Gosné est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de Population municipale ..

Géographie Situation thumb|left|Carte de la commune de Gosné et des communes avoisinantes. Gosné est situé à au nord-est de Rennes et à au sud du mont Saint-Michel dans le pays de Fougères.

Les communes limitrophes sont Saint-Aubin-du-Cormier, Liffré et Ercé-près-Liffré.

Relief et hydrographie thumb|left|Coupe géologique traversant du sud-ouest au nord-est la commune de Gosné depuis Beaugé (en Liffré) jusqu'au hameau du Bouillonnet (nord-est de la commune de Gosné) en passant par le bourg de Gosné (Bulletin de la Société scientifique et médicale de l'Ouest, 1900). Le relief de la commune est assez accidenté : la ligne de hauteurs orientée ouest-est de type relief appalachien atteint 114 mètres d'altitude à deux endroits, près de l'ancienne carrière du Rocher (désormais traversée par l'autoroute A84 d'une part, au niveau du lieu-dit Bel-Air et du château d'eau d'autre part.

Le point le plus bas (53 mètres) est à l'extrême ouest de la commune, au niveau de la confluence de Illet avec son affluent de rive droite le Ruisseau de l'Étang d'Ouée, qui forment aussi tous les deux la limite communale avec Liffré sur une partie de leur cours, mais qui, un peu plus en amont, traversent chacun une partie de la commune, qui est aussi traversée, à peu près en son milieu par un autre affluent de rive droite de l'Illet, le Ruisseau de la Saudrais. L'Illet est un affluent de l'Ille et un sous-affluent de la Vilaine. L'Illet amont est désormais appelé Ruisseau de la Biennais.

Sévailles (hameau de Liffré situé sur l'ancienne RN12) et Gosné sont aux altitudes respectives de 116 et 110 mètresSelon la carte de l'IGN Sévailles est à 105 mètres et le centre du bourg de Gosné à 101 mètres d'altitude, et le pont de Laubouclère à 62 mèrres., alors que l'Illet est à 66 mètres au pont de Laubouclère, d'où des pentes fortes de part et d'autre de cette rivière à partir de ces deux points : on descend d'une cinquantaine de mètres sur une longueur de quelques centaines de mètres..

Dans la partie nord de la commune l'étang d'Ouée, aménagé pour servir de réservoir d'eau pour la canal d'Ille-et-Rance, est à 85 mètres d'altitude.

Des eaux sont captées en lande d'Ouée et acheminées par un aqueduc souterrain pour alimenter en eau potable la ville de Rennes..

L'ancienne carrière du Rocher exploitait un affleurement de grès armoricain.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Illet, un bras de l'illet, l'Étang d'Ouée, la Saudraie et divers autres petits cours d'eau..

L'Illet, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Aubin-du-Cormier et se jette dans l'Ille à Betton, après avoir traversé ..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de GosnéLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang d'Ouée ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Feins à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Transports

Paysages et habitat thumb|Gosné ː la route de Liffré et la forêt de Sévailles (carte postale début ). Gosné présente un paysage agraire traditionnel de bocage avec un habitat rural dispersé en une soixantaine de hameaux. Les maisons anciennes sont le plus souvent en moellons de grès armoricain, parfois avec entourage des ouvertures en granite, certaines constructions, surtout des dépendances étant en pans de bois ; la terre sous forme de bauge a été aussi parfois utilisée..

Urbanisme Typologie Au , Gosné est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (84,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (85,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (59 %), prairies (25,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,8 %), zones urbanisées (3,6 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (3,5 %), forêts (1,2 %), terres arables (0,6 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Gosneyum en 1516, Gousné en 1608.. Le nom proviendrait d'un mot celtique signifiant "colline".

Le gentilé est Gosnéen.

En gallo, le nom de la commune est Gônë prononcé [gɔ̃nə] ou [gonə].

Histoire

Moyen-Âge Les origines de Gosné Gooneio est la forme latine du nom Gosné et est mentionné pour la première fois dans une charte des années 1155 à 1161 ä propos d'un accord de paix entre Hervé III de Vitré et Robert III de Sérigné passé devant Henri II Plantagenet..

Entouré de forêts (forêt de Sévailles et forêt de Saint-Pierre [forêt de Liffré] au sud, forêt de Haute-Sève au nord) et de landes, Gosné a été très probablement à l'origine un village de défrichement ; de nombreux villages de Gosné portent le nom d'un individu ou d'une famille se terminent en "–erie" ou "-ière" et correspondent à des défrichements des ou , par exemple la Rousselière, Bouterie, etc..) ; ceux terminés par "–ais" seraient plus récents.

Une motte féodale portant un château en bois a existé à Dezerseul., abandonnée au , remplacée par le village actuel du Dezerseul.

L'ancienne église paroissiale La paroisse de Gosné est aussi attestée dès le ou le si l'on en croit les vestiges d'architecture romane que l'on trouvait dans l'ancienne église paroissiale (dédiée à la Sainte Vierge et fêtée le ; remplacée en 1902), notamment l'abside et le transept ; son clocher, placé au milieu de l'église, reposait sur une base romane ; sa nef datait du , mais avait été prolongée en 1788 ; ses deux chapelles avaient été rebâties vers 1750 et sa sacristie datait de 1761.

Les seigneurs de Sérigné (Sérigné. est à cheval sur Liffré et La Bouëxière ; famille de Montbourcher) disposaient des droits de supériorité et de fondation dans l'église ; ils y avaient leurs pierres tombales, leurs écussons et leurs cep et collier étaient armoriés dans le cimetière où se trouvait aussi leur litre funéraire. Le seigneur du Deserzeul avait aussi son enfeu dans le chœur de l'église.

Temps modernes thumb|Carte de Cassini de la paroisse de Gosné et de ses environs. Outre l'église, deux chapelles existaient dans la paroisse : la chapelle Saint-Denis de Grasbusson, attestée en 1650 et la chapelle Saint-Avertin, mentionnée en 1680.

Laubouclère [L'Aubouclère|] et Dezerseul étaient les deux seigneuries principales, mais selon Paul Banéat 5 autres seigneuries existaient, dont celles de La Forgette, de Landeronde, de la Sauldraye et de Grasbusson.. Gosné faisait partie de la châtellenie de Saint-Aubin-du-Cormier. Les seigneuries du Bordage (en Ercé) et de Sérigné (en La Bouëxière) possédaient des fiefs et des terres en Gosné. Le moulin et l'étang de Biennais faisaient partie du domaine royal..

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Gosné en 1778 :

Juste avant la Révolution française, les 4 autels de l'église paroissiale étaient dédiés à Notre-Dame du Rosaire (une confrérie du Rosaire y avait son siège), saint Michel, saint Jean et sainte Anne.

Révolution française Jean-Exupère Froc, pourvu de la cure en 1770, demeura caché dans la paroisse pendant la Terreur ; il fut réinstallé après le Concordat en 1803 et décéda le .

En 1792 une notice décrit le sol de la commune comme « pierreux et mauvais et en partie couvert de bois »..

La prée de la Plousais, qui appartenait au seigneur du Bordage, alors émigré, fut vendue comme bien national le .

Le thumb|left|Le bourg de Gosné en 1833 (plan cadastral). thumb|Plan cadastral de la commune de Gosné (1833, tableau d'assemblage). Le journal Le Citoyen français évoque dans son édition du 27 fructidor an XI () un incendie survenu dans la lande d'Ouée, à cheval sur les communes de Gosné et Saint-Aubin-du-Cormier et le zèle des maires des deux localités pour l'éteindre et éviter qu'il ne se propage dans la forêt de Haute-Sève voisine..

Au début du le bourg s'organisait uniquement autour de l'église paroissiale et de la route d'Ercé-près-Liffré, avec en tout une trentaine de bâtiments, comme montre le plan cadastral de 1833. L'école primaire de Gosné est construite en 1849..

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Gosné en 1843 :

Le La Belle Époque Une ligne des Tramways d'Ille-et-Vilaine ouvrit en 1897 entre Rennes et Fougères ; elle suivait le tracé de la Route nationale 177 (future Route nationale 12) entre ces deux villes, desservant notamment Gosné; la ligne ferma en 1948. Gosné à la Belle Époque

L'ancienne église de Gosné est démolie en 1901 et remplacée par une nouvelle qui est bénie en 1903.