premier adjoint au maire de Chalon-sur-Saône président de la communauté d'agglomération de Chalon Val-de-Bourgogne
Conseil général mars 1985 - juin 1988, vice-Président du Conseil général de Saône-et-Loire. - : conseiller général du de Lyon, Premier vice-président du Conseil général du Rhône chargé de la vie associative et de l'innovation sociale.
Conseil régional mars 1992 - janvier 1993, conseiller régional de Bourgogne.
Fonctions parlementaires mars 1986 - mars 1993 : élu député de Saône-et-Loire (scrutin proportionnel départemental) mars 1993 - juin 1997 : élu député de la de Saône-et-Loire juin 1997 - juin 2002 : élu député de la de Saône-et-Loire membre de la Commission des lois de l'Assemblée nationale membre désigné par les groupes de l'office parlementaire d'évaluation de la législation vice-Président du groupe d'études parlementaire sur les arts de la rue juin 2002 - juin 2002 : élu député de la de Saône-et-Loire juin 2007 - juin 2012 : élu député de la du Rhône
Fonctions ministérielles - mai 1995 : ministre des départements et territoires d'Outre-mer (Gouvernement Balladur) - juin 1997 : ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l'État et de la Décentralisation (Gouvernement Juppé II) - juin 2005 : Garde des Sceaux, Ministre de la Justice (Gouvernement de Jean-Pierre Raffarin I, II et III) - : ministre des Transports, de l'équipement, du tourisme et de la mer (gouvernement Villepin).
Distinctions (2023) ; chevalier en 2014 de droit en tant que ministre chargé des affaires maritimesDécret n°2002-88 du 17 janvier 2002 relatif à l'ordre du Mérite maritime sans_cadre|50x50px Médaille d'honneur de l'engagement ultramarin, échelon or (2022) au titre d'« ancien ministre des départements et territoires d'outre-mer ». (nomination à titre exceptionnel, 1999)
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Loi d'orientation et de programmation pour la justice (« loi Perben I » du ) Loi portant sur l'adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité (« loi Perben II » du ) Programme 13 200 Plan Perben de renouvellement du réseau ferroviaire Liste des députés de Saône-et-Loire Politique en Saône-et-Loire
Liens externes
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