PCAS (Produits chimiques et auxiliaires de synthèse) est un groupe chimique français. Créé en 1962, il travaille pour de grands groupes internationaux et compte parmi ses clients les leaders mondiaux de la chimie et de la pharmacie. En 2017, PCAS est rachetée par Novacap, filiale d'Eurazeo. Depuis plusieurs années, le groupe développe également des produits propriétaires, qui représentent désormais 40 % de son chiffre d'affaires.

Le groupe est spécialisé dans la chimie fine pharmaceutique (65,31 % du chiffre d'affaires 2013), la chimie fine de performance (17,04 %), les spécialités avancées - nouvelles technologies et biotechnologies (11,12 %) - ainsi que la parfumerie, arômes et cosmétiques (6,53 %).

Outre son siège de Longjumeau (Essonne), PCAS possède neuf sites industriels, dont trois à l'étranger. Largement tournée vers l'international, l'entreprise exporte environ 70 % de sa production.

Le groupe PCAS emploie environ 92 chercheurs et techniciens (près de 10 % de ses effectifs) et consacre 7,1 % de son chiffre d'affaires à la R&D.

Histoire 1962-1982 Les premières années PCAS est créé en 1962 par Félix Le Pors, chimiste organicien, et Henri Barbier, ingénieur des Arts et Métiers et diplômé de l'École des moteurs de l'Institut français des pétrolesPour l'ensemble du chapitre sur l'histoire : ouvrage PCAS, « PCAS, d'histoire : un demi-siècle d'aventure humaine et industrielle » (2012).. Les deux hommes se sont rencontrés dans l'industrie du pétrole et ont noué une amitié durable. La production débute dans une ancienne usine électrique située à Couterne, dans l'Orne. L'activité progresse rapidement et l'entreprise est bénéficiaire deux ans après sa création. Elle est alors spécialisée dans les produits auxiliaires, la synthèse et les analyses de laboratoire.

En 1971, le siège social de l'entreprise s'installe à Longjumeau, à proximité d’Orly, sur le site actuel. À la fin des années 1960 et durant les années 1970, PCAS développe les activités de synthèse pharmaceutique, en travaillant pour de grands laboratoires pharmaceutiques comme Roussel-Uclaf ou Innothéra. Dans le même temps, l'entreprise démultiplie les produits auxiliaires : vernis, détergents, graisses, produits sulfurisés... Elle compte alors parmi ses clients l'industrie automobile (Peugeot, Simca et Chrysler) et de grands groupes mondiaux de la chimie comme Esso ou Mobil.

PCAS traverse une période difficile au début des années 1970, mais la situation se redresse rapidement et l'entreprise développe de nouvelles activités, comme la photochimie ou la parfumerie, avec l'acquisition du site de Bourgoin-Jallieu (Isère).

1982-1995 : l'absorption par les multinationales Le décès brutal de Félix Le Pors, en , bouleverse l'histoire de PCAS. Henri Barbier, son associé, n'a pas les moyens de racheter sa part dans une entreprise qui pèse à l'époque de francs de chiffre d'affaires ( d'euros). En 1983, il est donc contraint de céder l'entreprise au groupe américain (), qui s'engage à ne pas la démanteler. Henri Barbier reste néanmoins aux commandes jusqu'à son départ à la retraite, en 1986.

Mais commence alors une période agitée. En 1985, Stauffer est racheté par une autre compagnie américaine, (). Celle-ci cherche à grandir pour échapper à une OPA inamicale. À la fin de 1986, Chesebrough Pond's est racheté à son tour par le groupe anglo-néerlandais Unilever (). N'étant pas intéressé par la partie chimique - dont PCAS fait partie -, Unilever la revend quelques mois plus tard au géant britannique ICI (Imperial Chemical Industries).

Mais Imperial Chemical Industries s'intéresse uniquement à la partie sanitaire de Stauffer et cède, en 1987, la partie chimie fine - avec PCAS - au groupe néerlandais Akzo. Durant les années 1980, PCAS développe de nouveaux produits pour différents les groupes auxquels il appartient successivement : désherbants, insecticides, produits pour la parfumerie et la photochimie, produits anticorrosion pour l'automobile, production d'organométalliques pour le flaconnage et la coloration du verre

Dans le même temps, l'intégration à des grands groupes internationaux permet de développer la qualité, de renforcer l'organisation et les méthodes et d'ouvrir PCAS à l'international. Au début des années 1990, PCAS emploie et pèse de francs ( d'euros). Le groupe souhaite désormais se développer par croissance externe, mais cette stratégie ne cadre pas avec celle du géant Akzo.

1995-2017 Retour à l'indépendance et développement Sollicité par le management de PCAS, un groupe financier français - Dynaction, créé et dirigé par Christian Moretti et Henri Blanchet - rachète alors l'entreprise à Akzo en 1992. S'ouvre alors une période d'expansion. PCAS entre en bourse en 1995 ce qui lui permet de lever les capitaux nécessaires à son développement. En deux ans, le chiffre d'affaires progresse de 35 % et l'activité du groupe se répartit désormais en quatre domaines : la synthèse pharmaceutique, la parfumerie, la photochimie et la chimie industrielle.

Au fil des ans, PCAS réalise plusieurs investissements et acquisitions comme l'acquisition de Saint-Jean Photochimie (au Québec), la création de Société Béarnaise de Synthèse (dans les Pyrénées-Atlantiques) ou l’acquisition des sites de Limay (Yvelines), Aramon (Gard) ou Turku (Finlande). En , elle rachète à Aventis la société VLG.

À partir des années 2000, PCAS s'adapte à l'externalisation d'une partie de leur R&D par les grandes sociétés pharmaceutiques et s'impose comme un partenaire des sociétés biotechs émergentes. Quelques années plus tard, le groupe crée la coentreprise à Santa Rosa (Californie) et rachète la société Protéus, spécialisée dans la biocatalyse et le développement de biotechnologies innovantes« PCAS détient la totalité de Protéus », Chimie & Pharma Hebdo, 8 octobre 2010.. En , alors qu'elle fête son cinquantième anniversairePCAS, d'histoire - Un demi-siècle d'aventure humaine et industrielle, novembre 2012., PCAS compte près de et neuf sites de production.

Le s’opère la fusion entre PCAS (fille) et Dynaction (mère), la fille absorbant la mère

En , PCAS rachète une usine chimique désaffectée à Porcheville (Yvelines) à proximité du site de Limay pour en faire un site consacré à la Recherche et au Développement. Durant les années 2017 et 2018, toute la R&D du groupe s'y installe.

Juin 2017-2020 Contrôle par Novacap /Seqens Novacap , une entreprise de chimie contrôlée par Eurazeo, lance une OPA en . À l'issue, Novacap contrôle 76 % du groupe..

Le bénéfice de 2017 de PCAS groupe est de 5,8 Millions d'€ en 2017 contre 6,6 Millions d'€ en 2016. Au début de 2018 il est décidé qu'aucun versement de dividende. ne serait effectué : le bilan du premier semestre 2018 montre une perte de 5 millions d'euros pour un gain de 2,7 millions en 2017 à la même période. PCAS indique que sa filiale Enersens perd de l’argent et qu’elle la cède.. Novacap annonce qu'elle adopte Seqens comme marque pour toutes ses activités le communiqué de presse. Les comptes bilan 2018 indiquent une perte de 2.4 Millions d'€, pour un gain de 5.8 Millions d'€ en 2017 pour le groupe PCAS. Comme en 2018, il n'est pas versé de dividende. Les raisons de ce retrait sont des ruptures d’approvisionnements sur un des sites.

En , le PDG Vincent Touraille quitte le groupe.. Le site de Porcheville, anciennement exploité par Covance (site acheté à Sanofi), devient le Sequens Lab.

Impact de la Pandémie de Covid-19 2020 Le président de la république Française Emmanuel Macron et le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, inaugurent le vendredi un nouvel atelier de fabrication Seqens de Villeneuve-la-Garenne (Ex VLG Chem), au cours d'un déplacement dédié à la souveraineté sanitaire et industrielle après la crise du COVID.. Des aides de l’État sont promises à divers sites dans le cadre d'un appel à manifestation d’intérêt (AMI) « France Relance » doté de 120 millions d’euros pour retrouver des capacités de production d'ordre sanitaire. Certains parmi les 31 projets lauréats nationaux, ont pour destination des sites Seqens : Aramon (30), Bourgoin-Jallieu (38), Couterne (61), Limay (78) et le Seqens’Lab de Porcheville (78) pour de 65 millions d’euros d’investissements au total.. 2021- Aujourd'hui -Changements d'actionnaire majoritaire - Finances en déséquilibre En aout 2021, Eurazeo, actionnaire majoritaire de Seqens, propriétaire de PCAS entre en discussions afin de céder sa participation majoritaire à SK Capital, un fonds basé à New York.. À la suite d'un litige avec un client, PCAS annonce un déficit de en 2022 - après un autre de en 2021 - et indique que le retour à l’équilibre ne sera pas atteint en 2023 https://cellar-c2.services.clever-cloud.com/s3.seqens.com/uploads/sites/11/2023/04/PCAS-Communique-de-presse-Chiffre-daffaires-au-31-mars-2023-DEF.pdf

En , face à un effondrement du chiffre d'affaires de l'usine, la fermeture du site de Villeneuve-la-Garenne est envisagé. Cette annonce fait suite à plusieurs années de difficultés financières, et à un premier plan social en 2023.

Données financières D'après l’ensemble des rapports boursiers.

2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 20132014 2015 2016 2017 201820192020 20212022 Chiffre d'affaires en millions € 178.3 185.3 168.4 152.5 158.5 160.4 171.1 164.9166.4179.1192.0218.3206.7200.9194.1187.0226.4 Résultats en millions € 1.22.7 -5.4 -4.4 -4.2 -2.83.0 3.5 2.5 5.96.65.8-2.4-13.7-14.9-40.5-48.8 Endettement en millions €79.070.162.447.047.553.552.547.048.034.748.756.757.966.2133.4172.7228.4 En 2023 le groupe indique que le retour à des résultats positifs est différé.

Capital et actionnariat Liste de principaux actionnaires Nom7-10-201931-12-2020Seqens SASU76,1%76,66%PCAS (autocontrôle)8,18%9.25%Inocap Gestion5,45%3.57%Public - 10.85%Vincent Touraille0,33% - Le , Eurazeo annonce son désir de vendre Seqens (Anciennement Novacap), dont PCAS, le prix de cession est estimé à 2 milliards d'euros. Seqens est propriétaire de 24 sites de production dont PCAS, Chemoxy International Ltd, PCI Synthesis, Uetikon GMBH, Novacyl leader mondial de l’aspirine, de l’acide salicylique et de ses dérivés..

Sites de production Le siège de PCAS est à Lyon, avec une représentation à Massy. Il était situé à Longjumeau jusqu'en 2019, dans l'Essonne (France) où l'on trouvait aussi des laboratoires. En 2018-2019 les activités de recherche sont déplacées à Porcheville, et d'autres relocalisées vers Écully, siège de Seqens. La production et la R&D sont réparties sur neuf sites industriels : six en France et trois à l'étranger (Canada / Québec, États-Unis et Finlande) :

un site est consacré aux biotechnologies : Protéus (Nîmes, Gard, France) ; trois sites - tous certifiés ISO - se consacrent à la chimie de spécialités : Bourgoin-Jallieu (Isère, France), Couterne (Orne, France) et Saint-Jean-sur-Richelieu (Québec, Canada) ; cinq sites - tous certifiés cGMP (normes américaines édictées par la FDA, indispensables pour exporter un principe actif aux États-Unis). - sont consacrés à la chimie fine pharmaceutique : Aramon (Gard, France), Limay (Yvelines, France), Santa Rosa (Californie, États-Unis), Turku (Finlande) et Villeneuve-la-Garenne (Hauts-de-Seine, France).

Le groupe PCAS dispose aussi de filiales commerciales à Francfort (Allemagne), New York (États-Unis) et Shanghai (Chine).

Filiales

Selon le rapport annuel aux actionnaires de l'année 2016 le groupe PCAS est juridiquement constitué de PCAS SA (Sites de Limay, Couterne, Bourgoin Jallieu et Longjumeau) et de différentes filiales, avec des participations allant de 50 % à 100 %. Les principales filiales sont : Protéus (Nîmes, Gard, France, 100 %) : société de biotechnologie qui découvre, met au point, optimise et produit de nouvelles protéines recombinantes et développe des procédés innovants pour des applications en bio-industries pour PCAS ou pour le compte de tiers ;