Le Ferré est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de Population municipale ..

Géographie vignette|Étang de Valaine|centré|350x350px

Communes limitrophes

Relief L'altitude la plus élevée se trouve à proximité de la limite sud-est du finage communal avec Poilley, entre les hameaux de la Haute Teillère et de Roche Plate où une colline atteint 172 mètres ; une butte atteint 156 mètres presque à la limite ouest du territoire communal, aussi limite départementale à cet endroit, à proximité du hameau du Tertre ; la majeure partie de la commune forme un plateau assez bosselé compris entre 120 et 155 mètres d'altitude, le bourg étant vers 137 mètres.

Les points les plus bas se trouvent dans les vallées situées en périphérie communale, le plus bas étant à l'extrême nord de la commune, à l'endroit où le Beuvron quitte la commune, à 90 mètres d'altitude.

Hydrographie

La commune est traversée par la ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne. Elle est drainée par le Beuvron, le Guerge, le Tronçon, le cours d'eau 01 de Déan, le cours d'eau 01 du Val de Sée, le cours d'eau 02 du Val de Sée, le fossé 01 de la Bazinière, le fossé 01 de la Rouaudière et un bras de Villamée..

Le Beuvron, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Parigné et se jette dans la Sélune à Ducey-Les Chéris, après avoir traversé ..

Le Guerge, d'une longueur de , prend sa source dans la commune des Portes du Coglais et se jette dans le Couesnon à Sougeal, après avoir traversé ..

Le Tronçon, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans le Couesnon à Val-Couesnon, après avoir traversé .. vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique du FerréLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés. La ligne de partage des eaux entre les bassins hydrographiques Seine-Normandie et Loire-Bretagne est représentée par une ligne verte en tirets-points..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Louvigné-du-Désert à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Transports Le Ferré est traversé par la D 798 (ancienne Route nationale 798), axe routier venant côté sud-sud-est de Fougères et de dirigeant côté nord-nord-ouest vers Saint-James ; cette route devient la D 998 dans le département de la Manche. La partie ouest de la commune est traversée par la D 102, axe sud-nord venant de Montours.

L'autoroute A84 ne traverse pas la commune, mais son tracé est proche de sa limite ouest ; l'échangeur le plus proche est celui de Coglès (cet échangeur dessert aussi la commune nouvelle de Maen Roch).

Paysages et habitat Le Ferré présente un paysage rural traditionnel de bocage avec un habitat dispersé formé de nombreux écarts constitués de hameaux et fermes isolées.

Urbanisme Typologie Au , Le Ferré est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (95,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (98,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (66,9 %), terres arables (22,4 %), zones agricoles hétérogènes (5,8 %), zones urbanisées (3,4 %), forêts (1,5 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Parochia Ferrati en 1174, en 1237, Ferratum en 1516..

Le Ferré est issu du latin ferrum (fer). Selon une tradition locale, le nom "Ferré " proviendrait d'un vieux chemin, peut-être gallo-romain, passant dans la paroisse, notamment au village du Pas. Le nom fait peut-être allusion aux scories de mines de fer souvent par le passé employées dans la construction des routes et chemins..

Histoire Antiquité La voie romaine de Juliomagus (Angers) à Legedia (Avranches) passait par le bourg actuel du Ferré (l'actuelle D 798 en reprend le tracé).

Moyen-Âge Avant 1174 l'abbaye Saint-Melaine de Rennes est en possession des dîmes de la paroisse, puisqu'elle cède cette année-là les deux tiers des dîmes du blé à l'abbaye de Savigny, conservent cependant celles du lin et du chanvre. L'abbaye de Savigny possédait alors depuis 14 ans la terre de Montdaigne, désigné e aussi sous le nom de terra da calumpniis ("terre des contestations"), car elle était située à la frontière de la Bretagne et de la Normandie, sans que l'on sût précisément à laquelle des deux elle appartenait.

La seigneurie du Ferré, site au château de Valaines, appartenait en 1163 à Raoul II de Fougères était une sergentise féodéeLes sergents féodés étaient des nobles chargés par le duc de Bretagne (puis par le roi de France à partir de la réunion de la Bretagne à la France) de certaines fonctions comme la perception des taxes et impôts, la surveillance des foires et marchés, etc.. dépendant de celle de Saint-Brice en Saint-Brice-en-Coglès.

Temps modernes Selon une note inscrite sur le registre paroissial du Ferré par son recteur une épidémie, sans doute de peste (?), provoqua entre septembre et décembre 1639 360 décès à Saint-Georges-de-Reintembault, 260 à Montours, 220 au Ferré, 345 à Bazouges-la-Pérouse, 159 à Pleine-Fougères. .

La paroisse était divisée en trois sections : le trait du Haut, le trait du Bas et le trait du Milieu. Plusieurs chapelles existaient (toutes ont disparu) : Saint-Gilles (située à la Phélipotière et construite en 1662 ; démolie en 1890), la Micaudière, celle du village des Chapelles et celle du Bourg (une chapelle Sainte-Anne a aussi disparu, mais construite seulement au ). L' ancien château de la Ruaudière, situé route de Montjoie, a lui aussi disparu, de même que les anciens manoirs des Loges (route de Montjoie), de la Guinebaudière, de la Phélipotière (Philippotière), des Carrées, de la Beleutière, de Châteauloger et du Culais..

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Le Ferré en 1778 :

Révolution française Jean-Marcel Loy, nommé recteur du Ferré le , fut prêtre réfractaire ; emprisonné en 1792 à l'abbaye Saint-Melaine de Rennes, puis au Mont-Saint-Michel jusqu'en 1795. Il redevint recteur du Ferré après le Concordat en 1803.. Le vicaire, Julien Le Tranchant, et un prêtre instituteur, Jean Morazin, subirent le même sort. Le un prêtre constitutionnel fut élu : Julien-Jean Pelé (il devint recteur de Sens après le Concordat)..

La commune est le théâtre la bataille de Valennes [Valaines] et de la bataille de la Maison-Neuve en 1796, lors de la Chouannerie. Le chef royaliste Aimé Picquet du Bois-Guy y est battu par les Troupes républicaines en mai 1796.

Le

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Le Ferré en 1843 :

Le La Belle Époque

Le M. Gesny, percepteur à Saint-Georges-de-Reintembault, se présenta devant l'église paroissiale, accompagné de deux gendarmes, afin de procéder à l'inventaire des biens d'église. Le curé et le président de la fabrique, Patin, lirent une belle protestation et refusèrent d'ouvrir les portes de l'église. « Une foule nombreuse était venue protester dignement et avec calme » écrit le journal L'Ouest-Éclair ; le percepteur se retira..

La Première Guerre mondiale

Le monument aux morts du Ferré porte les noms de cinquante soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; sept d'entre eux sont décédés sur le sol belge dont deux dès le (Auguste Dandin à Rossignol et Jean Cador à Charleroi), deux en novembre 1914 (Jean Colin et Pierre Chesnelais) et trois en 1915 (Romain Coquelin, Joseph Galodé et Félix Gohin) ; un, Louis Ferard, qui faisait partie du d'infanterie coloniale participant à l'Armée française d'Orient, est décédé le à Novatsi dans l'actuelle Macédoine du Nord (alors en Serbie) ; un autre, Daniel Boucq, instituteur, de maladie, à Milan, en Italie en février 1919, donc après l'armistice; tous les autres sont morts sur le sol françaisMemorialgenweb.org - Le Ferré : monument aux morts.

Lucien Lechat, né le au Ferré, garçon de café avant la guerre,soldat au d'infanterie (régiment de Saint-Lô) fut condamné à mort par un conseil de guerre tenu à Suippes et fusillé pour l'exemple, ainsi que les caporaux Théophile Maupas, Louis Lefoulon et Louis Girard, le à Suippes (Marne) pour « refus d'obéissance » à la suite de l'échec d'une offensive.. Lucien Lechat a été réinhumé le à Le Ferré en présence d'une foule immense ; il a été réhabilité le par une "Cour spéciale de justice militaire". «Au pays, cette histoire a marqué les cœurs,, et se transmet de génération en génération les esprits. On se devait de lui rendre une nouvelle fois un hommage » a déclaré en novembre 2024 Louis Pautrel, le maire de la commune et ..

L'Entre-deux-guerres Louis Gautier est mort, tombé dans une embuscade et massacré par des Druzes, le à Nedoha en Syrie, alors mandat françaisArticle de presse L'Express du Midi en date du 19 mars 1926 et Memorialgenweb.org - Louis GAUTIER. Alexandre Le Guérinel est mort le à Varreddes (Seine-et-Marne) dans des circonstances non indiquées.

La Seconde Guerre mondiale Le monument aux morts du Ferré porte les noms de cinq soldats morts pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale (Marcel Beaulieu, Julien Dean, Olivier Fremy et Jean Pirotais sont lorts tous les quatre lors de la Bataille de France au printemps 1940 ; Paul Gautier est mort de maladie le en Allemagne) où il était probablement prisonnier de guerre.

L'après Seconde Guerre mondiale