Marie-Anne de La Ville, née en et morte en est une nécromancienne et cartomancienne française. Elle dirige des activités occultes auprès d'une clientèle proche du pouvoir jusqu'à son arrestation en 1702. Elle est emprisonnée sans procès par lettre de cachet.
Biographie Marie-Anne de La Ville naît en 1680. Elle passe quelques années au Couvent de la Visitation à Paris. Puis elle rencontre des chercheurs de trésors à qui elle fait miroiter un trésor caché à proximité d'Arcueil.
Activités occultes vignette|alt=Peinture d'une femme en buste, en colère, tournée vers le spectateur, comme surprise au milieu d'une cérémonie occulte. Une bougie allumée est posée sur un livre ouvert |La Nécromancienne, attribuée à Angelo Caroselli, entre 1600 et 1649 Puis elle dirige des activités occultes florissantes avec une clientèle issue des milieux influents de la société française. Elle accomplit divers actes prétendument magiques contre rémunération.
L'affaire de Marie-Anne de La Ville présente des similitudes avec celle de La Voisin ; outre Marie-Anne de La Ville elle-même, parmi les membres de son organisation figurent Jemme, qui organise des pactes avec le diable ; Bendrode, qui prétend connaître le secret de la pierre philosophale ; et le prêtre Père Robert, qui aurait célébré des messes noires. Une autre similitude réside dans les hautes fonctions occupées par ses clients, dans certains cas, d'anciens clients de La Voisin.
Parmi sa clientèle, Marie-Anne de La Ville compte des personnalités proches du pouvoir (dont Louise-Elisabeth de Rouxel, dite Madame de Grancey, une proche de Philippe d'Orléans), et le marquis de Feuquières, ancien client de La Voisin, qui l'aurait engagée pour invoquer un démon du nom de Prince Babel.
Arrestations Marie-Anne de La Ville est arrêtée en , lors de la rafle organisée par Marc-René de Voyer de Paulmy d'Argenson contre les occultistes de la capitale. Depuis l'affaire des poisons, la pratique professionnelle de l'occultisme et la divination est interdite et assimilée à de la magie noire. Depuis le scandale provoqué par cette affaire, les autorités ne souhaitent pas mener une autre enquête approfondie, en raison des graves répercussions que cette affaire avait, selon elles, eues sur la réputation de la France à l'étranger.
C'est pourquoi d'Argenson recommande que l'affaire de Marie-Anne de La Ville et de son réseau de complices ne fasse pas l'objet d'un procès, mais que les personnes arrêtées soient emprisonnées sans procès en vertu d'une lettre de cachet, à l'instar de ce qui avait finalement été fait pour les accusés de l'affaire des poisons. Marie-Anne de La Ville est emprisonnée à l'Hôpital général de la Salpêtrière. Treize ans plus tard elle est libérée. En 1717, elle est enlevée par un capitaine de marine puis inculpée de nouveau dans une affaire de fausse monnaie. Elle est libérée en 1725 et meurt la même année.
Voir aussi La Voisin
Notes et références
Bibliographie
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Liens externes
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