Dourdain est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne. Géographie Situation Dourdain est l'une des 333 communes d'Ille-et-Vilaine.
Elle est située à au nord-est de Rennes, à au sud-ouest de Fougères et à de au nord-ouest de Vitré.
Elle se trouve dans l'aire d'attraction de Rennes, la zone d'emploi de Vitré et le bassin de vie de Saint-Aubin-du-Cormier.
Communes limitrophes
Géologie et relief Le territoire communal a une surface de .
Les altitudes varient de pour le point culminant (entre le bourg et le hameau de la Corblais) au centre-nord du territoire communal, et (à la confluence de la Veuvre et du ruisseau de la Barbotais, à l'extrême ouest du finage communal. Le bourg avoisine les d'altitude.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Veuvre, la Barbotais, le ruisseau de la Fontaine de la cibonnière..
La Veuvre (affluent de rive droite de la Vilaine) limite au nord le territoire communal, traversé par le ruisseau de la Barbotais (affluent de la Veuvre), dont le ruisseau de Chevré forme la limite sud et le ruisseau de la Fontaine de la Cibonnière (tous deux affluents du ruisseau de la Barbotais) la limite est..
La Barbotais, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Val-d'Izé et se jette dans la Veuvre à La Bouëxière, après avoir traversé ..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de DourdainLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fougères à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Transports Dourdan est desservi par des routes départementales d'importance secondaire qui se croisent dans le bourg : la D 112 (vers le nord-est en direction de Livré-sur-Changeon) et vers le sud-ouest en direction de la D 106 ; la D 528 qui côté sud-est va vers le Val-d'Izé et vers le nord-est vers Chevré et La Bouëxière.
Paysages La commune présente un paysage de bocage avec un habitat dispersé formé de hameaux (appelés localement "villages") et de fermes isolées (une cinquantaine d'écarts sont recensés)Page « Dourdain » sur le site web de la communauté de communes du Pays de Liffré..
Urbanisme Typologie Au , Dourdain est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (97,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (97,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (47,2 %), terres arables (26,4 %), zones agricoles hétérogènes (23,5 %), zones urbanisées (2,7 %), forêts (0,2 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Habitat et logement En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 512, alors qu'il était de 466 en 2015 et de 418 en 2010..
Parmi ces logements, 88,5 % étaient des résidences principales, 2,5 % des résidences secondaires et 9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,6 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Dourdain en 2020 en comparaison avec celle d'Ille-et-Vilaine et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (2,5 %) par rapport au département (7,2 %) et à la France entière (9,7 %).
+ Le logement à Dourdain en 2020. Typologie Dourdain. Ille-et-Vilaine. France entière. Résidences principales (en %)88,586,382,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)2,57,29,7 Logements vacants (en %)96,58,2
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Dourdan au et Dorden en 1136.
Il s'agit d'un type toponymique gaulois ou pré-gaulois basé sur un thème *dord- de sens obscur. Cette racine est identifiée dans la toponymie et l'hydronymie de la France cf. Dourdan (Essonne, Dordincum en 956) ; Dordives (Loiret, *Dordiva)..
Comme le montre la forme la plus ancienne de Dourdain, Dourdan au , il est probable qu'il s'agisse du même type toponymique que Dourdan (Essonne, Dordincum en 956), c'est-à-dire Dord-incumibidem, le suffixe -incum (-inco) ayant régulièrement abouti à la terminaison -an, évoluée par la suite en -ain dans le cas de Dourdain (cf. panem > pan> pain, etc.).
En gallo, langue traditionnelle des habitants de Dourdain, la commune est appelée Dordain ou Dourdain prononcé [durdɛ̃]..
La forme bretonne proposée par l'Office public de la langue bretonne est DourdanRésultats concernant « Dourdain » dans la base KerOfis.
Histoire Préhistoire Des traces d'occupation néolithiques ont longtemps subsisté : l'inventaire du patrimoine cite un tumulus existant « au début du siècle » au Haut-Sérigné ou Haut-LignéFiche de la commune sur le site patrimoine.region-bretagne.fr/, Les mégalithes du département d'Ille-et-Vilaine mentionne des menhirs à La Bédouannerie, sur le coteau de la Veuvre, détruits au Jacques Briard, Loïc Langouët, Yvan Onnée, Les Mégalithes du département d'Ille-et-Vilaine, Institut culturel de Bretagne, 2004, ..
Moyen Âge La fiche d'inventaire du patrimoine indique que la paroisse existe dès le ; son existence en 1180 est attestée par un accord signé grâce à la médiation des abbés de Saint-Aubin et de Saint-Serge d'Angers entre Théobald, recteur de Dourdain et le prieuré d'Izé à propos des dîmes..
Une léproserie existait à Dourdain au Moyen Âge, dont l'emplacement est inconnu ; en 1791 on vendit comme bien national le « Pré de la maladrie » faisant partie du pourpris de la cure de Dourdain, cela indique qu'il y avait jadis une maladrerie à Dourdain..
Temps modernes La vie de la paroisse
Les comptes des trésoriers de la paroisse de Dourdain entre 1482 et 1594, ainsi qu'une partie de ceux du , ont été conservés ; ils montrent entre autres les dépenses liées aux processions : celles-ci étaient longues, les paroissiens allant en cortège jusqu'à Notre-Dame du Bon-Secours à Izé, Saint-Pierre de Marpiré, Notre-Dame de Livré chaque année, mais aussi parfois jusqu'à Vitré, Saint-Aubin-du-Cormier, La Bouëxière, au Bourgneuf en Izé et même, en 1634, jusqu'à Rennes..
L'église Saint-Pierre de Dourdain datait des et ; son chœur fut reconstruit en 1710 et l'on tranféra le clocher, qui était au milieu de la nef, au bas de celle-ci. La nef était accostée de trois chapelles : Notre-Dame de Recouvrance, dite du Plessis-Pillet ; Saint-Paul, dite de la Normandais ; Saint-Nicolas, dite aussi des Paroissiens car c'est dans celle-ci que se réunissait le général de la paroisse..
Le seigneur de Sérigné (Sérigné est à cheval sur Liffré et La Bouëxière. ) disposait du droit de supériorité d'église ; après lui venaient les seigneurs du Plessis Dourdain (reconnu comme seigneur fondateur), du Plessis-Pillet et de la Normandais.
Le le général de Dourdain approuva la construction d'une chapelle à la Giolais, celle-ci devant servir de station lors des processions. Elle fut placée sous le vocable de Notre-Dame de Toutes-Aides, devint une chapelle frairienne, dédiée par la suite à Notre-Dame-des-Sept-Douleurs.
Le Plessis-Pillet Le Plessis-Pillet était une châtellenie relevant en juveignerie de Sérigné [en La Bouëxière] (très anciennement c'était au seigneur de Sérigné qu'appartenait le droit de supériorité en l'église de Dourdain, la chapellenie primitive ne formant qu'un seul bénéfice avec celle de Saint-Étienne de La Bouëxière, le culte étant organisé alternativement dans ces deux lieux de culte), laquelle tomba au entre les mains de la famille de Montbourcher, seigneur du Bordage [en Ercé-près-Liffré] (les Montbourcher y possédaient armoiries, prééminences et enfeu). Sur le porche de l'ancienne église de Dourdain se voyaient les écussons des Montbourcher (ils ont été replacés au-dessus de la porte d'entrée de la nouvelle église)..
Durant les guerres de Religion, la paroisse et le château du Plessis-Pillet (qui appartient depuis le aux Montbourcher, devenus à l'époque l'une des grandes familles protestantes bretonnes) sont pillés par les ligueurs au retour du siège de Vitré en 1590 par les troupes du duc de Mercœur.
Vers 1564 François Bouan se marie avec Gabrielle de Montbourcher. Le testament de Jan Bouan en 1603 l'indique entre autres comme seigneur de Tizé (en Thorigné-Fouillard) et du Plessis-Pillet.. En 1639, Paul Bouan, seigneur de Châteaubourg et du Plessis-Pillet est indiqué comme étant « seigneur patron et fondateur de l'église et du presbytère de Dourdain ; il avait droit aux prières nominales après le seigneur de Sérigné »Émile Évellin, Excursion de la Société archéologique d'Ille-et-Vilaine, "Bulletin et mémoires de la Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine", 1928, consultable en ligne sur Gallica.. par mariage le Plessis-Pillet passe au aux mains de la famille Denyau, seigneurs du Cange, qui l'unirent à celle de Châteaubourg quand celle-ci fut érigée en comté en 1677.
Les autres manoirs Paul Banéat cite, outre celui du Plessis-Pillet, 7 autres manoirs. à Dourdain, la plupart mentionnés au . :