thumb|L'ancienne maîtrise, ou psallette, près de la cathédrale Saint-Pierre de Rennes. Une manécanterie désigne, à partir de la fin du , un type particulier de chœur d'enfants d'abord composé de garçons, rattaché à une cathédrale ou à une paroisse importante. Le chœur est géré par le clergé.

Histoire Étymologiquement, le mot « manécanterie » (apparu en 1836 selon le dictionnaire Le Robert ) vient du latin mane cantare, qui signifie « chanter le matin ».

Avant la Révolution de 1789, le mot n'existe pas, mais les chœurs d'enfants existent bel et bien, au sein desquels les futurs chanteurs professionnels du royaume sont formés, pendant une douzaine d'années, au chant et plus généralement à la musique. Ces maîtrises sont alors des écoles où les jeunes garçons reçoivent un enseignement de haut niveau dans le domaine musical, et bien entendu dans le domaine religieux, puisqu'il s'agit avant tout de chanter aux offices, avec le chœur d'adultes professionnels de l'église dont ils dépendent. Ces chanteurs adultes, de même que les enfants, sont attachés à chaque cathédrale et à presque chaque collégiale, en France et en Europe, et rémunérés par elles. Cela permet aux élèves sortants de faire carrière dans la musique, et donc, pour un grand nombre d'entre eux, d'occuper des postes importants ou de premier plan dans le monde musical.

En France, avant la Révolution, lorsqu'on était musicien, on devenait assez fréquemment homme d'Église (par comparaison, et toutes proportions gardées, lorsqu'on joue, de nos jours, dans la musique de la gendarmerie, on entre dans cette arme, sans y faire autre chose que de la musique). Une proportion importante des choristes adultes restaient simples clercs tonsurés. Les autres pouvaient devenir chanoines ou prêtres. C'était assez souvent le cas du maître de musique et de certains des principaux choristes. Entre autres conséquences, être reçu chanoine amenait des avantages financiers. On lui accordait cette prébende dont les revenus allaient lui permettre de mieux faire vivre la maîtrise dont il avait la charge.

Époque contemporaine Jusqu'aux années 1950, il y eut des manécanteries spécifiques au scoutisme catholique, à la fois troupes scoutes et chorales de grandes paroisses.

Aujourd'hui, le terme de manécanterie, — du reste un peu démodé (on parle plus souvent de maîtrise)—, est parfois utilisé indistinctement pour désigner n'importe quel chœur d'enfants, même si le mot conserve son ancienne connotation, religieuse et éducative.

Parmi les manécanteries qui utilisent encore ce terme, on relèvera la Manécanterie des Petits Chanteurs à la Croix de Bois et la Manécanterie des Petits Chanteurs de Saint François de Versailles.

Édifices existants Manécanterie de Lyon

Dans la littérature L'écrivain Alphonse Daudet (1840-1897) évoque dans son premier roman ses souvenirs de la manécanterie de l'église Saint-Nizier, à Lyon :

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Bibliographie . .

Notes et références

Annexes

Articles connexes Chœur d'enfants Pueri Cantores Maîtrise (musique) Chœur, Chorale, Choriste, Chef de chœur Musique, Musique vocale, Musique sacrée Liste de chœurs de garçons Manécanterie (Lyon) Manécanterie des Petits Chanteurs à la croix de bois Manécanterie des Sables Manécanterie des Petits Chanteurs de la Vierge noire

Catégorie:Musique vocale *