Noyal-Châtillon-sur-Seiche est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine, en région Bretagne.

Située au sud du bassin rennais, traversée par la Seiche et peuplée de habitants, elle fait partie des 43 communes de Rennes Métropole.

Géographie

Localisation

La commune se trouve au sud de Rennes, sur un surplomb de la Seiche. Le bourg est séparé de celui de Chartres-de-Bretagne par la RN 137/E3.

Le territoire de la commune est traversé du nord au sud par la RD 82 et d'est en ouest par la RD 34 (seconde rocade de Rennes).

Communes limitrophes

Transports

La ville était autrefois desservie par les Tramways d'Ille-et-Vilaine via la ligne de Rennes à Grand-Fougeray, entre 1910 et 1937.

Le centre de Noyal-Châtillon est desservi par les lignes de bus 61, 91 et 161ex.

La zone d'activité de la Janais est desservie par les lignes 59, 63 et 72.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Seiche, l'Ise, le Blosne, le ruisseau d'orson..

La Seiche, affluent rive gauche de la Vilaine, est le principal cours d'eau. L'Ise et l'Orson drainent respectivement le nord et le sud de la commune. L'Orson est un ruisseau qui prend sa source sur la commune. La Seiche constitue une partie de la limite communale entre Noyal-Châtillon-sur-Seiche et Saint-Erblon. L'Orson constitue la limite entre Noyal-Châtillon-sur-Seiche et Chartres-de-Bretagne..

L'Ise, d'une longueur de trente kilomètres, prend sa source dans la commune de Janzé et se jette dans la Seiche sur la commune, après avoir traversé sept communes..

Le Blosne, d'une longueur de dix-neuf kilomètres, prend sa source dans la commune de Domloup et se jette dans la Vilaine au niveau du Rheu, après avoir traversé huit communes..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Noyal-Châtillon-sur-SeicheLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Jacques-de-la-Lande à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Noyal-Châtillon-sur-Seiche est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de RennesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l'agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Rennes, il y a une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (85,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (43,3 %), terres arables (37,1 %), zones urbanisées (8,9 %), prairies (5,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,5 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,6 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Logement Le tableau ci-dessous présente une comparaison de quelques indicateurs chiffrés du logement pour Noyal-Châtillon-sur-Seiche et l'ensemble de l'Ille-et-Vilaine en 2017...

+Le logement à Noyal-Châtillon-sur-Seiche en 2017 Noyal-Châtillon-sur-Seiche Ille-et-Vilaine Parc immobilier total (en nombre d'habitations) Part des résidences principales (en %) 93,4 86,2 Part des résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1,0 6,9 Part des logements vacants (en %) 5,6 6,9 Part des ménages propriétaires de leur logement (en %) 62,5 59,8

Morphologie urbaine

Noyal-Châtillon-sur-Seiche dispose d'un plan local d'urbanisme intercommunal approuvé par délibération du conseil métropolitain du Un Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) pour 43 communes, sur metropole.rennes.fr. Il divise l'espace des 43 communes de Rennes Métropole en zones urbaines, agricoles ou naturelles.

Toponymie

vignette|Extrait de la Tabula ducatus britanniae gallis, où l'on peut lire « Noyal ». Le symbole utilisé signifie (bourgs).

Le nom de la localité est attesté sous les formes Nulliacus en 1050., Noial en 1174, Noyallum super Siccam en 1516..

Noyal est un toponyme d'origine gauloise dérivé de l'étymon nouioialon, désignant une terre nouvellement défrichée. Les lieux nommés Châtillon tirent généralement leur origine d'une fortification du Moyen Âge () : il est probable qu'une ancienne forteresse couronnait la motte sur laquelle est construite l'église Saint-Léonard.

En gallo, Noyal s'écrit Nouyall ou Noyall et Châtillon-sur-Seiche s'écrit Châtiyon (écriture MOGA)Noms de lieudits et de personnes à Rennes (35), Bèrtran Ôbrée et Mathieu Guitton, Chubri, p. 16.. Noyal-Châtillon-sur-Seiche s'écrit Nóyau-Chastilhon..

La forme bretonne proposée par l'Office public de la langue bretonne est ..

Histoire des deux paroisses et communes (avant leur fusion) Noyal-sur-Seiche

vignette|200px|Église Saint-Martin - ancienne église paroissiale de Noyal-sur-Seiche. L'existence de Noyal-sur-Seiche semble remonter au car un seigneur nommé Geoffroy, fils de Salomon, construisit vers 1050 un château dans un lieu nommé Nulliacus et qui paraît être Noyal-sur-Seiche. Ce château qui est peut-être celui de Brécé, ne fut bâti qu'avec l'autorisation de l'abbesse de Saint-Georges dont l'abbaye possédait des terres sur la commune et avait un droit de Tonlieu, c'est-à-dire de prélever une taxe sur le transport des marchandises par bateau.

En 1697 le seigneur protecteur de la paroisse était messire Charles Marie Le Meneust, sire de Bréquigny.

Au se trouvait sur le côté nord du chœur de l'église, la pierre tombale des sieurs de Brécé ; celle des seigneurs de Lancé se voyait sur le côté nord de la nef et celle de ceux du Chênet, vis-à-vis du maître autel. En 1667 fut inhumée Marguerite Gouicquet, fille de Jean Gouicquet seigneur de Lancé.

Le cimetière de Noyal se situait autour de l'église. En 1878 la municipalité s'inquiète de son exiguïté, en raison de la construction des chapelles latérales de l'église. Dix ans plus tard rien n'a changé, un projet en cours depuis 1871 a été à maintes reprises modifié puis abandonné. En 1889, la commune reçoit de la famille de Vaujuas le don providentiel d'un terrain qui permet l'agrandissement du cimetière vers le nord à peu de frais. Les premières inhumations sur le nouveau terrain n'eurent vraisemblablement pas lieu avant 1892, soit plus de 14 ans après le lancement du projet !

Châtillon-sur-Seiche

vignette|200px|Église Saint-Léonard - ancienne église paroissiale de Châtillon-sur-Seiche. L'église Saint-Léonard, de Châtillon dépendait de l'abbaye de Saint-Melaine. Les moines en étaient curés primitifs. En 1158 Josse, évêque de Tours, confirme la donation de l'église de Châtillon aux bénédictins de Saint-Melaine. La paroisse ayant obtenu une certaine prospérité, les moines obtinrent en 1332 de Jean III, duc de Bretagne une foire annuelle à Châtillon-sur-Seiche le (Cette date correspond à celle d'un pèlerinage à Saint-Léonard qui semble avoir remplacé un pèlerinage ancien à une relique de la Vraie Croix). Un peu plus tard, le duc Jean IV accorda à l'abbaye de Saint-Melaine, le , « un marché par chacune sepmaine, au jour de mardy, en leur bourg de Chasteillon-sur-Seiche »..

À cette époque, autour du prospère et animé bourg de Châtillon-Sur-Seiche qui borde l'église Saint-Léonard, on dénombrait 3 manoirs nobles dans la paroisse (la Lande, Lancé et la Josselinais).

La foire du vieux bourg eut lieu plusieurs siècles et prit fin à la Révolution française.

1793 -1794 Pendant la Terreur (révolution française), le vicaire de la paroisse de Châtillon, Julien Gauthier fut caché sur le territoire de la commune par les paysans du lieu. Il disait la messe, baptisait, confessait de nuit et lors d'une de ses sorties nocturnes, il tomba sur une patrouille de soldats révolutionnaires. Arrêté, il s'échappa grâce au chef des soldats qui le laissa partir et ne donna l'ordre de tirer que lorsqu'il se trouva hors de portée.

Trois paysans de Châtillon-sur-Seiche appelés Baratte, Bazin et Logeais cachèrent tour à tour chez eux un prêtre nommé Crosson qu'ils désignaient par le nom de code de « tonton ». Une lettre qui lui était destinée tomba dans les mains d'un partisan du gouvernement, qui le dénonça. Le prêtre fut traîné par les cheveux jusqu'au pré voisin et fusillé.

Les Châtillonnais Baratte, Bazin et Logeais qui le cachaient furent arrêtés, conduits à Rennes pour y être enfermés. Baratte y mourut, la fin de la Terreur sauva les deux autres.

Le prêtre fusillé fut remplacé par un autre qui se cacha dans une excavation sur les bords de la Seiche. L'ayant aussi découvert, les « Bleus » le fusillèrent au lieu-dit les Prés Pruneaux.