La liste des bogies de la SNCF décline le type de bogies du matériel roulant pour la Société nationale des chemins de fer français (SNCF). Ceci n’exclut pas les bogies des voitures acquises à la suite de la guerre ou par l'origine du réseau de l'État, ni ceux également monté sur des voitures étrangères, ni ceux loués par la SNCF. La liste n'est pas exhaustive. Le bissel installé sous une locomotive à vapeur n'est pas retenu dans cette liste.

Wagons (marchandises) vignette|Bogie de type Bettendorf, à l'Illinois Railway Museum. vignette|Bogie Y 25 moulé. vignette|Bogie Y 25 mécano-soudé. vignette|Bogie Y 25 de 2009. Parmi les premiers bogies utilisés en France, entre 1917-1918, on trouve des bogies américains appelés « Diamond » avec une suspension sur ressorts hélicoïdaux qui sont limités à la vitesse de 90 km/h puis avec une suspension à lames (appelé ressorts à pincettes en groupe de deux qui ont permis d'augmenter la vitesse limite à 105 km/h.

Les essieux sont du type VI (USAB) avec des boites à huile USA 18. L'empattement de ces bogies est de 1,676m. Pour les wagons lourds, des bogies sont construits sur le même principe avec 2 fers plat de 120x10 au lieu d'un seul et un empattement de 1,80m sur des essieux UIB ou UID et des boites à huile TG UIB S3.

Il y a eu aussi des bogies "US Army" avec des essieux de type 905 et des boites à huile "US Army". Les premiers étaient équipés d'un cadre tout autour, les derniers plus souples n'avaient plus de traverse avant ni arrière.

Pour les wagons, les bogies sont équipés avec des roues de 920 mm de diamètre au roulement (sauf indication contraire) et sont numérotés en série impaire :

Y 1 : Bogie « Diamond », avec un empattement de 2m, à longerons en fer plats (style USA « Archbar » créé en 1830), variante B1 sous wagons TP. Y 3 : Bogie « Diamond renforcé » dérivé du bogie Y1 par ses renforcements et par un freinage à sabots extérieurs sur les bandages, variante B sous des wagons lourds.

Y 5 : Bogie « Diamond » à longerons en acier moulé, dérivé du bogie Y1.

Y 7 : Bogie d'un empattement de 1,80 m de conception française (dit« Arbel »), étudié par les réseaux Nord et Est, d'un poids de 20 tonnes à l'essieu de type UIE, et modifié par OCEM pour unifier un maximum de pièces sur les wagons de même désignation.

Y 9 : Bogie « Diamond » du genre « Bettendorf », avec sabots de frein externes comme sur les bogies Y 3.

Y 11 : Bogie « Diamond » avec des essieux UIE et une suspension par 4 groupes de ressorts hélicoïdaux concentriques de chaque côté, résultant d'une évolution importante SNCF, variante B, C, M, Mk sous wagons plats Rorywf de 19m.

Y 13 : Bogie « Arbel », conception « tôleries embouties et assemblés par rivets à chaud », d'un poids de 18 tonnes à l'essieu type UIE, avec suspension à lames, sous les wagons OCEM et les ballastières Arbel type SWywf.. Y 15 : Bogie « Arbel-Diamond », de type AD 4, 7, 14 et 30 sous des wagons OCEM. Y 17 : Bogie de 2 mètres d'empattement, variante A sous wagons surbaissés HMy avec des ressorts de suspension à lames et des roues de Ø 660. Y 19 : Bogie unifié UIC - ORE type Minden-Dortsfeld (Allemagne), construit entre 1956-1957 (Rory) avec des ressorts de suspension à lames type UIC sous des wagons standards, variante A sous wagons plats. Y 21 : ancêtre du bogie Y 25, en version soudée et moulée), empattement 2 m. Variante A, Am et Cse2 sous certains wagons aptes au trafic franco-espagnol. Y 23 : (ancêtre du bogie Y 27, en version soudée et moulée), empattement 2 m, variante A et B. Y 25 : Bogie, en version « moulée » et « mécano-soudée », empattement 1,8 m. Variante C, Cm et Cse sous wagons modernes. Y 27 : Bogie, proche du bogie Y 25, sans timonerie externe, empattement 1,8 m. Variante C, Cm et Cse sous wagons modernes. Y 29 : Bogie sous wagons dit kangourou SK, empattement 2 m.. Y 31 : Bogie semblable au Y 29 avec des roues Ø 840 mm au roulement, cylindres de frein inclus, 20 tonnes à l'essieu au lieu de 22,5 t), variante C sous une partie des wagons dit kangourou, variante C1 avec à roues de Ø 760. Y 33 : Bogie avec des roues Ø 840mm, empattement 2 m.. Y 35 : Bogie spécifique, variante B sous les wagons porte-autos dit « standard ». Y 37A : Bogie spécifique, apte à la vitesse de 160 km/h (freins à disques), sous les wagons de messageries du Sernam. Roues de Ø 920. Bogie amélioré par la suite pour assurer les trains MVGV à 200 km/h. Record du monde de vitesse pour un wagon de fret à 281 km/h.. Y 37B : Bogie spécifique, apte à la vitesse de 160 km/h (freins à disques), sous les wagons Sgmss S73. Roues de Ø 840..

Fourgons à bagages

XDR1 : Bogie origine du réseau de l'État (première version) apte à la vitesse de 140 km/h. Y 24 B : Bogie empattement 2,30 m WL : Bogie dit prussien (voir note ci-dessous) apte à 120 km/h Y16 : Bogie sous B4d. Y20 : Bogie montés sur 48 fourgons en 1958 de la région Ouest, ultérieurement transformés en fourgon-chaudière Y20J : Bogie de fourgons DPmyi, à bagages avec compartiment postal du PO, toujours apte à 140 km/h après leur transformation en fourgon chaudière modernes au fuel.

Voitures (voyageurs) Les premiers bogies en France sont utilisés à partir de 1840 ou 1841 sur la ligne St Etienne - Lyon. L' empattement très court à 0,94m, fixés sous des voitures avec des rondelles graissées pour la rotation, avec l'entraxe entre bogies de 4,1 m et semble-t-il une suspension à ressort.

On connaît mieux l'arrivée des bogies en 1888, sous la responsabilité de l'ingénieur ; il y en a plusieurs types, dont certains sont sous des voitures importées (après guerre) ou obtenues par fusion des différentes compagnies ferroviaires.

Certains bogies ne semblent pas avoir fait l'objet d'une dénomination de type, ainsi par exemple on parle abusivement d'un bogie « CIWL » développé pour la CIWL. Les bogies sont équipés avec des roues de 920 mm de diamètre au roulement.

Bogie créé en 1888, empattement de , créé par Ernest Polonceau, sous la responsabilité du Matériel du réseau, affecté à des voitures AT7 encore en usage en 1908. Z : premier bogie métallique développé par la CIWL créé en 1883, empattement de , qui va remplacer les bogies fer et bois de même empattement. WL (Wagons-Lits) : le nom représente différents types de bogies développés pour les voitures de la CIWL, montés aussi sous des voitures de première classe, livrées entre 1899 et 1901 au chemin de fer de l'OuestExtrait de la Revue générale des chemins de fer et des tramways, 1908 (consulté le )., puis pour remplacer les tout premiers bogies, mais aussi montés sous des voitures créées spécifiquement pour l'activité buffet-bar de la CFWB. (Cette compagnie a vendu une majorité de ses actions en 1902 à la CIWL et sa liquidation a été prononcée le ). Ce nom semble venir des voitures bois de la CIWL et le premier bogie a été élaboré avec un mélange de fer et de bois. Ce bogie semble être l'ancêtre du TY, avec 3 ressorts à pincettes, pour équiper 3 voitures A6, 2 voitures B7, 2 voitures C8 et 3 voitures restaurants de la Compagnie d'Orléans.

C'est ainsi que réseau de l'État a obtenu en 1908 ses premières voitures à bogies plus modernes que les bogies créés en 1888. Il devient un standard en Allemagne avec un bogie entièrement métallique qui, vu de côté s'inspire des bogies Diamond.

Y Nord : bogie (il s'agit du bogie WL ou Prussien) (diagramme), ainsi nommé au réseau Nord, affecté sur voitures métallisées SE de grandes lignes et de banlieue Nord, aptes respectivement à et à . Il devient enfin un standard pour la CIWL à partir de 1883 et pour le matériel un standard jusqu'en 1930. Le bogie WL est assemblé par des rivets avec des plaques de garde, son empattement est de comme les précédents. Son poids avoisine les 6 tonnes.

À partir du type WL un autre le type T a été élaboré en version 3 essieux avec un empattement total de pour des voitures restaurants, puis un dernier le type S en version 2 essieux avec un empattement de que l'on a retrouvé sous une voiture ex wagons-lits de la CIWL, déclassée en wagon de service à la SNCF en 1966.

TY. : bogie (évolué du type Y) ainsi nommé au réseau de l'État affecté aux voitures B10tyf de l'Est, reconstruites en type Romilly et Sud-Est, mais aussi sous des voitures Bruhat, aptes à . Il existe les variantes TY', TY". On les trouve aussi sous des fourgons Dqd²yi. La suspension se fait avec 3 ressorts à pincettes de chaque côté pour la traverse danseuse et par un ressort à lames sur chaque extrémité d'essieu réglable par des ressorts hélicoïdaux. Arbel-Fox : bogie pour des voitures B9 de 1903 du chemin de fer de l'Ouest. S1D & Ss1D : Bogie du réseau de l'État pour les voitures de banlieue Est, apte à . X : bogie ainsi baptisé par M. Robert Dubois entre 1907 et 1908 pour le chemin de fer de l'Ouest pour équiper les voitures classe 1 à partir des plans américains, empattement de , apte à et X2 bogie du réseau de l'État pour les voitures à 2 niveaux, avec un entraxe de , apte à . Ces bogies sont de type « Pennsylvania ». Ce type est créé en 1860 aux États-Unis. Bogie à 3 essieux, type « Pennsylvania » de 1908, pour des voitures AT8, AT7, AT5 et AT4D de la Compagnie d'Orléans. La voiture PR1 en a été dotée avant sa métallisation. Y2R : bogie spécifique du réseau de l'État pour les voitures de banlieue de type Talbot, apte à . S2C : bogie créé en 1929 du réseau de l'État, affecté aux voitures de grandes lignes Est, apte à . MN : bogie du réseau PLM, apte à la vitesse de . X3RA : bogie créé en 1936 du réseau de l'État, affecté aux voitures dites « saucissons », apte à . P : bogie créé en 1958., empattement de pour la CIWL du réseau PLM et du Sud-Ouest, avec roulement avec boites à huile, affecté aux voitures VR 3341 à 3360. PP : bogie P modifié avec des roulements à 2 anneaux (variante s), seulement sur les voitures VR 3341, 3346 à 3352, 3354, 3356 et 3357, 3359 et 3360 (bogies jugés aptes à la modification). PL : bogie P avec pièces principales remplacées, d'un empattement de pour la CIWL au PLM et au Sud-Ouest. Bogie Schlieren type N2 et N3 d'un empattement de pour la CIWL (remplaçant les bogies de type P, variante S, trop usés sur les voitures VR 3342, 3345, 3353, 3355 et 3358), affecté aux voitures-lits INOX Mistral, au réseau PLM et apte à . Ils ont aussi été montés sur des voitures Pullman,et pour le Sud-Express. A : bogie créé en 1960, dit « Jacquemin. », affecté initialement aux voitures RIB 60 au Nord, apte à . B : bogie créé en 1962, dit « Bruhat », affecté initialement aux voitures RIB 62 à l'Est, apte à 120 km/h. C : bogie (il s'agit du bogie TY ci-dessus) ainsi nommé au réseau PLM, sous les voitures métallisées, apte à . PO : bogie de type "Pennsylvania", empattement 2,15 m, entièrement métallique avec des équerres rivetées et des plaques de garde boulonnées sur les longerons. Ces bogies ont équipé les voitures métallisées. Bp : bogie créé en 1970, doté d'une suspension pneumatique, affecté aux voitures RIB 70 et 76, RIO 77, 78 et 79, apte à .

Par la suite, pour les voitures et pour des fourgons à bagages transformés en fourgon-chaudière ou en fourgons-générateur d'électricité pour la climatisation, les bogies sont équipés avec des roues de de diamètre au roulement (sauf indication contraire) et sont numérotés en série paire : Y 2 : bogie à balancier de d'empattement, de type « Pennsylvania » (diagramme), intégré à partir de 1907 au parc du réseau de l'État, mise aux normes françaises sous les directives de M. Robert DUBOIS, monté sous voitures OCEM de type RA (Rivets apparents) et FL (Faces lisses) (réseau de l'État, PLM, P.O. et P.O.-Midi), y compris sous les allèges postales, apte à . Ce bogie possède de chaque côté 3 ressorts hélicoïdaux.

Il existe les variantes A, B, C pour les voitures postales avec 2 ressorts hélicoïdaux, D, DR (voir photo en ), E, R avec des boites à huile à rouleaux et avec 2 ressorts hélicoïdaux pour des voitures métalliques à faces lisses sur les grandes lignes et Rs.