Lohéac est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne. Lohéac est devenu ces dernières années un haut-lieu du sport automobile en Ille-et-Vilaine.

En 2013, la commune a obtenu le label « Communes du patrimoine rural de Bretagne » pour la richesse de son patrimoine architectural et paysager..

Géographie Communes limitrophes

Cadre géologique vignette|gauche|Carte géologique du Massif armoricain.

La région de Lohéac est localisée dans le domaine centre armoricainCarte des différentes unités litho-structurales de l'ouest du Bassin de Paris et du Massif armoricain, tiré de Michel Ballèvre, « Structure et évolution du Massif armoricain », Géochronique, 105, mars 2008, p. 29-31, dans la partie médiane du Massif armoricain qui est un socle ouest-européen de faible altitude (maximum ), caractérisé par des surfaces d'aplanissement et qui résulte d'une histoire complexe composée de trois orogenèses : icartienne (Paléoprotérozoïque,ca. 2,2-1,8 Ga), cadomienne (Édiacarien 750-540 Ma). et surtout varisque (ou hercynienne, au Dévonien-Carbonifère, 420-300 Ma).. La structure du Massif armoricain résulte de la superposition de l'héritageL'orogenèse cadomienne est marquée au nord du massif par des directions N70 (groupes de direction N 60° à N 85° et quelques autres issus de failles associées). L'orogenèse varisque est la principale responsable de l'architecture de la majeure partie du massif, notamment au travers du Cisaillement Nord-Armoricain et des deux branches du Cisaillement Sud Armoricain de direction N110 (séparant les quatre grands domaines armoricains (Nord-armoricain, Centre-armoricain, Sud-armoricain et le Léon), des groupes de failles N 20° à N 40 °, et des directions N140 à N160, héritées du pré-rifting atlantique avorté du Permo-Trias. Ces groupes de failles façonnent les directions du tracé de nombreux plateaux et côtes. Cf Paul Bessin, « Évolution géomorphologique du Massif armoricain depuis 200 MA : approche Terre-Mer », thèse Sciences de la Terre. Université Rennes 1, 2014, p. 98 ; . de ces deux derniers orogènes..

Lohéac est situé dans un vaste bassin sédimentaire constitué de sédiments détritiques essentiellement silto-gréseux issus de l'érosion de la chaîne cadomienne et accumulés sur plus de d'épaisseur, socle sur lequel repose en discordance des formations paléozoïques sédimentaires.. Le territoire est au nord d'une grande unité sédimentaire qui a été déformée par des plissements au Paléozoïque, le synclinorium de Martigné-FerchaudCarte du Massif armoricain avec les affleurements paléozoïques dans les différents synclinaux, d'après . (« synclinaux du sud de Rennes »).. Dans cette unité synclinoriale du sud rennais proprement dite, à structure appalachienne, la sédimentation paléozoïque débute par la mise en place de matériel détritique de couleur rouge, la formation ordovicienne de Pont-Réan caractérisée notamment par le faciès de Courrouët (bois au Nord de Lohéac). Il s'agit d'un .

Relief

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Eval (petit affluent de rive droite de la Vilaine) et son affluent le ruisseau de la Cour Neuve et le ruisseau d'éval..

L'Éval, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Vilaine à Saint-Malo-de-Phily, après avoir traversé ..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de LohéacLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Noë-Blanche à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Transports Lohéac était une étape sur la route allant de Rennes à Redon (ancienne Route nationale 177 déclassée) dont le tracé, dans le courant du a été modifié afin de contourner le bourg par l'est (actuelle D 3177), avant d'être remplacée par l'actuelle voie expresse (RD 177, axe Rennes-Redon), qui suit un itinéraire voisin, la commune lui étant reliée par un échangeur routier.

Plusieurs autres routes départementales desservent Lohéac :la RD 772 (ancienne Route nationale 772 déclassée), qui vient côté est de Guipry (Guipry-Messac désormais) et va côté ouest vers Maure-de-Bretagne (Val d'Anast désormais), la RD 69 (vers La Chapelle-Bouëxic en direction du nord), la RD 49 (vers Saint-Malo-de-Phily en direction du sud, la RD 50 (vers Lieuron en direction du sud-ouest).

Paysages et habitat Le oaysage agraire traditionnel de Lohéac est le bocage avec un habitat dispersé en écarts formés de quelques hameaux (villages) peu nombreux en raison de la petite superficie communale : Saint-André, Saint-Germain) et fermes isolées. La plupart des maisons anciennes sont en schiste : « Au pays du schiste roi, tous les bâtiments, de l'église à la plupart des maisons, célèbrent le culte de la belle pierre de la région. Lie-de-vin, rose et toutes les nuances de l'ocre rouge font de ces façades un camaïeu chaleureux de nuances horizontales aux gros joints gris beige »..

Des lotissements ont essaimé autour du bourg ancien depuis les Trente Glorieuses, notamment dans les quartiers de Loumette (au nord-est du bourg), Rublard (au sud-est) et Pont Robert (au sud-ouest du bourg).

Des bois se trouvent sur le territoire communal : le Bois au Voyer au nord de la commune est le plus étendu, mais aussi le Bois de la Courneuve à la limite sud du finage communal.

Urbanisme Typologie Au , Lohéac est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (89,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (28,2 %), terres arables (26,4 %), prairies (17,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (14,4 %), zones urbanisées (11,5 %), forêts (2 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Lochiacum au , Loheac en 1092, Lohoiac en 1101, Loheac en 1330.

En gallo, le nom de la commune est Lôya prononcé [lɔja].

La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est LohiegOffice public de la langue bretonne.

Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 8,7 % des toponymes de la commune sont bretonsJean-Yves Le Moing, Les noms de lieux bretons de Haute-Bretagne, Coop Breizh, 1990, p. 369.

Histoire Antiquité Lohéac se trouve sur le tracé de la voie romaine allant de Juliomagus (Angers) à Vorganium (Carhaix) et peut-être même au croisement de celle-ci avec celle de Condate Riedonum (Rennes) à Durétie (Rieux). De plus, un oppidum gallo-romain y exista : Lohéac fut probablement un camp fortifié romain. On y a retrouvé un cercueil, des vases et des monnaies de l’époque romaine ; en 1927 on trouva les restes d'une fontaine, qui selon Paul Banéat remonterait à l'époque gallo-romaine, dans une prairie au Plessis-Anger.

Moyen-Âge

Au début du Moyen-Âge un château fut construit sur l'ancien oppidum gallo-romain ; un prieuré bénédictin et la chapelle Saint-Sauveur construite en 1080 par Judicaël, sire de Lohéac (lequel participa notamment à l'expédition de Guillaume le Conquérant en Angleterre en 1066.), s'installèrent sur une des quatre mottes (buttes artificielles) entourant un étang (disparu), lui aussi creusé de main d'hommes ; une autre portait la motte féodale de la baronnie de Lohéac (des fourches patibulaires d'y trouvaient) ; enfin la dernière motte, connue sous le nom de "motte à Justin", moins élevée, portait un prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Sauveur de Redon. Un aveu de 1494 et la déclaration de la baronnie datée de 1695 confirment que le château de Lohéac avait disparu bien avant 1494 (la forteresse a probablement été détruite au lorsque les Français prirent le contrôle de la région au détriment des Bretons)..

La baronnie de Lohéac s'étendait dans les paroisses de Lohéac, Guipry,Guignen, Guichen, Saint-Senoux, Saint-Malo-de-Phily, Bourg-des-Comptes, Goven, Baulon, Bréal, Maure et Laillé ; elle appartient successivement aux familles de Lohéac , de La Roche-Bernard, de Montfort, de Laval, de Maure, de Rochechouart, de la Motte-Picquet et de Rosnyvinen.. Au , la seigneurie de Lohéac englobe la partie orientale de la forêt de Brécilien, appelée "quartier ou forêt de Lohéac"..

Le château de Lohéac appartenait à la famille de Lohéac, laquelle tomba en quenouille en 1200 en raison du mariage en 1279 de l'héritière Hermine de Lohéac avec Eudon ou Éon II de La Roche-Bernard, celui-ci et ses descendants reprenant le nom et les armes de Lohéac après le décès d'Hermine en 1298. La branche aînée de la famille de Lohéac s'éteignit lors de la bataille d'Auray en 1364 avec la mort d'Eudes III de La Roche-Bernard, dit aussi Éon de Lohéac, sans héritier direct ; la baronnie passa alors aux mains de la famille de Montfort-Laval ; le André de Laval reçut en héritage la baronnie et prit le nom d'André de Lohéac, relevant alors le nom (mais celui-ci n'habita pas à Lohéac).