Le Pertre est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne, peuplée de Population municipale , légale en . (les Pertrais).

Géographie vignette|gauche|Carte de la commune du Pertre (OpenStreetMap). Cette paroisse des marches de Bretagne est créée par essartage de la forêt-frontière, dite « Forêt du Pertre », qui séparait la Bretagne du Bas-Maine. C'est dans cette forêt qu'aimait flâner la marquise de Sévigné. C'est la commune qui est la plus orientale du département d'Ille-et-Vilaine et de la région Bretagne.

Communes limitrophes

Description Le Pertre est limitrophe du département de la Mayenne (communes de La Gravelle, Saint-Cyr-le-Gravelais, Beaulieu-sur-Oudon, Méral et Cuillé) situé juste à l'est et au sud de la commune. Le bourg est excentré à l'est du finage communal, l'agglomération se continuant même dans le département voisin de la Mayenne (quartier de la Gasnerie, en Saint-Cyr-le-Gravelais) ; la commune se caractérise par ailleurs par un paysage de bocage avec un habitat dispersé en de nombreux écarts formés de hameaux et fermes isolées.

La Forêt du Pertre occupe toute la partie nord de la commune, ses limites débordant très légèrement seulement sur les communes voisines de Bréal-sous-Vitré, Mondevert et d'Argentré-du-Plessis.

Quelques lotissements se sont développés aux alentours du bourg, mais la commune reste par ailleurs préservée de la rurbanisation en raison de son éloignement des grands centres urbains, en dépit du dynamisme du pays vitréen auquel elle appartient. Elle ad'ailleurs connu une remarquable stagnation démographique, et même un léger déclin, tout au long du et des deux premières décennies du , restant même presque deux fois moins peuplée qu'en 1793, date du premier recensement effectué en France.

Relief et hydrographie

La commune forme un plateau s'élevant à au maximum (altitude rencontrée à plusieurs reprises le long de la route départementale à proximité des lieux-dits Les Quatre Croix, la Besnerie et la Basse Plesse), qui s'abaisse doucement vers le nord (jusque vers à l'ouest-nord-ouest du finage communal, à la limite de la commune d'Argentré-du-Plessis, et 130 mètres au nord, à la limite de celle de Mondevert et davantage vers le sud (l'altitude la plus basse est de 67 mètres à l'extrême sud-ouest du territoire communal, à la limite des communes de Cuillé et Brielles, à la confluence des vallées de la Seiche et de son affluent de rive droite le ruisseau de la Crossonière.

Le réseau hydrographique correspond au bassin de réception de la Seiche, affluent de la Vilaine, qui naît à l'ouest du bourg du Pertre, dans un petit étang près du lieu-dit de L'Epine Houget, à , de même que ses premiers affluents de rive droite, le ruisseau de la Beaudonnière, le ruisseau du Pont au Moine et le ruisseau de la Crossonnière, ce dernier servant de limite communale avec la commune voisine de Brielles ; ils coulent vers le sud-ouest.. Au nord du bourg le ruisseau de Housseau, dont la source se trouve près du lieu-dit la Besnerie, qui coule vers l'est, est un affluent de l'Oudon est un affluent de la Mayenne, ce qui montre que la limite communale, départementale et provinciale ne coïncide pas tout à fait avec la ligne de partage des eaux entre les bassins de la Vilaine et de la Mayenne. Plus au nord encore, dans la forêt du Pertre, deux cours d'eau, le ruisseau de Lingan (dit aussi ruisseau des Sept Fontaines) et le ruisseau du Moulin du Bois, qui coulent vers l'ouest, se rejoignent sur le territoire de la commune d'Argentré-du-Plessis pour former l'étang du Moulin aux Moines dont l'émissaire est le ruisseau du Hill, lui-même affluent de la Valière et sous-affluent de la Vilaine ; un troisième cours d'eau, le ruisseau de Rouen (qui alimente l'étang du Moulin du Bois situé en pleine forêt), coule vers le nord-ouest et est lui aussi un sous-affluent de la Valière.

Plusieurs étangs se trouvent sur le territoire communal, notamment l'étang du Pertre (plan d'eau communal), situé à proximité immédiate du bourg, l'étang en amont de la Mauxonnière (situé sur la Seiche, à la limite sud de la commune) et ceux situés dans la forêt du Pertre, le plus important étant l'étang du Moulin du Bois.

Géologie

Un massif granulitique porphyroïde affleure tout autour du PertreF. Kerforne et Y. Milon, Observations faites sur le tremblement de terre de la Mayenne du 10 janvier 1921, Société géologique et minéralogique de Bretagne, "Bulletin de la Société géologique et minéralogique de Bretagne", 1921, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9691007z/f42.image.r=Pertre?rk=150215;2, exploité en carrières. Ce gisement contient par endroits de la fluorine cristallisée accompagnée de tourmaline incoloreT. Bézier, Sur l'existence de la fluorine cristallisée .., "Bulletin de la Société scientifique et médicale de l'Ouest", 1908, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6565325g/f93.image.r=Pertre?rk=2188852;0.

Transports

Le territoire communal est traversé sans être desservi par deux axes de transport modernes : la branche vers Rennes de la LGV Bretagne-Pays de la Loire traverse sa partie sud et la voie express RN 157 écorne très légèrement son extrême nord (mais la commune n'est pas reliée directement à l'échangeur autoroutier de La Gravelle où se termine l'A81).

La commune n'est desservie que par de modestes routes départementales : la D 29, qui vient de Vitré, après avoir traversé Erbrée et Mondevert, et la D33 en provenance de Rennes depuis Châteaubourg via Argentré-du-Plessis.

Le GRP "Tour des Marches de Bretagne" traverse la partie nord de la commune, longeant notamment la partie orientale de la forêt du Pertre, son tracé reprenant alors une partie du tracé de l'ancien Chemin de Cocaigne.

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par la Seiche, la Crossonnière, le Geslin, le ruisseau de la Maison neuve, le Salé, le Lattay, le ruisseau de la Beaudonnière, le ruisseau de la Lézerie et le ruisseau du Pont au moine..

La Seiche, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Vilaine à Bruz, après avoir traversé ..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique du PertreLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : l'étang du Moulin du Bois ()..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cossé-le-Vivien à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Le Pertre est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Vitré, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (67 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (34,6 %), forêts (32,2 %), prairies (17,8 %), terres arables (13,7 %), zones urbanisées (1,7 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Attestations anciennes Au , la localité est attestée sous la forme PertumSite de KerOfis : base de données du service Patrimoine linguistique de l'Office public . Au siècle suivant, on trouve Pertrum. En 1516, on a reporté Ecclesia de Pertra et Ecclesia de Pertro..

Étymologie

Les diverses explications étymologiques relayées par certains sites internet, basées sur le nom de la pierre, *petra en latin, ne font pas sens. Elles ne sont justifiées ni par les formes anciennes, ni par la phonétique. En effet, le radical de Pertre tel qu'il apparaît dans les formes anciennes et la forme moderne est Pert- et non pas Pet-. Enfin, pierre est issu du latin peĭtra « roche, roc »Site du CNRTL : étymologie de pierre . (cf. occitan peira, francisé en Peyre dans les noms de famille et les toponymes). Le [t] de peĭtra a régulièrement subi la lénition de [t] en [d], (d'où pedra dans les plus anciens textes) avant de s'amuïr complètement, d'où pierre.

Albert Dauzat et Ernest Nègre n'ont pas traité ce toponyme dans leurs ouvrages respectifs consacrés à la toponymie française.Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de noms de lieux, 4 volumes, Genève : Droz, 1990-1998, ce qui signifie sans doute qu'ils en ignorent l'origine, car ils ne disposaient pas de formes anciennes ou de formes trop récentes.

Par ailleurs, les spécialistes identifient un radical Pert- dans la toponymie, comme dans Peltre (Moselle, Perta 1192) et Perthes (Aube, Pertha 856), cependant son origine et sa signification exacte sont obscurs. Dans Le Pertre, le second [r] ne semble pas étymologique et resulte sans doute d'une altération que l'on constate également, de manière définitive, dans Peltre (< *Pertre < Perta) ci-dessus et, de manière transitoire, dans le nom commun pertuis « trou, petite ouverture, étranglement d'un fleuve, etc. », attesté sous la forme pertrus au Site du CNRTL : étymologie de pertuis.