Le de chevau-légers lanciers de la Garde impériale est une unité de cavalerie légère de la Garde impériale, créée par Napoléon et en service dans l'armée française de à .
Souhaitant exploiter le potentiel militaire de la Lituanie, Napoléon incorpore dans son armée plusieurs corps de troupes issus de cette région, dont certains sont intégrés à la Garde impériale. Le lanciers de la Garde est ainsi formé pendant la campagne de Russie avec des membres de la noblesse lituanienne. Il est placé sous le commandement du général Jan Konopka, ex-major des lanciers polonais de la Garde.
Chargés de se rendre à Minsk en , deux escadrons sous les ordres de Konopka sont anéantis en chemin à Slonim par les troupes russes ; les deux derniers escadrons constituent dès lors le noyau du corps. Le est finalement dissous le et ses éléments incorporés aux lanciers polonais de la Garde impériale.
Organisation
Au début de la campagne de Russie en 1812, la Grande Armée est accueillie avec enthousiasme par la population lituanienne, si bien que Napoléon décide de tirer parti de la situation. Le , il décrète la formation d'un de lanciers intégré à la Garde impériale. Son effectif théorique est de hommes (62 officiers et cavaliers) répartis en cinq escadrons à deux compagnies chacun ; dans la pratique, seuls quatre escadrons sont toutefois mis sur pied..
Deux escadrons sont alors formés à Varsovie avec des nobles lituaniens.. Guy Dempsey écrit cependant que sont admis dans le régiment des . Nombre des recrues sont des étudiants de l'université de Vilna, soucieux de manifester leur attachement à l'empereur français. Le général de brigade Jan Konopka, major du de lanciers polonais de la Garde, prend le commandement du corps le jour même de sa création.. Il est assisté par les majors Casimir Tanski et Joseph Chlusowicz, nommés respectivement le et le . Les volontaires doivent se procurer à leurs frais l'uniforme, le cheval ainsi que l'équipement nécessaire. Le décret fixe la taille des chevaux entre 4 pieds 6 pouces et 4 pieds 9 pouces ; la paye est identique à celle du de lanciers de la Garde. Il semble que le régiment n'a jamais reçu d'aigle.
L'organisation du corps se déroule sous l'œil attentif de Napoléon. Dans une lettre datée du , l'Empereur écrit à Hugues-Bernard Maret, son ministre des Relations extérieures :
Désastre de Slonim vignette|gauche|alt=Un cavalier jouant de la trompette.|Trompette du de lanciers de la Garde impériale (peinture de Bronisław Gembarzewski, 1896).
Dans le cadre de la campagne de Russie qui commence à l'été 1812, le régiment est attaché au corps saxon de la Grande Armée. Au mois d'octobre, le général Konopka reçoit à Grodno l'ordre de conduire ses deux escadrons à Minsk.. Plutôt que d'emprunter l'itinéraire le plus direct, il décide en chemin de faire une halte au village de Slonim, où sa famille possède une résidence. Les lanciers y cantonnent plusieurs jours, en dépit des remarques du colonel-major Tanski qui est renvoyé à Grodno par Konopka.
Le , la nuit suivant le départ de Tanski, le est attaqué par surprise par les troupes russes du général Eufemiusz Czaplic, appartenant au corps d'armée de l'amiral Tchitchagov.. En dépit d'une résistance farouche, dont les lourdes pertes subies par ses officiers font foi, le régiment est défait. Konopka, blessé, est fait prisonnier avec 55 officiers et sous-officiers, cinq trompettes et 186 chevau-légers, les autres étant tués ou blessés.. Paul Lindsay Dawson fait quant à lui état de 14 officiers (dont Konopka) et de 253 cavaliers capturés tandis que Guy Dempsey ne recense que 249 prisonniers, dont 14 officiers. Les lanciers perdent en outre les papiers et la comptabilité du corps ainsi qu'un important matériel.
Les deux autres escadrons récemment formés à Grodno, sous les ordres du major Tanski, et les rescapés du désastre de Slonim constituent dès lors le , réduit à un effectif d'environ . Le régiment reçoit en un renfort de 60 gendarmes lituaniens. Le même mois, les chevau-légers sont rattachés au lanciers polonais du . Le , le corps est officiellement dissous et ses éléments versés au de lanciers de la Garde, mais cette fusion n'est effective que le suivant.
Uniformes
Les uniformes du régiment sont confectionnés sous la responsabilité du lieutenant Cichocki, chargé de l'habillement. Dans l'impossibilité d'établir un magasin de fournitures dans un pays en guerre, les lanciers reçoivent leurs effets au fur et à mesure des villages rencontrés et des contrats passés entre l'officier d'habillement et les habitants locaux. L'historien Alain Pigeard écrit à propos du lanciers de la Garde que .
La tenue est similaire à celle des lanciers polonais du ; seuls les boutons, de couleur laiton ou doré, ainsi que le passepoil et les cordons, jaunes ou or, diffèrent.. Une illustration parue dans l'ouvrage Napoleon's Polish Lancers of the Imperial Guard de Ronald Pawly, montre un lancier du inspiré d'une aquarelle contemporaine. Le cavalier représenté revêt un chapska en drap cannelé cramoisi, surmonté d'un plumet blanc, avec cordons et raquettes de même. Le chapska est orné sur le devant d'une plaque en cuivre. Le « kurtka » (habit) est bleu à revers cramoisis, avec galon et boutons blancs. Les parements et retroussis sont cramoisis et passepoilés de blanc. L'épaulette, l'aiguillette et le ceinturon sont blancs. Le pantalon de route est en toile grise, avec une bande cramoisie garnie d'une rangée de boutons blancs. Chez les trompettes, le chapska est blanc avec cordons jaunes ou cramoisis et plumet cramoisi. Le kurtka est cramoisi à revers blancs et passepoil d'or. Le pantalon est bleu avec une double bande jaune.
Bibliographie
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Notes et références
Voir aussi Cavalerie de la Garde impériale (Premier Empire) Liste des unités de la Garde impériale (Premier Empire) Grand-duché de Lituanie
Catégorie:Unité de la Garde impériale (Premier Empire) Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute