Jean-Amédée Gibert, né le à Marseille, mort dans la même ville en 1945R. Maumet, Au Midi des Livres : Ou l'histoire d'une liberté : Paul Ruat, libraire 1862-1938, Marseille : Éd. Paul Tacussel, 2004, ., est un peintre, architecte et conservateur français.

Biographie

Jean-Amédée Gibert naît avec son frère jumeau à Marseille, le , fils d'André François Gibert, cuisinier, et de sa femme Louise Aillaud.

Le peintre En 1886, alors âgé de 13 ans, Jean-Amédée entre à l'école des Beaux-Arts de Marseille où il sera élève de Théodore JourdanRÉGIS Bertrand, Quand les Santons entrent au usée... La collection de Jean-Amédée Gibert (Marseille, 1919) exposition du Musée du Vieux Marseille : 5 décembre 2003 – 29 février 2004, Marseilles : Édisud, 2003, puis l'année suivante de Dominique Antoine MagaudDAVID Catherine, Les orientalistes provençaux : « L'orient des provençaux », exposition du musée des beaux-arts de Marseille, de novembre 1982 à février 1983, Marseille, Musée des beaux-arts, 1983, . En 1890, il obtient le prix de peinture de Marseille, ce qui lui permet d'étudier à Paris à l'École nationale supérieure des beaux-arts où il sera l'élève de Jean-Léon GérômeEmmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres sculpteurs dessinateurs et graveurs, vol. 4, Paris, librairie Gründ, 1976, .. En 1898 il obtient le prix de Rome de peinture d'histoire pour La Piscine de Bethsaïda, ce qui lui permet d'aller en Italie où il découvre l'archéologie et l'architectureMarie-Odile Mergnac, Les noms de famille en France : histoires et anecdotes, Paris, Archives et Culture, 2000, 190 p.. L'Épouse coupable réalisé en 1900 à la Villa Médicis, lui vaut une mention honorable au Salon des artistes français de 1903. vignette|gauche|Décor de la salle à manger du palais de Luppé (Arles) peint entre 1913 et 1920 De retour en France, Jean-Amédée Gibert expose régulièrement des portraits, des scènes de genre, des natures mortes et des paysages au Salon des artistes français et au Salon des artistes marseillaisCatherine David, Les orientalistes provençaux : « L'orient des provençaux », exposition du musée des beaux-arts de Marseille, de novembre 1982 à février 1983, Marseille, Musée des beaux-arts, 1983, .. Puis de 1908 à 1912 il dessine l'architecture et le décor du palais de Luppé à Arles, qui sera réalisé entre 1913 et 1927, monument qu'il considère comme étant son « œuvre capitale ». Ce bâtiment illustre le goût académique de l'artiste et principalement de l'art de la Renaissance italienne, s'inspirant très certainement d'œuvres qu'il a pu découvrir lors de son séjour à la villa Médicis. Il orne ainsi la salle à manger d'un décor maniériste ornée d'atlantes engainés, ou la façade donnant sur les arènes, digne d'un palais florentin.

Le conservateur vignette|Palais Longchamp, accueille le musée des beaux-arts de Marseille À partir de 1909, il devient conservateur du musée des beaux-arts de Marseille. Il est aussi à partir de 1919, conservateur du musée Grobet-Labadié nouvellement créé. Cette même année, il fait don au musée des Beaux-Arts, d'une collection de 300 santons provençaux réunie entre 1917 et 1919, qui fit l'objet d'une exposition en 2004Régis Bertrand, Quand les santons entrent au musée : la collection de Jean-Amédée Gibert (Marseille, 1919), exposition au musée du Vieux-Marseille, du 5 décembre 2003 au 29 février 2004, Marseille, Musées de Marseille, Aix-en-Provence, Édisud, 2003, 159 p.. Ces santons étaient présentés dans une vitrine du département de sculpture, afin de « faire connaître ces intéressantes figurines exécutées par nos paysans des environs de Marseille, aux personnes étrangères à la Provence. »<ref>Lettre de J.-A. Gibert à Marcel Provence, publiée par ce dernier dans Petite histoire familière de la crèche et du santon, Aix : éd. du Bastidon, 1925, .</ref>. Outre la conception de ces deux vitrines, le goût pour les santons est observable par la création d'une œuvre originale, en 1918 : le lustre aux santons, réalisé pour célébrer l'armistice de la Première Guerre mondiale, ce lustre octogonal comporte une vitrine d'une vingtaine de centimètres de hauteur comportant une crècheŒuvre exposée au Salon des Santonniers d'Arles. Le lustre aux santons fait aujourd'hui partie d'une collection particulière;

Il devient en 1932 directeur des Musées de Marseille et dessine ainsi les plans du musée Cantini, inauguré le . Position qui le conduit à organiser en 1939 la protection des œuvres des musées de Marseille, en raison de la Seconde Guerre mondiale.

Décoré de la Légion d'honneur en 1923, il est par la suite élu le membre de la classe des beaux-arts de l'Académie de Marseille au Académie des sciences, lettres et beaux-arts de Marseille, qui fut d'après ses dires, « la consécration de [s]a carrière » Mémoire, Marseille, 1934 . Jean-Amédée meurt le à Marseille.

Listes des prix de peinture

Œuvres Concours (École nationale supérieure des beaux-arts, Paris) 1894 : Voyageurs dans un bac s'apprêtant à traverser une rivière, crayon noir sur calque, cadre : plume, encre noire, 28x32,5 cm, dessins pour le prix Jauvin d'Attainville. 1895 : Figure peinte, pour le concours de la Figure peinte, huile sur toile. 1896 : La Pythonisse consultée par Saül, huile sur toile, concours d'esquisse peinte et Prix Fortin d'Ivry. 1896 : Hylas entraîné par trois nymphes au fond d'une source où il puisait de l'eau, crayon noir et plume, encre noire sur calque, 30,4x38,5 cm, dessin pour le prix Jauvin d'Attainville, école nationale supérieure des beaux-arts, Paris.. 1897 : Daphnée et Chloé mènent paître leur troupeau, crayon noir sur calque, , dessin pour le prix Jauvin d'Attainville. 1897 : Vulcain enchaine Prométhée, huile sur toile, , troisième du grand prix de Rome de peinture d'histoire, musée des beaux-arts de Marseillehttp://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm, notice 000PE014829 1898 : La Piscine de Bethsaïda, huile sur toile, 113x145, grand prix de Rome de peinture d'histoire, École des beaux-arts de Parishttp://www.culture.gouv.fr/rome/chronologique.html, http://www.ensba.fr/ow2/catzarts/voir.xsp?id=00101-11128&qid=sdx_q0&n=6&sf=&e= 1902 : La Charité, d'après Andrea del Sarto, huile sur toile, envoi de Rome..

Peintures 200px|vignette|Eugénie Gruet par J.-A. Gibert (1907)œuvre signée et datée : http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Signature_de_J-A_Gibert.jpg 1896 : Académie de dos du modèle Rouve, huile sur toile, , Marseille, musée Grobet-Labadie. 1896 : Jésus lavant les pieds a ses disciples, huile sur toile, 100 x , Marseille, musée Grobet-Labadiehttp://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm, notice 000PE016181. 1896 : Le Supplice de Marsyas, huile sur toile, 147 x , Marseille, musée Grobet-Labadiehttp://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm, notice 000PE016183. 1897 : Étude de torse du modèle Chevalier, huile sur toile, 100 x , Marseille, musée Grobet-Labadiehttp://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm, notice 000PE016177. 1898 : Académie de dos du modèle Thuillier, huile sur toile, 80 x , Marseille, musée Grobet-Labadiehttp://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm, notice 000PE016179. 1900 : L'Épouse coupable ou L'Épouse adultère, huile sur toile, 180.5 x , Marseille, musée des beaux-arts. Exposé au Salon des artistes français de 1903Société des artistes français, Catalogue illustré du Salon d 1903, paris : librairie d'art, 1903, p.22http://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm, notice 000PE024185 1905 : Le Bon riche, huile sur toile, 204 x , Marseille, musée Cantinihttp://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm, notice 000PE024283. 1905 : Le Christ à Emmaüs, huile sur toile, 150 x , Marseille, musée Grobet-Labadiehttp://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm, notice 000PE016182. 1907 : Électre, esquisse pour le portrait de madame Louise Silvain de la comédie française, huile sur toile, 65.5 x , Marseille, musée Grobet-Labadiehttp://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm, notice 000PE016176. 1907 : Portrait d'Eugénie Gruet, huile sur toile, 89 x . 1923 : Cérémonie de la prestation du serment 1347, 290 x , Marseille, musée des beaux-arts. 1927 : Nature morte, giroflées et pommes, huile sur toile, 39 x 89 cm, Marseille, musée Cantinihttp://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm, notice 000PE024284. Femme au chevalet, Mention honorable du Salon des artistes français de 1905Le Figaro du 01 mai 1909 (Numéro 121) et Le Figaro du 31 mai 1909 (Numéro 151) Les Gueux en ribote, exposée au salon de 1912Le Figaro du 30 avril 1912 (Numéro 121) Le Christ mort descendu de la croix, huile sur toile, 67 x , Marseille, musée Grobet-Labadiehttp://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm, notice 000PE016178. Portrait de Théodore Jourdan, huile sur toile, exposé au Salon des artistes français de 1907Société des artistes français, Le Salon : officielle 1907, paris, 1907, p. 63 Les Pommes d'api, huile sur toile, exposé au Salon des artistes français de 1907Société des artistes français, Le Salon : officielle 1909, paris, 1909, p. 65

Œuvres attribuées Nature morte, huile sur carton, 31,4 x , Senlis : musée d'art et d'archéologiehttp://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm, notice M0809005364

Architecture 1908-1912 : Hôtel ou palais de Luppé à Arles : projet de restauration de l'hôtel Romieu du dans un style néo-florentin, réalisé entre 1913 et 1927. Si les décors intérieurs ont fortement souffert, il nous est connu grâce à plusieurs études conservées au musée Grobet-Labadié à Marseillehttp://www.culture.gouv.fr/documentation/joconde/fr/pres.htm, notices : 000DE006699, 000DE006698, 000DE006697, 000DE006785, 000DE006704, 000DE006702, 000DE006700, présente le décor dessiné par Gibert. 1824 : Monument aux morts d'Arles, il réalise l'architecture du monument, les sculptures sont l'œuvre de Gaston de Luppé, commanditaire du palais du même nom.

Publications Jean-Amédée Gibert et Paul Gonzalès, Le Musée Grobet-Labadié à Marseille, Paris, H. Laurens, 1930, 64 p. Jean-Amédée Gibert, Le Musée des beaux-arts de Marseille, Paris : H. Laurens, 1932, 64 p.

Notes et références

Annexes

Bibliographie Emmanuel Bénézit, « Gibert (Jean-Amadée) », dans le Dictionnaire des peintres sculpteurs dessinateurs et graveurs, vol. 4 : Dug-Gill, Paris : librairie Gründ, 1976, . Régis Bertrand, Quand les santons entrent au musée : la collection de Jean-Amédée Gibert (Marseille, 1919) : exposition, Marseille, Musée du Vieux Marseille, du au , Marseille : Musées de Marseille ; Aix-en-Provence : Édisud, 2003, 159 p. Catherine David, Les orientalistes provençaux : « L'orient des provençaux », exposition, Marseille, Musée des beaux-arts, à , Marseille : Musée des beaux-arts, 1983, 238 p. Robert Maumet, Au Midi des Livres : Ou l'histoire d'une liberté : Paul Ruat, libraire 1862-1938, Marseille, Éd. Paul Tacussel, 2004, 429 p. Marie-Odile Mergnac, Les noms de famille en France : histoires et anecdotes'', Paris : Archives et Culture, 2000, 735 p.

Liens externes

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