Le champ de bataille de Waterloo est l'aire où se déroula la bataille de Waterloo le actuellement protégée et inscrite au Patrimoine immobilier exceptionnel de la Région wallonne.

Lieux Le site est dans un état proche de celui du . Durant ce siècle-là, la région n'est que peu concernée par l'industrialisation et conserve sa vocation agricole. Au début du , afin de préserver le champ de bataille d'une urbanisation anarchique et d'une spéculation foncière due à sa proximité avec Bruxelles, naît le projet de sauvegarde. Les Britanniques, sensibles à cette protection, apportent des fonds récoltés par souscription publique pour permettre au gouvernement belge d'indemniser les propriétaires des lieux. Le Parlement belge vota le une loi protégeant le site de la batailleLoi du 26 mars 1914 pour la préservation du champ de bataille de Waterloo, Pasinomie 1914, p.91. Il s'agit de la première loi du genre en Belgique.. Cette loi a jusqu'à présent été respectée, à l'exception du couvent des Dominicaines de Fichermont qui a été construit en 1929 dans la partie nord-est du champ de bataille avec l'accord du gouvernement de l'époque.

En , la Direction de la protection du Patrimoine du Service public de Wallonie lance une procédure d'extension de la zone protégée. La superficie protégée par la loi de 1914 passerait ainsi de à . Les bourgmestres des communes concernées, à savoir Braine-l'Alleud, Lasne et Waterloo, marquent leur opposition au projet.

En , la Région wallonne prend un arrêté de classement étendant la protection du site de 451 hectares complémentaires, n'englobant pas l'agglomération de Plancenoit, initialement prévue, dans la nouvelle zone protégée. Au total, 986 hectares sont depuis lors inclus dans le périmètre de protection.

Enjeu commémoratif et touristique Waterloo fut tout au long du XIXe siècle le champ de bataille le plus visité d'Europe. En 2018, le lieu était encore le neuvième site touristique le plus fréquenté en Région wallone.

Dans la perspective du bicentenaire de Waterloo, la région wallonne a mis en valeur la route Napoléon, trajet que Napoléon a emprunté en Belgique durant les quatre jours qu'il y est restéParcourez la Route Napoléon en Wallonie.

Enjeu touristique mais aussi culturel, ce lieu mythique par excellence peut être l'objet de . Ainsi le site de la bataille de Waterloo est délimité entre quatre communes (Braine-l'Alleud qui revendique être le lieu des principales phases de la bataille, Genappe, Lasne et Waterloo) qui se disputent cette attraction touristique majeure d'autant plus que ce site est protégé depuis le et que c’est la commune de Waterloo qui bénéfice des principales retombées économiques.

Le champ de bataille aujourd'hui 800px|vignette|centre|alt=Panorama du champ de bataille|Vue sur 180° vers le sud du champ de bataille tel qu'il se présente au visiteur (photos prises de la butte du Lion).

Les bâtiments de 1815 Les bâtiments suivants de 1815 sont toujours en place sur le site même du champ de bataille : la ferme de Mont-Saint-Jean la ferme de la Haie Sainte (propriété privée) la Belle-Alliance (propriété privée) la ferme de la Papelotte la ferme de Hougoumont

Monuments alt=Le Lion de Waterloo|vignette|Lion de Waterloo. Butte du Lion Il s'agit d'une haute butte surmontée d'un Lion. Elle marque l'endroit où le Prince d'Orange a été (légèrement) blessé au cours de la bataille. Le monument a été érigé entre 1824 et 1826. Le Lion de Waterloo se trouve sur le territoire de Braine-l'Alleud ; la limite avec la commune de Waterloo se trouve le long du chemin menant à la butte.

Monument Gordon Situé au sud-ouest du carrefour de la chaussée de Bruxelles (N5) et du chemin d'Ohain. Le lieutenant-colonel Gordon était le frère du ministre Lord Aberdeen. Il était aide de camp de Wellington et fut gravement blessé à la cuisse alors qu'il accompagnait le duc. Amputé, il expira après avoir appris la victoire des alliés. Il avait 29 ans. Sa famille fit ériger un important monument à sa mémoire.

Monument aux Belges Situé à proximité du monument Gordon (au nord-est du carrefour). Érigé en 1914 à la mémoire des Belges morts lors de la bataille… et ayant combattu dans les deux camps.

Monument aux Hanovriens Situé à proximité du monument Gordon (au sud-est du carrefour). Érigé en 1818.

Monument prussien Situé à Plancenoit. Érigé en 1818 selon des plans de l'architecte allemand Schinkel.

L'Aigle blessé Situé au sud de la Belle-Alliance, à Plancenoit. Le monument est inauguré en 1904 pour honorer les soldats français. Dès 1929, il fit l'objet de pèlerinages de Wallons (qui voulaient dénoncer l'influence grandissante de la Flandre).

Colonne Victor Hugo Situé au sud de la Belle-Alliance. Commencé en 1911, le monument n'a été terminé et inauguré qu'en 1956.

Lors de son premier séjour en Belgique, en 1837, Hugo avait refusé de visiter Waterloo. Il y vint en 1852, lors de son exil et y passa huit semaines qu'il résuma par la phrase .

Musées et tourisme Mémorial 1815 Enterré au pied de la Butte du Lion, le Mémorial permet de vivre une des époques les plus tourmentées de notre Histoire... comme si vous y étiez. Guidé par un soldat de votre armée favorite, vous découvrez la mécanique qui conduit inexorablement au cœur de la bataille, dans une expérience multisensorielle unique en Europe ! Pendant 15 minutes, vivez les phases clés, en taille réelle : sur un écran 3D, panoramique de 25 mètres de base, dans une salle truffée d'effets spéciaux.

Panorama vignette|alt=La salle du panorama de la bataille|La salle du panorama de la bataille. Le panorama se trouve dans bâtiment circulaire situé à côté de la butte du Lion. C'est une peinture de de circonférence et de haut, réalisée en 1912 par le peintre militaire français Louis-Jules Dumoulin aidé d'autres peintres et représentant un panorama de la bataille. Un système sonore à 360° reconstitue les bruits de la bataille. Entre le centre du panorama où sont les visiteurs et le panorama lui-même, une reconstitution du champ de bataille est réalisée par des aménagements divers : canons, mannequins de soldats et de chevauxSi le son semble être un apport (justifié) moderne, il serait intéressant de savoir si la reconstitution du champ de bataille en relief est contemporaine du panorama. Pour l'histoire de l'art, le maintien du panorama est très important, car ce genre pictural était assez prisé à la fin du et rares sont les panoramas encore conservés dans leur intégralité.Selon Isabelle Leroy qui a publié un livre sur le sujet, le panorama de Louis Dumoulin serait resté in situ, dans son état original et conserve pratiquement indemne son faux terrain « […] Il est recouvert de sable et de végétation séchée. S'y côtoient objets réels, soldats et chevaux gisants réalisés en papier mâchés, d'après des moules en plâtre et des panneaux peints ». Isabelle Leroy, Le Panorama de la Bataille de Waterloo, Éditions Luc Pire, 2009, ..

Ferme d'Hougoumont Cette ferme fortifiée fut le cadre de combats meurtriers. Position avancée protégeant l'aile droite des alliés au même titre que la ferme de la Haie-Sainte et la ferme de Papelotte, Napoléon y déclencha l'action le vers 11h30. Ce qui ne devait être au départ qu'une manœuvre de diversion est devenu le point le plus violent de la bataille. Les assauts français y furent terribles et vains. On s'y battit férocement jusque vers 19 heures. Le verger et le jardin changèrent sept fois de mains tandis que les bâtiments restèrent aux mains des de la coalition. Le corps de logis fut incendié. La maison que l'on voit aujourd'hui est l'ancienne maison du jardinier. Victor Hugo lui a consacré deux chapitres dans son ouvrage Les Misérables.

Bivouacs napoléoniens Depuis plusieurs années ont lieu vers la date du , à Plancenoit et à proximité de la ferme de Hougoumont, des bivouacs napoléoniens. De nombreux participants (près de ), représentant les deux camps, en uniforme, à pied et à cheval, installent des bivouacs et simulent les combats. L'Empereur Napoléon fut représenté par l'acteur américain Mark Schneider en 2007 et 2008. De 2009 à 2015, le souverain a été incarné par Frank Samson, un avocat français... Ce dernier était très souvent accompagné d'officiers d'état-major, issus de l'association Empire1804empire1804..

Du 18 au a eu lieu la célébration du bicentenaire de la bataille, qui a donné lieu à un rassemblement très important de reconstitueurs de la période napoléonienne (près de venus de 52 pays)waterloo2015.org.. Les soirées du 19 et du , les reconstitutions, à guichets fermés depuis plusieurs mois, ont été suivies chacune par environ .

Visites guidées Le premier guide historique, Jean-Baptiste Decoster avait accompagné Napoléon Ier lors de la bataille en qualité de guide. Les 12 années suivantes, il y accompagne des touristes et devient le premier guide historique du site. Aujourd'hui de nombreux guides ont accès au site et proposent des visites guidées.

Ferme du Caillou La ferme du Caillou se situe à Genappe, en dehors du champ de bataille. C'est le dernier quartier général de Napoléon, elle fut pillée le soir du par les Prussiens et incendiée le lendemain. Plus tard, elle a été partiellement reconstruite et est devenue depuis 1950 un musée où des souvenirs ont été rassemblés.

Musée Wellington Le musée Wellington est situé au centre de Waterloo, en dehors du champ de bataille. Cet endroit fut le quartier général de Wellington. Le déroulement de la bataille y est clairement expliqué étape par étape. La collection de tenues et d'armes est extrêmement riche. On peut y voir, entre autres, les quatre types de fusil différents utilisés par les belligérants, un canon britannique, une fusée Congreve, etc.

Le musée Wellington est une ancienne demeure datant de 1705, lieu où le duc de Wellington établit son commandement le , en préparation de son affrontement avec Napoléon.

Aujourd'hui situé route du Lion (1420 Braine-l'Alleud), le musée retrace, au travers de ses différentes salles, les évènements de cette époque marquante et perpétue la mémoire de ce conflit historique. Il organise également diverses conférences, comme celle du jeudi sur « L'histoire de l'Opéra Garnier », proposée par M. Régis Rouillier, administrateur du Souvenir Napoléonien et de la Fondation Napoléon. On retrouve aussi des expositions éphémères comme celle du au , sur les playmobils qui retrace entre autres la bataille de Waterloo, afin d'expliquer plus pédagogiquement l'exposition Playmobil "une histoire d'Empire".

Le mémorial a ouvert le , après un coût de construction de presque 40 millions d'euros, financés par la Région wallonne.

Notes et références

Annexes

Articles connexes Bataille de Waterloo

Liens externes

Bibliographie . .

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