vignette|upright|Uniforme des gadzarts. La liste des élèves d'Arts et Métiers ParisTech recense, de manière non exhaustive, les gadzarts célèbres par leurs réalisations. L'École nationale supérieure d'arts et métiers étant destinée à la formation d'ingénieurs, il est logique que la notoriété des gadzarts soit généralement associée à des domaines scientifiques. Cependant, nombre d'entre eux sont devenus célèbres dans des domaines d'activités très variés (arts, commerce, industrie, politique, syndicalisme, sciences) en France et dans le monde entier...

En plus de deux cent trente ans d'histoire, les Écoles d'Arts et Métiers ont formé plus de cent mille étudiants, dont trente mille en vie, qui se retrouvent dans la société des ingénieurs Arts et Métiers. Les critères de notoriétés varient en fonction des époques et des contextes. Par exemple, si les gardzarts honorent la mémoire de ceux qui se sont investis dans leur communauté, cet engagement est moins compris dans l'espace public.

Contrairement à beaucoup d'écoles d'ingénieurs, la promotion citée est normalement l'année d'entrée, et non celle de sortie. Pour les cursus non conventionnels (formation par alternance, Valorisation des acquis de l'expérience, admission sur titre, etc.) la promotion est celle de sortie.

Entreprises fondées ou largement développées par des anciens élèves Constructeurs automobiles De Dion-Bouton Delage Delahaye Richard-Brasier

Bâtiment Travaux publics

Eiffage constructions métalliques (Établissements Le Brun) Saint-Gobain (usines Pont-à-Mousson) Spie Batignolles (Société de construction des Batignolles )

Electricité

Alcatel (Compagnie générale d'électricité) Safran (Sagem) Schneider Electric (Merlin Gerin)

Santé

Essilor Sanofi

Autres Altran Technologies Angénieux (groupe Thales) Calor (groupe SEB) les locotracteurs Gaston Moyse les ascenseurs Roux-Combaluzier (intégrés aujourd'hui dans le groupe Schindler) les locomotives Fives-Lille

De même, aujourd'hui, il existe plusieurs entreprises fondées ou développées par des gadzarts. Par exemple : les hélicoptères Guimbal, la société d'ingénierie sous-marine Comex, le fabricant d'engins de chantiers Mécalac, le fabricant de machines d'emballage Cermex, le négociant de matériaux de construction Doras, le groupe de services à l'industrie Ortec, le constructeur informatique Archos, le précurseur des smartphones Palm (groupe Hewlett-Packard), le site Internet Deezer, le spécialiste du stockage d'énergie par volant d'inertie Énergiestro, le fabricant de matériels de forage pétrolier Saltel industries.

Établissements des écoles à travers les siècles Cette brève description des établissements permet de mieux situer les anciens élèves, désignés par leur centre d'origine et leur année d'entrée.

Entre 1780 et 1806, les établissements de Liancourt, puis Compiègne et Beaupréau forment les premiers élèves de la future école Arts et Métiers ParisTech, qu'on n'appelle pas encore des gadzarts.

Au , les gadzarts sont issus des trois Écoles d'Arts et Métiers successivement créées pour répondre aux besoins croissants de l'industrie : Châlons en Champagne, Angers et Aix en Provence.

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Au cours des s, Arts et Métiers ParisTech forme les gadzarts dans ses actuels campus répartis sur tout le territoire français.

Liste de personnalités liées à Arts et Métiers ParisTech Cette liste présente les personnalités non gadzarts liées à l'école.

Personnalités bienfaitrices Duc de La Rochefoucauld-Liancourt, fondateur de la première école (ferme de la Montagne) en 1780 à Liancourt (Oise), inspecteur général des écoles (1806), Napoléon Bonaparte, transforme le collège du Prytanée français de Compiègne en collège des arts et métiers (7 février 1803), créateur de la deuxième école à Beaupréau (1804), Victor Duruy, ministre de l'Instruction publique, créateur de l'école normale spéciale de Cluny en 1861, qui deviendra l'École nationale pratique d’ouvriers et contremaîtres en 1891 puis l'École nationale d'Arts et Métiers (21 juillet 1901), Alexandre Millerand, ministre du Commerce, de l'Industrie, des Postes et Télégraphes, auteur d'une circulaire aux préfets (janvier 1901) conviant les élèves de l'enseignement secondaire à se présenter aux Écoles d'Arts et Métiers ; Gaston Doumergue, ministre de l’Industrie et du Commerce, fait promulguer la loi créant le diplôme d’ingénieur Arts et Métiers (22 octobre 1907), Jacques Chaban-Delmas, instigateur politique du campus de Bordeaux d'Arts et Métiers ParisTech. Directeurs de centres ou de l'école Laurent Champaney, directeur de l'école en fonction (2017), Xavier Aubard, directeur du campus de Bordeaux-Talence en fonction (2017) Louis Castex, ancien directeur de campus, Jean-Luc Delpeuch, directeur général adjoint de l'école en fonction (2014), Jean-Paul Hautier, ancien directeur de l'école, Jean Joseph Labâte, premier directeur de l'école de Châlons-sur-Marne (1806-1827) ; Emmanuel-François Molard, directeur de l'école de Beaupréau (1811-1815) puis premier directeur de l'école d'Angers (1815-1817.

Liste de gadzarts notoires Cette liste est triée par grands secteurs d'activités, puis par ordre chronologique d'entrée dans les écoles. Louis Honoré Lardinois, Liancourt 1793 : considéré comme le tout premier Gadzarts, garde général des forêts de Vic-le-Comte. Industrie L'industrie est le domaine d'élection de l'activité des gadzarts ; on en trouve dans tous les secteurs. Agroalimentaire Antiq, Compiègne-Châlons 1804 : inventeur de la première machine à vapeur à broyer le chocolat ; Emile Bouillaut, Châlons 1852 : ingénieur en chef des travaux des locomotives aux Établissements Cail, directeur des sucreries d'Origny et d'Oisy (1872-1882) ; Emile Bougenot, Châlons 1853, Of.L.H. : grand industriel de l'industrie sucrière de la Martinique, administrateur et directeur de la société Cail, vice-président du jury de l'Exposition universelle de Bruxelles de 1911 ; Émile Cail, Châlons 1855 et Centrale 1860 : fils de l'industriel Jean-François Cail, directeur général technique de la société J.F Cail & Cie, constructeur de grandes sucreries ; Charles Vigreux, Châlons 1861 : médaille d'argent à l'Exposition universelle de 1889, directeur d'une des plus importantes distilleries de la région du Nord (1874-1894) ; Alfred Letort, Châlons, 1868 : collabore à la création de grandes sucreries et raffineries en Égypte (procédés de diffusion et d'épuration électrolytiques du sucre de canne) ; Roger Thirode, est ICAM Lille, l'ICAM Lille ayant été accueillie dans les murs de l'ENIAM Cluny, il a obtenu son diplôme ICAM - pas ENIAM - à Cluny, mais n'est pas gadzarts : fonde la société SFEC THIRODE SA ; René Chervier, Châlons 1965 : directeur de production de Taittinger ; Pierre Deloffre, Lille 1966 : directeur général de Bonduelle ; François Amiot, Angers 1977 : directeur industriel de Danone France ; Pascale Vincent, Aix 1981 : directrice logistique et achats France et Belgique de Nestlé Waters ; Jean-Marc Roué, Cluny 1981 : directeur des opérations Europe de Pernod Ricard ; Pierre-Yves Favennec, Angers 1993 : directeur général de Diana Food ;

Armement Désiré Legat, Châlons 1853 : brevet du Gouvernement de la Défense nationale, chef du service de l'ajustage des canons en 1870 ; Jules Robin, Châlons 1867 : invente à l'École militaire et pyrotechnique, plus de 60 types d'obus explosifs différents, créateur de l'obus de moderne ; René Guillery, Châlons 1883 : créateur et constructeur des machines de précision pour la fabrication des douilles ; Victor Champigneul, Angers 1874 : mise au point d'une presse mécanisée pour la production quotidienne de balles et obus, en 1915, coordonne la production des grandes sociétés d'armement à la demande du ministère de l'Armement ; Albert Oberhauser, Châlons 1890 : réussit la fabrication en série de fusées par jour aux usines Schneider du Havre ; Gustave Bessière, Aix 1898 : inventeur de talent, intervient en géodésie, construction de moteurs, engins de défense nationale, photographie en relief, invente en 1914-1918, pour l'Armée française, la célèbre grenade VB dont la production journalière sera portée à à la demande du général Joffre, créateur en 1930, avec Antoine Odier (Aix, 1901) et l'amiral Louis Jauch (Aix 1898), de l'École spéciale des travaux aéronautiques ;

Automobile Simonet, Angers 1800 : directeur des établissements Clément-Bayard ; Louis-Guillaume Perreaux, Châlons 1836 : inventeur de la moto à vapeur ; Émile Delahaye, Angers 1859 : pionnier de l’automobile, fondateur de la marque mythique Delahaye, le premier à installer sur ses voitures un système de refroidissement en circuit fermé par pompe à eau ; Charles Trépardoux, Angers 1868 : associé-fondateur de De Dion-Bouton, constructeur du premier tricycle à vapeur (1883) avec son beau-frère Georges Bouton et y intéresse le marquis Jules-Albert de Dion ; Charles Brasier, Châlons 1880 : cofondateur de Richard-Brasier, voiture à châssis rigide et amortisseurs efficaces, introduction du freinage sur quatre roues ce qui permit à ses voitures de gagner de nombreuses courses notamment la coupe Gordon-Benet en 1904 et 1905 en battant Mercedes ; Lucien Jannin, Châlons 1892 Ch.L.H. : médaille d'argent de la Société d'encouragement pour l'industrie nationale (1903), directeur technique de Renault, modernisation de la production dans l’entre deux guerres ; Gratien Michaux, Châlons 1887 : collaborateur d'Armand Peugeot, chef des études automobiles, concepteur du premier moteur français pour les automobiles Peugeot, co-créateur des motocyclettes et voitures Lion-Peugeot pour la course et le tourisme, dépose 112 brevets de 1894 à 1917 ; Maurice Rigolage, Angers 1887 : directeur technique de Panhard & Levassor ; Marcel Lanson, Angers 1888 : directeur technique des Automobiles Mors ; Louis Delage, Angers 1890 : chef du bureau d'études des Automobiles Peugeot, fondateur de la marque de voitures de prestige Delage, vainqueur du grand prix d’Indianapolis en 1914 et champion du monde des constructeurs en 1927 ; Lucien Huet, Cluny 1894 : chargé de la fabrication chez les Frères Renault à Billancourt ; Charles Planchon, Angers 1895 : motoriste, créateur du moteur V12 de 10,7 litres qui permit à Delage de battre le record du monde de vitesse absolue en 1914 ; Louis Coatalen, Cluny 1895, Of.L.H. : administrateur des usines Sunbeam-Talbot (1907), conseiller technique du roi George V pour les moteurs à essence, concepteur des célèbres moteurs Liberty équipant les camions de l'armée américaine durant la Première Guerre mondiale, président de la Société des ingénieurs de l'automobile (1953-1956) ; Sébastien Iglesis, Aix 1896, Supélec et Supaéro : découvre la dynamo à trois balais (1907) et le démarreur électrique avec lancement du pignon par inertie (1910) ; Augustin Legros, Cluny 1896 : adjoint de Louis Delage (Angers 1890) à partir de 1905 ; Ernest Mattern, Châlons 1897, Ch.L.H. Méd.R. : directeur de l’usine d’Audincourt (1912-1917), directeur adjoint des fabrications de Citroën (1922), directeur technique de Peugeot (1928-1944) et membre du conseil d'administration (1943), lancement des Peugeot 301, Peugeot 401, Peugeot 202, Peugeot 302 et Peugeot 402 ; Némorin Causan, Aix 1898 : motoriste de Delage ; Henri Perrot, Châlons 1899 : inventeur du freinage sur les roues avant (1908) puis du freinage intégral sur les quatre roues ; Maurice Sainturat, Angers 1899 : concepteur de la Hotchkiss Type AK 30 CV 6 cylindres, directeur technique de Donnot ; Henry Bauchet, Châlons : motoriste et constructeur automobile, premier tracteur à roues (1909) et premier tracteur à chenilles (1914), première péniche à moteur ; Marcel Violet, Lille : pilote et constructeur, père des cyclecars et concepteur du moteur de la moto Simca Sevitame ;