Plélan-le-Grand (Plelann-Vras en breton) est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne.
La commune fait partie du réseau national Village étape depuis 2014.
Géographie Situation vignette|gauche|Carte de Plélan-le-Grand et des communes avoisinantes. Plélan-le-Grand, à la limite ouest du département d'Ille-et-Vilaine et limitrophe du Morbihan, se situe en bordure est de la forêt de Paimpont, dite de Brocéliande, sur la quatre-voies de Rennes à Lorient. Elle est à équidistance de l'Atlantique et de la Manche, soit environ .
Vaste de hectares, le finage communal est limité à l'est par la commune de Treffendel, au nord par la vallée du Serein (qui sert de limite avec Saint-Péran), au sud-est par les Bois de Maxent et de la Chèze (commune de Maxent), au sud-ouest par la rivière de l'Aff (département du Morbihan), à l'ouest par la Forêt de Paimpont.
Communes limitrophes
Géologie et relief Le sous-sol est composé principalement de grès armoricain. Des filons de schistes et poudingues pourprés de Montfort traversent la commune au nord (Trécouët), à l'est et au sud.
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Loire-Bretagne. Elle est drainée par l'Aff, le Canut, la Chèze, le Serein, le ruisseau de la Moutte, le ruisseau du Pas du houx, le ruisseau de Franquemont et le ruisseau de l'Étang des glyorelsle ruisseau de Travouillet et un autre petit cours d'eau..
L'Aff, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Paimpont et se jette dans l'Oust à Saint-Vincent-sur-Oust, après avoir traversé ..
Le Canut, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans la Vilaine à Saint-Senoux, après avoir traversé ..
La Chèze, d'une longueur de , prend sa source dans la commune et se jette dans le Meu au niveau du Verger, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques de la Chèze sont données par la station hydrologique située dans la commune. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:06 TU à partir des 404 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/01/1990 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le ..
Le Serein, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Paimpont et se jette dans le Meu à Talensac, après avoir traversé ..
Six plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de la Chèze (), l'étang de Trécouët, d'une superficie totale de ( sur la commune), l'étang de Trégu (), l'étang des Forges, d'une superficie totale de ( sur la commune), l'étang des Glyorels, d'une superficie totale de ( sur la commune) et l'étang du Perray, d'une superficie totale de ( sur la commune)..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique.. Parallèlement l'observatoire de l'environnement en Bretagne publie en 2020 un zonage climatique de la région Bretagne, s'appuyant sur des données de Météo-France de 2009. La commune est, selon ce zonage, dans la zone « Littoral doux », exposée à un climat venté avec des étés cléments.. Elle est en outre dans la zone H2a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Ploërmel à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Transports
BreizhGo 500 : Rennes - Paimpont. BreizhGo 612 : Plélan-Le-Grand - Guer - Redon (desservi par le département du Morbihan)
Paysages et habitat La commune a un habitat rural dispersé en de nombreux écarts formés de hameaux (« villages ») et fermes isolées. Elle présentait avant le remembrement effectué après la Seconde Guerre mondiale un paysage de bocage qui a disparu.
Urbanisme Typologie Au , Plélan-le-Grand est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Plélan-le-GrandUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rennes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (83,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (38,9 %), terres arables (35,9 %), forêts (10,8 %), prairies (9,1 %), zones urbanisées (4,4 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,4 %).. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Toponymie La localité est attestée sous les formes anciennes Pluilan vicaria en 834, Vicaria Pluilan en 843., Ploelan en 862, Plebs Lan et Plebe Lann en 863, Plebs Lan en 866, Plebelan en 866, Plebe Laan en 869, Ploilan en 871 et en 1122Cartulaire de l'abbaye de Saint-Melaine.., Plelan en 1187, en 1144, Plelann en 1333, Plelan en 1394 et en 1467, Lerguedplelan en 1630, Ploelan en 1636, Plelan en 1718 et en 1739, Plelan le grand en 1760 et Plelan le Grand en 1771.
Depuis 1920 la commune est appelée Plélan-le-Grand. Le complément « le grand » permet de la distinguer de Plélan-le-Petit.. Cette graphie apparaît cependant en 1760, d'après le relevé des formes anciennes ci-dessus.
Le toponyme Plelan est basé sur les mots de langue bretonne « paroisse » et « ermitage ». Il signifie « paroisse de l'ermitage »..
En breton, la forme actuelle est , d'après les attestations du nom dans la production écrite en langue bretonne ces dernières décennies depuis 1979..
La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est également .
Dans une étude publiée en 1990, Jean-Yves Le Moing indique que 10,9 % des toponymes de la commune sont de langue bretonne..
Une prononciation locale du toponyme a été rapportée par Henri-François Buffet sous la forme « Pyeulan » en 1954., qu'Erwan Vallerie présente comme forme gallèse en 1995.. D'après une documentation écrite et orale, l'association Chubri restitue les prononciations , , et , qu'elle transcrit respectivement sous les formes Pielan, Piélan, Plelan et Plélan, suivant l'écriture dite « MOGA » élaborée en 2007..
Histoire
Préhistoire et Antiquité
Un trésor ( une cachette de fondeur) composé d'objets divers datant de l'âge du bronze a été trouvé en et acquis par Paul du Châtellier ; il se trouve désormais au musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye.. Une épée en schiste, datant également de l'Âge du bronze, a été trouvée en 1989 à la Costardais.. Un morceau de bracelet en bronze a aussi été trouvé en 2014 sur le site de l'ancien manoir disparu de Bernohen, lequel datait du Moyen-Âge..
Moyen Âge Au moment de la pénétration du christianisme en Bretagne intérieure, Judicaël (roi en 610), l'un des disciples du grand évangélisateur saint Méen, aurait choisi comme résidence favorite le château du Gué de Plélan. Plus tard, au , le roi Salomon aurait établi le chef-lieu de son domaine royal dans ce même château (des restes d'une motte féodale subsistent.). Néanmoins, les fouilles archéologiques tendent à infirmer cette interprétation.. Salomon donna aux moines de l'abbaye Saint-Melaine de Rennes l'oratoire bâti dans le parc du château du Gué ; ces religieux construisirent près de là un monastère et une église qui furent à l'origine de la paroisse de Plélan, qui incluait aussi les futures paroisses de Treffendel (qui devint une trève en 1574), Maxent (qui devint rapidement une paroisse indépendante) et Le Thélin, citée dès 823 dans le « cartulaire de Redon ».
Plélan, étymologiquement « Plou-lan » signifie la « paroisse du domaine », lan étant l'équivalent du latin villa, désignant dans l'onomastique breton sol, terre ou domaine. Le nom du lieux viendrait plutôt du fait que ces terres constituaient une réserve de chasse et de pêche bénéficiant du statut particulier garanti par le droit de la forêt et qui dépendait directement du pouvoir public, en l'occurrence du roi Salomon qui y occupait une résidence avec son épouse. En 866, il donnait cet endroit aux moines de Redon qui s'y réfugiaient pendant les incursions normandes.
Plélan est une ancienne châtellenie du domaine royal de Poutrocoët, (« le pays à travers les bois »), et devient une partie de la baronnie de Lohéac au .
Le château du Gué existait encore au . L'agglomération qui s'était construite autour, conserva pendant des siècles un caractère tout particulier. La haute justice de Plélan y fut exercée jusqu'à la Révolution ; les foires et marchés du samedi, fondés par le roi Salomon, s'y tinrent très longtemps.
Au , Plélan appartient à la famille de Lohéac puis au à la puissante famille de Laval et en 1784, avait pour seigneur Louis-François de Montigny.
La paroisse de Plélan appartint depuis une date inconnue (vers le milieu du Moyen Âge) aux moines bénédictins de l'abbaye Saint-Melaine de Rennes qui y fondirent un prieuré qui fut vendu, ainsi que ses possessions, en 1590 à Jean d'Erbrée, seigneur de la Chèze..
Temps modernes Plélan devint une seigneurie au . Il y avait plusieurs fiefs dans la seigneurie de Plélan, dont celui des Brieux, berceau d'une noble famille. L'un des membres de cette famille, Guillaume des Brieux, figurait parmi les cavaliers de la Compagnie du Connétable Du Guesclin (un « connétable est un grand officier de la Couronne et commandant suprême des armées royales).