La Bouëxière est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne, peuplée de Population municipale , légale en ..

Géographie Situation La Bouëxière est l'une des d'Ille-et-Vilaine. Située à au nord-est de RennesPrésentation de la commune sur le site La Bouëxière.fr, dans le canton de Liffré, elle est entourée par les forêts de Liffré, au nord, et de Chevré, au sud, cette dernière étant située sur le territoire de la commune.

Communes limitrophes Les communes limitrophes sont, dans le sens horaire et en commençant par l'ouest, Liffré, Dourdain, Val-d'Izé, Marpire, Châteaubourg, Servon-sur-Vilaine et Acigné.

La Bouëxière est située au nord-nord-est de la Liffré-Cormier Communauté et à la limite est du pays de Rennes.

Relief et hydrographie La vaste commune de La Bouëxière présente un relief assez accidenté : la ligne de crête principale suit un axe reliant la Croix des Chesnots, la Préhaye et la Gaillardière, atteignant plus de 120 mètres d'altitude au sud du bourg, en lisière nord de la forêt de Chevré (124 mètres au sud du hameau de Préhaye, 123 mètres à Marre Plate, 121 mètres à Malnoë) ; les altitudes s'abaissent jusqu'à 42 mètres à la limite sud-ouest du finage communal, dans la vallée de la Veuvre, à l'endroit où ce cours d'eau quitte la commune. Le bourg est vers une centaine de mètres d'altitude.

Le réseau hydrographique est constitué de plusieurs affluents et sous-affluents de rive droite de la Vilaine : La Veuvre est la rivière principale qui traverse la partie nord du territoire communal, puis le longe, séparant La Bouëxière de Liffré ; ses eaux alimentent l'étang de Chevré et l'étang de la Vallée au niveau de la limite avec la commune de Liffré. Plusieurs affluents de la Veuvre coulent dans la partie nord de la commune : l'un d'entre eux limite la commune avec celle de Dourdain, alimentant notamment l'étang de la Teillais ; le Ruisseau du Bois de Ménouvel (il coule à l'est du bourg) ; le Ruisseau de Perousel coule à l'ouest du bourg ; le Ruisseau de Sérigné sert lui aussi de limite communale, mais avec Liffré et alimente notamment l'étang de Sérigné ; au sud-ouest de la commune le Ruisseau du Gué est aussi un affluent de la Veuvre. Dans les parties sud et sud-est de la commune, coulent d'autres petits affluents de la Vilaine, les principaux étant le Ruisseau de l'Étang de Forge (qui alimente l'étang éponyme et porte dans sa partie amont le nom de Ruisseau de la Feuillée) et le Ruisseau de la Gaillardière, qui sert de limite avec Châteaubourg (antérieurement avec Broons-sur-Vilaine lorsque cette localité formait une commune indépendante de celle de Châteaubourg).

Plusieurs étangs se trouvent dans la commune ou à sa limite communale : les plus connus sont l'étang de Chevré (vaste de 24 ha, réserve faunistique et floristique, longé par un sentier long de 3,2 km qui en fait le tour.) et l'étang de la Vallée, mais plusieurs autres parsèment la commune : l'étang des Forges, l'étang de la Pagerie (6 hectares dans un environnement boisé ; il abrite deux espèces végétales protégées, la Drosera intermedia [Rossolis ou Rosée du soleil à feuilles intermédiaires] et la Spiranthes aestivalis [Spiranthe d'été]), les étangs de Tatoux notamment ; l'étang de Sérigné est en Liffré, mais limitrophe pur sa rive orientale de La Bouëxière.

Le territoire est occupé par une alternance de formations schisteuses et gréseuses datant du dévonien. La carrière de Chevré. se trouve dans la partie nord-ouest de la commune ; cette ancienne carrière abandonnée. du groupe Baglione est devenue depuis une Installation de stockage de déchets inertes (ISDI) de plus de 24 hectares, répondant aux exigences ICPE (Installation classée pour la protection de l'environnement), permettant de réceptionner les déblais et les déchets inertes dits « non valorisables » de la société Sotrav..

Paysages La quasi-absence de remembrement sur le territoire de la commune a préservé une grande diversité physionomique et écologique où coexistent rivières, zones humides, massifs forestiers et prairies de bocage. Ce bocage se caractérise par des haies avec un maillage dense, diversifiées en espèces avec une dominance de chênes et de châtaigniers, les parcelles étant elles-mêmes souvent plantées de pommiers aux abords des fermes.

Toute la partie sud de la commune est à dominante forestière : la forêt de Chevré principalement, mais aussi ses annexes (côté est la forêt de la Corbière, côté nord-ouest le Bois de la Mancellière) et aussi les bois de Villeray, de Ménouvel et de Chevré.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Veuvre, le ruisseau de Sérigné, la Barbotais, la Gaillardière, l'Étang de Forge, le Pont de Pierre, le ruisseau de la Fontaine de la cibonnière, le ruisseau de Pérousel, le ruisseau du Bois beau et le ruisseau du Guéles Davouées et un autre petit cours d'eau..

La Veuvre, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Christophe-des-Bois et se jette dans la Vilaine à Noyal-sur-Vilaine, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques de la Veuvre [le Chevré] sont données par la station hydrologique située dans la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 748 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1962 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le même jour..

La Barbotais, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Val-d'Izé et se jette dans la Veuvre sur la commune, après avoir traversé ..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de la BouëxièreLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Cinq plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de Chevré (), l'étang de Forges (), l'étang de la Teillais (), l'étang de la Vallée, d'une superficie totale de ( sur la commune) et l'étang de Sérigné, d'une superficie totale de ( sur la commune)..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Feins à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Transports Plusieurs routes départementales convergent vers le bourg de La Bouëxière : la D 95 vient côté sud-est de Châteaubourg, la D 100 côté nord de Saint-Aubin-du-Cormier, la D 201 côté sud de Servon-sur-Vilaine, la D 106 côté est de Marpiré et côté ouest de Liffré.

Par ailleurs la D 528, qui vient côté est de Dourdain, traverse la partie nord de la commune, passant par Chevré et rejoint le SD 106 côté ouest avent d'atteindre Liffré.

Urbanisme Typologie Au , La Bouëxière est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de La BouëxièreUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (64,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (65,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (31 %), prairies (24,8 %), zones agricoles hétérogènes (20,3 %), terres arables (19 %), zones urbanisées (3,6 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,6 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,6 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

La Bouëxière possède deux zones d'activités économiques, la zone du Bouvrot et celle de Bellevue. Le nombre des exploitations agricoles est passé de 166 en 1988 à 82 en 2000 et 28 en 2010..

Toponymie Le nom de la commune a une origine gallo-romaine, bien qu'aucun texte ancien et aucun reste de l'époque gallo-romaine n'ait été identifié à la Bouëxière, traversé toutefois par une voie romaine : tous les lieux qui portent des noms comme La Bouëxière, Bussière, Boissière, Bouexic, etc.. remontent à cette époque car les Romains cultivaient beaucoup le buis ; après la chute de l'Empire romain poussèrent de véritables bois de buis laissés à l'abandon qu'on appela des bouëxières..

Le nom de la localité est attesté sous les formes ecclesia de Buxeria en 1165, Busseria en 1173, Buxeria en 1516.

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ière, précédée du mot buis sous sa forme locale bus, bous. Le graphe x note à l'origine le double s. Le sens global est donc celui de « lieu où pousse du buis » ou « lieu planté de buis ».

En gallo, langue traditionnelle des habitants de La Bouëxière, la commune est appelée La Bouéssiere prononcé [labwesjər]..

En 1943, Théophile Jeusset crée un premier nom de la localité en breton : Beuzeg Roazon. La forme bretonne proposée actuellement par l'Office public de la langue bretonne est ..

Villages, hameaux, écarts et lieux-dits